samedi 29 août 2009

3 boulevard Mermoz Rennes



Illusoire dénouement au 3 bd Mermoz

Le Collectif DAL 35 avait lancé un ultimatum par voie de presse pour annoncer son intention de passer à une phase d'occupation permanente concernant le 3 bd Mermoz, si au soir du jeudi 27 août, une solution d'hébergement n'était toujours pas proposée aux 7 demandeurs d'asiles encore sur place.
Car, malgré les engagements municipaux et préfectoraux obtenus lors d'une première proposition de résolution de crise, le vendredi 21 août, aucune solution de logement ne leur avait été concrètement soumise depuis cette date.

Ceci impliquait de fait la continuité d'une occupation jugée illégale, bien que depuis six jours le DAL 35 avait annoncé être techniquement en mesure de quitter les lieux selon un engagement lié au fait que la maison devait être attribuée à une famille en urgence. La municipalité nous demandait d'attendre.
Au douzième jour de l'occupation, l'ultimatum ayant probablement été en partie décisif, ce jeudi 27 août 2009 en fin d'après-midi sur les lieux mêmes de l'occupation, Marie-Anne Chapdelaine,, adjointe du Maire à la ville de Rennes, accompagnée de M. Micaël Fischer élu de permanence, nous ont donc enfin fait la proposition suivante.

Constatant le refus de la préfecture à satisfaire le bon sens et les droits des dîtes personnes à être logées et devant la détermination du collectif DAL 35 à obtenir satisfaction pour ses légitimes revendications, la Mairie de Rennes, a pris la décision d'accorder des nuits d'hôtel, sur son propre budget, bien que ceci n'entre pas dans le champ de ses attributions, dans l'unique souci de récupérer un logement social et de le voir occupé le plus rapidement possible par une famille en grande difficulté, tel que convenu préalablement avec celle-ci.

Nous remercions avant tout la Municipalité Rennaise et ses intervenants pour sa médiation, sa patience et sa volonté d'aboutir à une solution honorable pour chacun.

Cependant les nuitées gracieusement offertes à titre humanitaire sont limitées en nombre de jours, variables selon les individus et n'offrent qu'un répit provisoire, permettant seulement d'atteindre la date de leur prochaine convocation en préfecture. Elles ne vont jamais au delà du 7 septembre. Elles ne donnent aucune garantie pour une famille avec une fillette d'avoir un toit jusqu'à la fin de la semaine présente ou pour un célibataire, dûment identifié comme gravement malade, une chambre au-delà de dimanche prochain.
Les solutions proposées, limitées dans le temps, offertes à un nombre de personnes restreint, devons-nous le rappeler, ne sont qu'une illusion de règlement de conflit car elles ne font que déplacer un problème crucial de quelques jours pour quelques individus mis en lumière quand une prise en compte globale et politique, du droit au logement pour tous et en tout temps, devrait être mis en exergue par cette même municipalité et ses alliés.
Hélas, nous n'avons pu contraindre la ville de Rennes à réclamer auprès du Préfet une ou plusieurs réquisitions pour faire face à l'incurie gouvernementale consistant à jeter sciemment un nombre croissant de personnes à la rue.
Nous prenons acte des supposées affirmations déclarant que tout début de prise en charge par les autorités compétentes, aussi court soit-il, mène par la suite à une prise en charge définitive et ne peut être refusé.

Nous resterons vigilants quant au suivi des personnes que nous avons accompagnées. Aucune d’entre elles ne doit se retrouver une nouvelle fois sans hébergement.

Durant ces jours d’occupation notre registre de personnes à la rue s’est considérablement élargi.

Dans un souci d’apaisement nous n’avons pas pu inclure ces personnes dans les négociations présentes. Nous accordons, malgré nous, un répit de courte durée aux autorités municipales et préfectorales pour mettre à niveau et en rapport avec la réalité leurs moyens d’interventions.

Nous quittons les lieux occupés et promettons d’autres mobilisations.
Nous appelons donc la préfecture à augmenter significativement son dispositif d’accueil immédiatement. Dès le dépôt et durant tout le temps d’instruction d’un dossier de demande d’asile les personnes doivent être dignement logées.

Pour celles qui n’entreraient pas dans le dispositif précédent, la municipalité Rennaise et Rennes Métropole se doivent de leur apporter aide et secours instantanément.

Et d’exercer une pression politique et médiatique pour infléchir significativement une politique d’exclusion qu’elles disent largement réprouver.

Cette occupation organisée par le collectif DAL 35, de part les promesses de solution apportées et les moyens de mise en œuvre obtenus, démontre l’utilité et la nécessité des luttes citoyennes.

A bientôt.

mercredi 26 août 2009

3 boulevard Mermoz Rennes

Improbable situation au 3 bd Mermoz

Vendredi dernier, Catherine Debroise, élue de permanence à la ville de Rennes, nous indique par téléphone les propositions de la préfecture.

Ces propositions devaient à terme régler la situation des 18 personnes présentes sur les lieux de l'occupation. Il était impératif de répondre rapidement et positivement sous peine de voir les dites propositions ne plus être valables ou renouvelées.

Même si celles-ci semblaient incomplètes et non pérennes pour certains des occupants, le DAL 35, dans un souci de modération, en avait accepté le principe et deux heures plus tard indiquait son accord pour immédiatement quitter les lieux si on voulait bien lui dire où devaient se rendre les 7 personnes restantes pour lesquelles n’étaient pas mentionnées les affectations.

A en croire Catherine Debroise, tant que les personnes à qui on avait nommément attribué un hôtel s'y trouvaient, rien ne pressait.

Lundi nous devions avoir une réponse et il nous a semblé comprendre que d'ici là nous pouvions rester sur place.

Dès 8:30 H, le lundi matin nous avons envoyé un mail à l'élue de référence, Marie-Anne Chapdelaine, rappelant les noms et situations des personnes et notre attente d'une direction où les voir se diriger.
A savoir :
1. deux couples ayant le récépissé de dépôt de demande d'asile pour lesquels il ne fait aucun doute pour personne, pas même pour la préfecture, qu'elles sont en droit d'obtenir un logement instantanément.
2. Un homme célibataire dont on nous avait annoncé sa prise en charge par Rennes Métropole.
3. Et un dernier couple venant tout juste d'arriver en France dont on ne sait s'ils sont considérés comme primo-arrivants ou Dublin 2 par les services préfectoraux mais dont la femme enceinte de 6 mois justifie une prise en charge humanitaire et sanitaire immédiate.

Ce mercredi, 26 août 2009, onzième jour d'occupation, nous attendons toujours que les services concernés veuillent bien nous indiquer où doivent se rendre ces 7 personnes.

L'annonce de l’urgence à quitter les lieux, comme celle de nous rendre responsables d'un retard quelconque pour l'attribution de ce logement à une famille nous apparaît donc totalement exagérée. Une tentative de culpabilisation sans fondement.

En effet, 5 jours après avoir fait des propositions, les autorités compétentes s'avèrent incapables de les appliquer ( trouver 4 logements pour 7 demandeurs d'asile ).

Cela démontre, pour cette catégorie de personnes, la contradiction entre les discours officiels tentant de nier cette évidence et la réalité du terrain.

De plus, quand la ville de Rennes prétend ne pas avoir un seul autre logement en réserve à proposer à cette famille en attente d'être logée au 3 bd Mermoz et de tout temps communique sur son aptitude à solutionner rapidement tous les cas d'absence d'hébergement entrant dans ses compétences, il y a là contradiction évidente.

Nous avons accepté une négociation portant sur un nombre restreint de personnes, bien que nos revendications réclament une prise en compte globale et politique du droit au logement pour tous, tant du côté préfectoral que municipal.

Nous l'avons fait uniquement dans l'intérêt des personnes que nous accompagnons, depuis plusieurs semaines pour certaines.

Cependant nous continuons à vouloir voir mettre en place les réquisitions demandées car aujourd'hui encore des familles avec enfants sont priées, par les service de l'État, de dormir dans la rue.

Nous n'acceptons pas de rejeter à la rue le moindre résident du 3 bd Mermoz, pas plus que de devoir nous mobiliser uniquement pour 7 personnes et attendre indéfiniment le bon vouloir des autorités. Nous pourrions en accueillir d'autres sous ce même toit.

Pour cette première action le DAL 35 souhaitait faire preuve de pragmatisme et respecter les engagements pris. Nos interlocuteurs semblent avoir décidé qu'il en soit autrement.

Nous demandons une résolution du conflit dans la journée. Sinon nous devrons considérer que l'occupation à long terme de Mermoz est une situation acceptée et approuvée par les autorités.

Sachant que nous avons déjà prouvé son utilité puis sa nécessité.

lundi 24 août 2009

Réponse à Marie-Anne Chapdelaine

Réponse à Marie-Anne Chapdelaine

 Nous prenons acte de la réception de votre mail du 21 Août 2009.

Toutefois nous estimons nécessaire de clarifier certains points.

1) Depuis le début de cette occupation nous avons clairement annoncé notre intention de ne nuire à personne mais de loger des sans abris. Ce logement était vide depuis plusieurs semaines. L'argumentation de l'urgence nous semble un peu grossière.

2) Comme nous vous l'avions indiqué le 09 juillet, rappelé jeudi lors de notre réunion, les propositions faites à cette date étaient inacceptables. Il s'agissait d'une proposition éclatant un groupe constitué et solidaire, en trois points différents, à plus de 30 kms de Rennes, dans des campings, ce qui ne constitue pas un logement comme évoqué dans les textes de loi mais un situation de mal-logement. Cet éloignement géographique réduisait ou interdisait l'accès aux services caritatifs, administratifs ou médicaux, du fait de l'absence ou de la non gratuité des transports. De plus cet hébergement était temporaire et devait cesser au 31 juillet, sans qu'aucune piste de réflexion ne soit proposée pour la suite. Nous estimons par ailleurs que la mairie de Rennes ne devrait pas dans une médiation relayer des dispositions préfectorales inapplicables et provocatrices ou du moins s'en prévaloir.

3) Nous vous avons interpellé, élus rennais et de Rennes Métropole depuis plus d'un mois, sans jamais avoir obtenu la moindre proposition de règlement de crise, ni proposition de rendez-vous. Entre le 9 juillet et le 15 Août, malgré vos déclarations, techniquement et pratiquement, il ne s'est strictement rien passé d'autre qu'une attente insupportable pour les uns, et calculée pour les autres.

4) Les déclarations et les exemples cités concernant votre volet social n'ont jamais été mis en doute. Cependant cela ne répond nullement à notre interpellation concernant le logement des demandeurs d'asile ou déboutés, sans solution d'hébergement qui hantent les rues de Rennes Métropole la nuit.

5) Vous voir réaffirmer que la Ville de Rennes, ne se substituera pas aux procédures qui sont du ressort exclusif de L'État, nous inquiète profondément.

6) Ne pas vous voir réclamer, comme nous vous le suggérons ardemment, une ou plusieurs réquisitions auprès du Préfet, par opposition à vos déclarations, demeure hautement incompréhensible.

7) Ces deux derniers points induisent d'admettre comme une fatalité qu'une partie de la population rennaise puisse être sans droits, durablement ou définitivement. Qu'il y aura encore et toujours dans cette agglomération et par tout temps, des sans abris.

8) Vous nous conseillez de nous rapprocher des services de la préfecture. Nous l'avons fait amplement mais toujours en vain. Par ailleurs il semble que la Préfecture vous ait désigné elle-même comme médiateur et que vous avez accepté de jouer ce rôle. Ceci confirme que la mairie de Rennes est un acteur indispensable et le seul à pouvoir infléchir des décisions préfectorales.

9) Nous ne l'oublierons pas.

Mairie Le Rheu

Le Rheu,
 le 14 août 2009
Direction Générale des Services
Affaire suivie par : Bernard Biancotto

Objet : Situations des 12 mongols

Monsieur,

J'ai bien reçu votre mail du 05 août par lequel vous m'alertez sur la situation des 12 mongols en attente de l'examen de leur demande d'asile et qui campent, avec l'accord de mon collègue Maire de Chevaigné, sur un terrain municipal qu'ils ne pourront plus occuper après le 15 août.

Vous sollicitez, dans un esprit de solitarité, d'entraide et d'humanisme, chaque commune de Rennes Métropole pour trouver, au delà de cette date butoir, une solution d'hébergement pérenne, d'autant que 2 des femmes du groupe sont enceintes.

Bien entendu, je ne peux rester insensible à la situation de ces personnes. Je tiens à vous préciser que dans le passé, ma commune a mis en place des actions dans le domaine de l'hébergement d'urgence : ouverture de lieux d'accueil il y a quelques années pour la cinquantaine de réfugiés qui se trouvaient à l'hôtel Formule 1, mise à disposition 3 années consécutives d'une propriété communale dans le cadre des plans "grand froid ".... Nous disposons également d'un terrain d'accueil des gens du voyage, fermé jusqu'au 26 août mais qui nécessite la détention d'une caravane. Ce terrain est, la plupart du temps, complet et réservé aux gens du voyage par principe, étant donné le nombre de places relativement limité dont ils disposent par ailleurs, par rapport à la demande.
Malheureusement, je n'ai donc, sur le territoire de ma commune et à l'heure actuelle, aucun mode d'hébergement décent à mettre à votre disposition pour y acceuillir ces expatriés.

Tout en soulignant que le problème posé relève de la responsabilité de l'Etat, je vous précise que je ne manquerai pas de revenir vers vous dans les meilleurs délais s'il apparaissait qu'une solution d'accueil puisse être mise en oeuvre sur le territoire de ma commune.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Le Maire Conseiller Général Jean -luc CHENUT

Mairie de Corps-nuds

CORPS-NUDS,

 le 11 août 2009

Monsieur le Maire De CORPS-NUDS

A Monsieur le Président DAL 35

Objet : Demandeurs d’asile

Nos réf. : AP/GR

Monsieur le Président, J’ai pris connaissance de votre demande. Je partage vos préoccupations quant au devenir de ces demandeurs d’asile. Cependant, la commune de Corps-Nuds ne dispose pas de « local viable » sur son territoire. Nous sommes une commune de 3 000 habitants. A notre mesure, et selon nos moyens, nous nous engageons chaque année dans des actions solidaires. Cordialement.

Monsieur le Maire Alain PRIGENT

dimanche 23 août 2009

3 boulevard Mermoz Rennes

Dimanche 23 Août 2009 L'occupation du 3bd Mermoz, levée partiellement. .

Le jeudi 20 août, 4 membres du DAL 35 rencontrent l'élue de permanence de la ville de Rennes, Madame Catherine Débroise, accompagnée de Marie-Anne Chapdelaine, autre élue mandatée pour gérer ce type de situation et de conflit, dans une salle municipale, pour une réunion qui se voulait avant tout technique.

Concrètement, d'un point de vue municipal, désamorcer la crise, tenter de régler la situation en étudiant chaque cas individuellement, sans entrer dans les problèmes de fond.

En écartant d'emblée de dénoncer l'insuffisance d'hébergement pour les demandeurs d'asile ou autres et la non application des chartes humanitaires.

Attitude qui consiste uniquement à admettre et à appliquer les critères préfectoraux comme socle de base à toute réflexion, c'est-à-dire de ne reconnaître pour éligibles au logement,que les seuls demandeurs d'asile certifiés (primo-arrivants en France alors que les autres avaient transité et avaient été enregistrés dans un autre pays de l'espace européen: accord Dublin II).

Certes la municipalité rennaise s'essayera à mettre un gant de velours sur cette main de fer. La situation de chaque personne est présentée mais la résolution des problèmes semble loin d'être acquise.

Or, vendredi soir, 21 Août 2009, Madame Catherine Débroise, à 18: 30 h, nous dictait par téléphone, les propositions de la préfecture, concernant les 18 personnes sans logement pour lesquelles le DAL 35 se mobilisait depuis le 15 août, en occupant une maison au 3 rue Mermoz.

Une décision devait être prise immédiatement par ces personnes, accepter ou non les nuîtées.

1) La famille P, 4 personnes (dont deux adolescents) a, par la force des choses, reçu ce vendredi 21/08, en préfecture, sa réadmission en Tchéquie. Elle a été notifiée en l'absence d'interprète mais refuser de signer, c'était perdre toute capacité de recours, ceux-ci n'étant d'ailleurs pas suspensifs. La famille P ne s'est rien vu proposer.Elle n'est qu'expulsable

2) La famille D ( 4 personnes, une femme enceinte de 6 mois, ses deux frères dont l'un accompagné de sa femme) qui avait il y a une semaine obtenu un report de trois semaines pour se voir remettre une décision de réadmission, en raison de l'absence d'un interprète. Le fait qu'une des femmes ait une grossesse à risques et que l'autre ne soit pas dûment identifiée comme Dublin II ne semble pas infléchir la volonté préfectorale de les voir rapidement expulsés en Tchéquie malgré nos demandes. Toutefois, elle se voit logée dans un hôtel de Chantepie jusqu'au 28/08, bien que leur prochaine et définitive convocation soit prévue le 07/09.

3) La famille P, géorgienne, un couple avec une enfant de 6 ans, considérée comme Dublin II, récemment arrivé en France, se voit attribuer des nuits d'hôtel jusqu'au 28 août. Ces décisions qui attribuent de fait des logements aux demandeurs d'asile Dubiln II, tranchent singulièrement avec la rhétorique habituelle, supposant un droit à l'hébergement uniquement à partir de l'obtention officielle du récépissé préfectoral de demandeur d'asile certifié. Ces décisions nous confortent dans notre lutte. Obtenir une dose d'humanité dans une négociation avec la Préfecture légitimise notre revendication, un logement pour tous. La préfecture peut admettre ainsi un droit à un hébergement pour tous.

4) sinon, pour D, géorgien également mais célibataire, sans statut depuis plus plus d'un an, pour raison médicale se voit pris en charge par un dispositif particulier en dehors des dispositifs préfectoraux. C'est une question de quelques jours.

5) Comme initialement prévu, un autre couple mongol, les B, arrivé en France mi-juin devrait obtenir une place en CADA en région parisienne. cela devra se concrétiser mardi.

 6) IL reste Le couple du Daghestan, arrivé mardi au 3 boulevard Mermoz , la femme est enceinte au-delà de 6 mois.

7) Les deux dernières personnes de Mongolie arrivées au 3 boulevard Mermoz.

Vers 20:00 H, après avoir annoncé, traduit, expliqué aux personnes concernées les propositions des autorités, et obtenu patiemment des 7 groupes familiaux en notre présence, une réponse individuelle, le collectif DAL 35, par téléphone, annonçait à Catherine Debroise, l'élue de permanence, avoir accepté le règlement du conflit sur les bases des propositions avancées.

En conséquence restaient sur les lieux de l'occupation, du 3 rue Mermoz, uniquement les trois couples dont la Préfecture n'avait pas encore indiqué et appliqué une orientation transitoire ou définitive. L'élue nous demandait de patienter d'ici lundi sur le lieu de l'occupation.

Notre souhait de lever l'occupation et de quitter immédiatement les lieux ne pouvait pas se réaliser du seul fait du retard des administrations impliquées dans la négociation.

 Le DAL 35, une nouvelle fois, respecte ses engagements

samedi 22 août 2009

Lettre de la Mairie de Rennes au DAL 35

le 21 Août 2009 

Marie-Anne Chapdelaine Rennes,
Adjointe au Maire
Déléguée à l'égalité des droits et à la laïcité

Aux membres du collectif DAL 35
dal35@live.fr

Mesdames, Messieurs,

Vous occupez actuellement, de manière illégale, un logement 3 boulevard Jean Mermoz à Rennes, géré par l'AIVS, Agence Immobilière à Vocation Sociale. Je ne peux que regretter que regretter cette occupation dans la mesure ou cette maison a été affectée à une famille en difficulté, en attente d'un logement de longue date. Cette attribution, qui relève de notre dispositif de relogement social prioritaire, suppose une médiation avec la famille. C'est pourquoi, en vue d'avancer sereinement, nous vous demandons de restituer, dans les plus bref délais, ce lieu.

Vous n'avez pas manqué, au cours des derniers jours, d'attaquer de manières incisive la Ville de Rennes et Rennes Métropole, en accusant les collectivités et les élus de ne pas agir. Je tiens à vous rappeler, que le 9 juillet dernier, la Ville de Rennes est intervenue auprès de la Préfecture afin qu'un hébergement soit proposé au groupe de demandeurs d'asile mongols. Les propositions d'hébergement faites alors par la Préfecture ont été refusées.

La Ville a joué pleinement son rôle de médiateur, ce qui est encore le cas aujourd'hui. Elle ne substituera pas aux procédures qui sont du ressort exclusif de l'Etat. La Ville de Rennes a toujours manifesté son engagement envers les droits de l'homme.

La mobilisation des élus lors de la cérémonie de parrainages républicains pour 24 enfants scolarisés dans les écoles rennaises en octobre 2008, les interventions d'élus au Centre de Rétention Administrative et pour la régularisation des sans papiers ou encore le soutien aux associations rennaises témoignent de nos actions passées.

La politique de logement de Rennes Métropole atteste également de cette volonté d'une politique solidaire et citoyenne. Le droit au logement pour tous est une de nos priorités. A travers les dispositifs mis en place, notamment la priorisation d'accès au logement social, Rennes Métropole est reconnu au niveau national dans le cadre du Droit au Logement Opposable.

Cette pratique locale a été saluée comme exemplaire et idéale par la Fondation Abbé Pierre, par la conférence du Consensus et par le Haut Comité du Logement pour les Plus Défavorisés. Il ne s'agit donc nullement d'être dans le déclaratif.

Assurée de votre compréhension, je ne peux que vous conseiller de vous rapprocher des services de la Préfecture. Je tiens d'ailleurs à vous signaler que l'élue de permanence, que vous avez rencontré hier, a sollicité la Préfecture pour qu'une proposition puisse être apportée, ainsi que l'avaient fait les élus de permanence précédents.

Veuillez recevoir, Mesdames, Messieurs, mes cordiales salutations.

Marie Anne Chapdelaine
Adjointe au Maire

jeudi 20 août 2009

3 boulevard Mermoz Rennes


Situation au 2O Août 2009. Communiqué de presse

Hier mercredi 19 Août, 17 personnes, en recherche de logement, vivaient et dormaient au 3 rue Mermoz.

Nous avons été contactés pour héberger deux couples supplémentaires en urgence tandis qu'un autre s'était déjà présenté dans l'après midi.

Parmi ces personnes qui ne pouvaient trouver refuge auprès des services municipaux ou de l'état, deux ont particulièrement attiré notre attention. L'une d'elle est une femme enceinte de 6 mois et la dernière est une petite fille de 6 ans. Nous avons demandé, par l'intermédiaire d'une adjointe, que de telles situations ne se reproduisent plus et ne soient pas admises comme une fatalité.

Nous réclamons officiellement au Maire de Rennes une ou plusieurs demandes de réquisitions auprès du Préfet.

Actuellement nous ne cherchons nullement à entrer en contact avec les personnes se retrouvant à la rue, elles arrivent d'elles-mêmes. Cependant il n'est pas dit que si nous n'obtenions pas rapidement des interlocuteurs conséquents, des propositions concrètes et leur mise en application immédiate, notre manière d'agir puisse être différente.

Concernant le lieu de notre occupation actuelle, il s'agit d'un logement géré par l'association AIVS. Il semblerait que cette association l'ait déjà réservé et attribué à une famille. Nous ne souhaitons nullement nous y opposer, ni reporter cette affectation légitime. Nous organiserons notre départ en conséquence une fois avertis de la date d'entrée prévue.

Toutefois il nous semble évident qu'une proposition de logement durable pour les 17 occupants actuels doit nous être proposée et garantie avant notre départ. Celle ne pouvant être évidemment transitoire ou limitée dans le temps.

Nous n'entrerons pas dans le jeu de dupes concernant les compétences de chacun en matière de logement. Les demandeurs d'asiles conformément à la loi doivent être logés par l'Etat, les autres à titre humanitaire par les collectivités, l'Etat compris. Si un seul occupant devait se retrouver une nouvelle fois à la rue lors de la restitution du 3 bd Mermoz, nous entamerions immédiatement une nouvelle occupation.

Mais cela induirait essentiellement qu'une nouvelle fois les deux autorités n'ont aucune intention de régler dans sa globalité le droit au logement pour tous. DAL 35

mardi 18 août 2009

Occupations du 5 et 3 bd Mermoz


le collectif DAL35, comme il préfère se nommer avant de se créer en association et de s'inscrire dans la fédération des associations Droit Au Logement, a organisé sa première action le samedi 15 Août à 17h parce qu'il était urgent de trouver un hébergement décent à une dizaine de personnes (le nombre a varié de jour en jour).

Ces personnes, demandeuses d'asile, avaient pu bénéficier d'un terrain et de sanitaires sur Chevaigné grâce à l'initiative d'un militant auprès du maire de cette ville. Un accord avait été établi que l'occupation des lieux se terminerait le 15 août.

Par téléphone et par mail, le DAL35 interpellait successivement la Préfecture, la mairie de Rennes, ses élus de la majorité et de l'opposition, les élus des mairies de Rennes-Métropole pour qu'un hébergement décent pour une durée raisonnable soit proposé.

Chacune et chacun se sont considérés comme sensibles mais incompétents, lorsqu'il ou elle répondait, d'autres étaient indifférents ou fuyants, une mairie nous proposait une solution mais pas pour toutes les personnes; nous aurons toujours à regretter l'attitude des élus de permanence à la ville de Rennes, l'été décidément n'est pas propice à la dignité humaine!

Nous présentions le 15 août comme la date à partir de laquelle le collectif DAL35 se déciderait à une action en direction des institutions.

Nous avions à démontrer que le collectif DAL35 était capable d'occuper, en vue de réquisitions à venir, tous lieux appartenant à des institutions publiques ou privées, selon les principes ou les conseils de la fédération DAL.

Nous étions et nous sommes toujours prêts à investir plusieurs lieux. Investir un lieu rapidement nécessite une organisation efficace, cela suppose d'être discret, rapide et de garantir une sécurité des personnes concernées par l'action.

Une première étape a été d'envoyer un message fort à la mairie de Rennes, parce qu'elle détient un pouvoir essentiel au cœur de Rennes-Métropole: lorsque l'État refuse de respecter les principes élémentaires des droits de l'homme, d'autres institutions doivent s'y substituer et répondre à la demande légitime du logement.

Nous savions que la mairie de Rennes avait réalisé ce geste essentiel après une lutte du collectif de soutien aux personnes sans-papiers. Nous pensons que ce geste peut et doit être reproduit, amplifié. Une occupation du 5 boulevard jean Mermoz se comprenait selon cette logique.

Nous avions prévenu les personnes qui avaient été sensible au sort des personnes hébergées à Chevaigné et qui se trouvaient proche du collectif de soutien aux personnes sans-papiers qu'il serait préférable qu'elles ne s'associent pas à cette première étape: nous craignions qu'elles se sentent flouées par notre décision: elles ont été blessées et nous le regrettons.

Nous étions conscients en outre que les résidents de cette maison prêtée par la mairie de Rennes ne devaient en aucun cas se sentir agressés par cette occupation. Après la surprise de voir arriver une vingtaine de personnes, il leur a été expliqué (en particulier en russe et dans leur langue) qu'il s'agissait essentiellement d'occuper le garage pour une durée qui n'aurait pu excéder trois jours. Le soir, les militants du DAL35 et onze personnes se contentaient du garage.

La presse s'était déplacée, des membres du collectif de soutien aux personnes sans-papiers étaient venus exprimer leur désaccord et entendre nos explications: celles-ci n'ont pas été relayées. Aucune réaction de la mairie toutefois.

Après quelques investigations rapides, nous décidâmes le dimanche soir de prendre possession du logement vide situé au 3 boulevard Mermoz: le 5 n'aura été occupé et en partie que 24h.

l'occupation du numéro 3 n'a pas à être justifiée sur la liste du collectif de soutien aux personnes sans-papier: cela ne regarde que le collectif DAL35 sensible aussi à préserver l'autonomie de ses actions.

Nous voulions que la voix du Collectif DAL35 soit exprimée pour que les critiques se fassent aussi bien à charge qu'à décharge, ou plutôt que toutes les données et les arguments soient présentes sur cette liste, à chacun de se faire une opinion en toute connaissance de cause.

Nous avions décidé de ne pas polémiquer sur la liste de soutien aux personnes sans-papiers parce que nous n'avons de compte à rendre qu'aux membres du collectif DAL35. Agir en vue du logement de onze personnes nécessite aussi du temps qui ne peut être consacré à répondre à chacun. Toutefois, nous voulions que les personnes qui ont été blessées comprennent, à défaut d'accepter, notre première action.

Nous désirons que le collectif DAL35 puisse être admis par le collectif de soutien aux personnes sans-papiers comme ayant une légitimité sur la place de Rennes et du département à propos du logement.
Le collectif DAL35 est né du constat que le logement, et en particulier des personnes sans-papiers, et précisément des demandeurs d'asile, est un problème sur Rennes, comme il peut l'être partout en France (Angers, Poitiers, Nantes...).

Nous serions peinés de voir le DAL35 disparaître avant de naître, en raison de conflits permanents avec les forces militantes de Rennes. Pour permettre un dialogue constructif avec le collectif de soutien aux personnes sans-papiers, le collectif DAL35 a décidé de mandater une personne pour l'Assemblée Générale du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers qui aura lieu le mardi 25 Août parce que nous sommes.
Pour la régularisation de toutes les personnes sans-papiers.
Pour un logement pour tous et toutes.

Article Ouest-France du 18/08/09


Des militants du Dal 35 aident actuellement deux familles mongoles sans papiers à trouver un logement.

Depuis dimanche après-midi, des militants du Dal 35 (droit au logement, association en cours de constitution) et dix Mongols occupent de manière illégale une maison jusque-là inhabitée, boulevard Jean-Mermoz.

Ces dix Mongols qui seraient à Rennes depuis environ deux mois, ont déposé une demande d'asile.

Seulement, en attendant une réponse, ils sont sans logement. Or, en théorie, c'est à l'Etat d'assurer un hébergement à tout migrant à partir du moment où le dossier de demande d'asile est enregistré. Durant près d'un mois, ces personnes d'origine mongole auraient tout d'abord campé sur les bords de la Vilaine puis sur un terrain à Chevaigné, où avec l'accord de la mairie, ils ont bénéficié de l'accès à des douches et sanitaires. « On s'est engagé auprès du maire de Chevaigné pour que cette situation ne perdure pas au-delà du 15 août. Mais on ne peut tout de même pas laisser ces deux familles dans la rue. Parmi ces personnes, il y a une femme enceinte et deux adolescents », détaille Yannick du Dal 35.

Une compétence de l'Etat

Ces militants ont donc alerté à plusieurs reprises les services de la Ville de Rennes (à qui appartiendrait l'habitation occupée) ainsi que ceux de la préfecture.

 A la ville, on rappelle que l'hébergement des personnes sans papiers « relève de la préfecture. Nous avons demandé à cette dernière de trouver une solution ».

Le préfet, dans l'immédiat, ne souhaite pas s'exprimer sur le sujet. Mais les services de l'Etat feraient également valoir que ces familles auraient effectué une première demande d'asile en Tchéquie et qu'ils sont donc tenus de retourner dans cet autre pays européen.

Quoi qu'il en soit, les militants du Dal, eux, se disent déterminés à rester sur place où à aller occuper un autre lieu.

Pierrick BAUDAIS.

lundi 17 août 2009

Article Le Mensuel de Rennes du 16/08/09

Deuxième occupation du Dal 35

 Ce samedi, une vingtaine de militants du Dal 35 , nouveau mouvement pour le logement des sans-papiers, a réquisitionné une maison appartenant à la mairie. L'association cherche un logement pour onze demandeurs d'asile. Elle compte "mettre les collectivités devant ses responsabilités".

Cette occupation "symbolique", au 5 bd Mermoz à Rennes n'a duré que 24 heures. Désormais le collectif DAL 35 s'est installé au 3 bd Mermoz à Rennes.

dimanche 16 août 2009

3 boulevard Mermoz Rennes

Conformément aux accords passés, la première occupation symbolique, au 5 bd Mermoz à Rennes n'a duré que 24 heures. Désormais le collectif DAL 35, comme prévu, s'est installé au 3 bd Mermoz à Rennes. Nous remercions chaleureusement nos désormais voisins et amis.

Article Mensuel de Rennes du 15/08/09

Le Dal 35 réquisitionne une maison pour loger onze demandeurs d'asile

Les onze demandeurs d'asile s'installent dans la maison réquisitionnée.

Ce samedi, une vingtaine de militants du Dal 35 , nouveau mouvement pour le logement des sans-papiers, a réquisitionné une maison appartenant à la mairie. L'association cherche un logement pour onze demandeurs d'asile. Elle compte "mettre les collectivités devant ses responsabilités".

« Ca fait un mois que je les ai sur les bras. Tout le monde s’en fout, personne ne fait rien... », s’agace Yannic, militant du Dal 35, association en cours de création pour le logement des demandeurs d’asile. A côté de lui, dix Mongols et un Géorgiens l’écoutent parler. "En temps que demandeurs d’asiles, la préfecture aurait dû leur trouver un logement", assure le Dal 35. En vain. Depuis un mois, ils campent à Chevaigné, commune située au nord de Rennes. « Le maire avait mis un bout du terrain de foot à disposition et ouvert les vestiaires pour l'eau courante », explique un autre militant. L’accord passé avec l’élu de Chevaigné s’arrêtait ce samedi 15 août.

Sans solution de la part de la préfecture, les militants du Dal 35 ont multiplié les courriers pour sensibiliser tous les élus de l’agglomération. « Ils répondent que le logement des demandeurs d’asile n’est pas de leur compétence. Nous ne pouvons tout de même pas les laisser à la rue », s’agace le Dal 35. L’association en cours de création attend des collectivités « qu’elles fassent pression sur la préfecture en montrant l’exemple ».
Occupation d’une maison de la mairie de Rennes

En mars dernier, la mairie de Rennes avait mis « à titre humanitaire » une maison à la disposition de cinq demandeurs d’asile.
Ce samedi, les militants du Dal 35 et les onze demandeurs d’asile ont décidé de s’installer dans cette même maison, boulevard Mermoz. « Voilà la preuve que la mairie de Rennes est capable de faire des efforts. La mairie a aidé pour cinq demandeurs d’asile, qu’elle fasse de même avec ces onze autres », tranche le Dal 35. L’occupation de la maison est lancée en espérant « qu’un autre logement leur soit mis à disposition rapidement ». En cette fin d’après-midi, les militants attendaient toujours une réponse des collectivités.

Le collectif de soutien aux sans-papiers se désolidarise de l’action

Le Dal 35 est un nouveau mouvement militant. « Rien à voir avec le collectif de soutien aux sans-papiers », plaide Ginette, une militante de celui-ci. Depuis une dizaine d’années, le collectif plaide pour « une régularisation des tous les sans-papiers et le logement des demandeurs d’asile ». Adepte des occupations, le collectif de soutien aux sans-papiers avaient obtenu la mise à disposition de cette maison, boulevard Mermoz, pour loger cinq sans-papiers. « L’accord avec la mairie voulait que l’on ne loge pas plus de cinq personnes dans ce lieu. Ce que nous avons respecté », explique le collectif.

Peu importe, de son côté, le Dal 35 a décidé de réquisitionner cette même maison. Une action qui n'est pas du goût du collectif de soutien aux sans-papiers. Des étincelles risquent de naître entre les deux mouvements militants.

vendredi 14 août 2009

Mobilisation pour la famille D

Le collectif DAL 35 avait lancé un appel à un rassemblement dans et devant la préfecture de Rennes ce matin, vendredi 14 août , pour soutenir une famille de 4 personnes demandeurs d'asile.

Une cinquantaine de militants de diverses organisations étaient présentes et nous les en remercions chaleureusement, de même pour la presse.

Cette famille n'a pu se voir notifier sa réadmission en Tchéquie, pays les ayant accueillis précédemment à leur entrée en France.

Un délai supplémentaire de trois semaines a été accordé du fait de l'absence d'interprète lors de la confrontation.

Voir : http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=rennes_midiouest&video_number=0

mercredi 12 août 2009

3 boulevard Mermoz Rennes

Appel aux médias.

Une nouvelle occupation pour obtenir un logement pour 16 demandeurs d'asile à la rue depuis plus d'un mois, avec parmi eux des femmes enceintes, des mineurs et des malades, doit commencer autour du 15 Août.

Depuis le 15 juillet, et pour certains d'entre eux bien avant cette date, nous avons sollicité ardemment toutes les autorités compétentes ou influentes sans obtenir la moindre avancée significative sur le sujet.

Plusieurs lettres ouvertes ont récemment été envoyées aux maires de Rennes Métropole, aux conseillers municipaux de la ville Rennes ainsi qu'aux groupes politiques constituant cette assemblée. Ces lettres ouvertes annonçaient cette nouvelle occupation si aucune proposition n'était faite à cette date.

Elles soulignaient avant tout les conditions inhumaines et dégradantes dans lesquelles ces personnes se retrouvaient, un rappel du droit concernant les demandeurs d'asile et le fait que la notion de non assistance à personne en danger sur le territoire de Rennes Métropole devenait la norme dans cette agglomération.

En dépit des déclarations des uns ou des autres, affirmant en voix off leur compassion et extrême sensibilité ou vigilance sur le sujet ou le rappel de leurs engagements passés pour diverses causes humanitaires, ces élus de la République, majoritairement, n'ont pas daigné répondre et encore moins intervenir, ne serait-ce que symboliquement.

Les élus interpellés directement ou ayant répondu, à l'exception de deux d'entre eux, ont affirmé ne pouvoir strictement rien faire, le logement des demandeurs d'asile n'entrant pas dans le champ de leurs compétences administratives quand bien même ceux-ci devraient venir mourir dans le hall d'entrée de leurmunicipalité.

L'affirmation d'un combat politique n'a de réalité que si celui-ci est à destination des personnes, particulièrement envers les plus démunis, et ne fait pas strictement référence à des discours d'intention dans de nobles assemblées ou devant un parterre de journalistes.

En conséquence, un collectif DAL 35 s'est constitué et accompagnera ces personnes jusqu'à obtention de leur droit au logement.

Nous vous prions donc de bien vouloir vous tenir informés en visitant le blog DAL 35 à l'adresse suivante : http://dal35.blogspot.com/ où toutes lesinformations concernant la nouvelle occupation seront données en temps utile et de relayer ce combat médiatiquement pour qu'enfin les pouvoirs politiques règlent définitivement le problème du logement pour toutes et tous, dans le respect le plus élémentaire de l'application de la loi. Déontologiquement vôtre.

Contacts :  06 07 54 76 81 et 06 21 51 34 57

5 boulevard Mermoz Rennes


14 Mongols demandeurs d'asile, soutenus par le DAL 35 en cours de création, investissent une maison, au 5 rue Mermoz à Rennes, aujourd'hui samedi 15/08/09 à 17h00.



Depuis plusieurs semaines, 14 demandeurs d'asile pour faire respecter leur droit au logement durant l'étude de leur dossier ont régulièrement sollicité les autorités compétentes.

Or, les services du SAO (Service d'accueil et d'orientation pour toute personne demandeur d'asile) ne sont plus en mesure par les restrictions budgétaires imposées de satisfaire au respect de la loi .
De même, La Préfecture, la Mairie de Rennes se sont désintéressées du sort de ces personnes:
. La Préfecture par volonté stratégique de répondre aux directives gouvernementales inhumaines concernant la politique d'immigration.
. La Mairie de Rennes au prétexte que le logement des demandeurs d'asile n'entre pas dans ses compétences.

Elles placent délibérément ces personnes en situation de détresse absolue et de misère totale. Parmi ces personnes qui ont pendant deux mois campé sur les bords de la Vilaine sans aucune commodité, avant d'être accueillies provisoirement sur le terrain de sport communal par la commune de Chevaigné pendant un mois d'été, il y a plusieurs femmes enceintes et des mineurs. En soutien , le DAL35 investit une maison rue Mermoz, d'une part pour trouver un toit pour ces personnes, mais tout autant pour démontrer que, si la Municipalité Rennaise a voulu se substituer à l'Etat pour raison humanitaire et pallier les manquements de la Préfecture, elle l'a fait.

Elle doit pouvoir continuer de le faire.

Ainsi dans cette maison , 5 demandeurs d'asiles sont logés depuis plusieurs mois. Ce qui a été fait pour certains doit l'être pour les autres, en tout temps et non selon les considérations politiques du moment et des périodes électorales.

Or, La Mairie de Rennes, Rennes-Métropole et le Conseil Général d'Ille-et-Vilaine disposent de nombreux bâtiments vacants, aisément adaptables aux besoins d'hébergement d'urgence.

Nous estimons que pour ces institutions administratives, il est plus que temps d'appeler le Préfet à une réquisition humanitaire officiellement et par voie de presse.

Mais, dans l'attente de la mise en pratique de cette réquisition ces instances administratives se doivent de montrer l'exemple et le chemin à suivre .

Nulle autre considération ne peut être envisagée que le logement immédiat et sans condition de tous les demandeurs d'asile et de toutes les personnes à la rue.

Droit à l’hébergement effectif des demandeurs d’asile dès la première présentation en préfecture

08 août 2009

 Droit à l’hébergement effectif des demandeurs d’asile dès la première présentation en préfecture (CE, réf., 6 août 2009, M et Mme Q.)

La France “est fière d’être le premier pays d’Europe pour l’accueil des demandeurs d’asile”, déclarait récemment le ministre de l’Immigration, Eric Besson.

Mais s’en donne-t-elle réellement les moyens?

En effet, le juge des référés du Conseil d’Etat a donné, par une ordonnance du 6 août 2009, injonction à l’Etat de loger dans les 24 heures une famille de demandeurs d’asile kosovienne de sept personnes qui était sans hébergement stable pendant un mois en considérant qu’il s’agit là d’une atteinte grave et manifestement illégale au droit d’asile.
En l’espèce, cette famille était arrivée en France dans la nuit du 22 au 23 juillet 2009 et s’est rendue dès le lendemain à la préfecture du Bas-Rhin. Celle-ci lui a alors délivré une convocation pour le 20 août 2009 sans enregistrer leur demande d’asile. Ils n’avaient dès lors pas accès au dispositif national d’accueil (DNA) des demandeurs d’asile ou à l’aide temporaire d’attente (ATA). Pour l’hébergement, il leur est simplement indiqué “d’appeler le 115″ (qui n’existe pas dans le Bas-Rhin). Heureusement les intéressés se rendent alors au Collectif Pour l’Accueil Des Solliciteurs d’Asile à Strasbourg (CASAS) qui les aide à former un référé-liberté à la fois sur le délai d’un mois de convocation et sur l’absence d’hébergement. Dans une ordonnance du 31 juillet 2009, le juge des référés du TA de Strasbourg considère que les requérants n’étant pas en possession de l’un des documents de séjour mentionnée à l’article L.742-1 du CESEDA et le délai prévisible du traitement de la demande d’admission au séjour au titre de l’asile n’étant pas anormalement long, il n’était pas porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit d’asile dès lors que l’autorité administrative a, dans cette attente, dirigé la famille vers les possibilités d’accueil de droit commun. Ce faisant le TA ignore manifestement la jurisprudence du Conseil d’Etat qui, dans une ordonnance 23 mars 2009, a considéré que: « la privation du bénéfice des mesures prévues par la loi afin de garantir aux demandeurs d’asile des conditions matérielles d’accueil décentes jusqu’à ce qu’il ait été statué définitivement sur le demande est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale au droit d’asile » (v. “Demandeurs d’asile : les conditions matérielles d’accueil décentes, corollaire du droit fondamental d’asile” (CE, réf., 23 mars 2009, époux G.), CPDH, 31 mars 2009). Prenant en compte la situation particulière de cette famille de sept personnes avec un délai de convocation d’un mois et l’absence de réponse concrète à leur demande d’hébergement, le juge des référés considère qu’il y a, dans les circonstances de l’espèce, une atteinte manifestement grave et illégale au droit d’asile et enjoint au préfet d’indiquer un lieu d’hébergement dans un délai de 24h. Même s’il faut tenir compte des circonstances de l’espèce, cette ordonnance indique implicitement que les conditions matérielles d’accueil doivent être garanties et ce dès la première présentation en préfecture. Cela promet une véritable révolution dans le dispositif national d’accueil aujourd’hui très saturé. Il faudrait soit héberger immédiatement les demandeurs dans l’attente de leur admission au séjour, soit verser immédiatement l’ATA. http://combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr/2009/08/08/droit-a-lhebergement-effectif-des-demandeurs-dasile-des-la-premiere-presentation-en-prefecture-ce-ref-6-aout-2009-m-et-mme-q/

mardi 11 août 2009

Mairie de Cintré

J’ai tout d’abord été très sensible à votre courrier et surtout à la situation de ces personnes.

Cependant votre conclusion décrédibilise votre démarche. « Les municipalités n'ayant pas recherché une solution ou répondu à ce message seront susceptibles de voir sur leur territoire une action d'envergure et une médiatisation de leur insensibilité aux problèmes des personnes ».
Sensible à cette situation, la recherche de solutions ne peut se faire sous la menace ou la provocation

Voilà donc ma « réponse motivée dans les meilleurs délais ».

Patrick Le RayMaire

Mairie de Le Verger
6 route de Talensac
35160 Le Verger

Merci de votre sensibilité exacerbée, trop sans doute, pour ne plus voir le sujet de cette lettre et moquer la forme de l'expression.

Sachez que le sujet est toujours d'actualité et plus encore puisque 4 personnes viennent de s'ajouter au groupe constitué nécessitant un accueil d'urgence pour l'après 15 Août.
N'oubliez pas que depuis des mois, le collectif du logement pour toutes et tous 35 et le collectif de soutien aux personnes Sans-Papiers ont interpellé les autorités compétentes, ( notamment le président des maires Ille et Vilaine ) et ce très courtoisement.
 En organisant des manifestations, des occupations, des lettres ouvertes, des conférences de presse, etc.. Sans que le problème du logement, des demandeurs d'asile ici en particulier, n'ait évolué d'un pouce, bien au contraire.
Du côté de la préfecture cela n'est pas très étonnant, la politique du pire n'est jamais très loin en matière d'immigration. Mais l'absence des élus sur le sujet est humainement consternant. Pas le moindre écho, pas une déclaration, encore moins de propositions où de présence physique.

Sensible à cette situation, la recherche de solutions ne peut se faire sous la menace ou la provocation.

 Je vous en prie, montrez nous le chemin, après ces bonnes paroles des centaines de fois entendues mais dont on attend toujours les suivantes avec bien plus d'intérêt..... Dal 35

Mairie de Mordelles

Bonjour, Votre mail du 5 août dernier a bien été transmis à l'élu de permanencequi, face à ce problème, n'a pas de solution de relogement sur la commune de Mordelles, aucun local n'étant actuellement susceptible d'accueillir dignement ces familles. En prenant contact avec le Centre intercommunal d'action sociale, ilpourrait peut être vous orienter sur des possibilités d'hébergement. Recevez, Monsieur, nos sincères salutations.

Mairie de St Erblon

Bonjour
Nous ne disposons à ce jour d'aucune solution pour un logement d'urgence permettant d'accueillir 12 personnes sur notre commune de Saint-Erblon. Je reconnais les valeurs de solidarité chères à mon collègue de Chevaigné dans la solution transitoire proposée sur sa commune et vous prie de croire en celles qui nous animent. Je souhaite être informé des suites de ce dossier pour toute aide ou soutien à notre mesure et vous félicite pour votre engagement. Cordialement
Le Maire Hervé Letort

Mairie de Noyal Chatillon

Bonjour,
Je suis Sébastien Guéret adjoint au maire de Noyal Chatillon, délégué en l’absence de Madame le Maire. J’aurais souhaité rentrer en contact avec vous afin de parler du mail envoyé le 5 août auprès des maires de Rennes Métropole. Je vous laisse mes coordonnées : 02.99.05.2000 (mairie),

Lettre ouverte aux maires de Rennes Métropole

Mercredi O4 Août 2009

Lettre à l'intention de tous les maires de Rennes Métropole

La commune de Chevaigné accueille depuis 12 mongols dont deux femmes enceintes et deux adolescents sur son territoire depuis le 17 juillet.

Ceux-ci campent sur une pelouse près de la salle polyvalente. Le Maire a ouvert les vestiaires du stade pour leur permettre entre autre l'accès aux douches chaudes.

Conformément à l'accord passé entre les deux parties, l'autorisation de ce campement improvisé n'est possible que jusqu'au 15/08, date de la reprise des activités sportives.

Passée cette date, ces demandeurs d'asile - qui devraient être logés par les services de l'Etat depuis plus de deux mois - ne possèdent pas de solution de repli.

Ils devront probablement retourner à leur errance sur les bords de la Vilaine où ils ont déjà séjourné plusieurs semaines.

Plusieurs fois par semaines, la Préfecture et la Mairie de Rennes sont interpelées. La Préfecture ne cherche même pas à répondre aux appels téléphoniques tandis que la Ville de Rennes considère que cela n'entre pas dans son champ de compétence et se refuse à déposer une demande de réquisition au préfet.

Nous nous permettons donc de solliciter votre aide pour raison humanitaire en faveur de ces personnes pour prendre la suite pour une durée négociée à l'avance. Le but est de pouvoir loger dignement ces personnes durant l'examen de leur dossier de demande d'asile conformément à la circulaire de 1991.

Bien entendu il ne s'agit plus d'organiser un campement improvisé sous tente mais de leur trouver un local viable, d'instaurer une chaîne de solidarité entre les municipalités pour répondre à une urgence humanitaire et faire pression politiquement pour que la question du logement pour toutes et tous soit définitivement réglée.

Cet appel est diffusé dès aujourd'hui auprès de tous les maires de Rennes Métropole. Nous vous prions de rechercher activement et prestement une solution d'accueil dans vos locaux municipaux ou autres.

Nous vous prions tout autant de nous accorder une réponse motivée dans les meilleurs délais. Nous recherchons avant tout une solution négociée.

La date du 15/O8 passée ces personnes seront accompagnées par un groupe de personnes s'organisant pour constituer un DAL35. Les municipalités n'ayant pas recherché une solution ou répondu à ce message seront susceptibles de voir sur leur territoire une action d'envergure et une médiatisation de leur insensibilité aux problèmes des personnes.

Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions d'accepter, nos salutations distinguées.

 dal35@live.fr

Lettre ouverte aux conseillers municipaux de la ville de Rennes

Mardi 11 Août 2009

Mesdames, Messieurs, les conseillers municipaux de la ville de Rennes.

Depuis plus d'un mois la préfecture et la ville de Rennes n'ont apporté aucun début de solution concernant l'absence de logement pour 12 demandeurs d'asile mongols, aujourd'hui au nombre de 14, plus 2 congolais en attente de rejoindre ce groupe, soit un total de 16 personnes.

Conformément à son attitude la préfecture est restée de marbre face à ce problème humanitaire.

L'hébergement des demandeurs d'asile durant la période d'instruction de leur dossier est un droit acquis.

Nous pensons qu'en tant qu'élus de la république votre principal devoir est de faire respecter la loi, de pallier les manquements de l'Etat, dès que la vie des personnes est en danger.

Visiblement les élus de permanence remplaçant Marianne Chapdelaine durant cette longue période estivale n'ont pas cherché à remplir leur fonction d'un point de vue humanitaire mais de manière strictement comptable et politique.

L'argument des compétences respectives concernant le logement, est, sur la papier, une réalité incontournable pour qui ne veut rien faire.

Bien des élus sollicités ont en préambule affirmé de l'intérêt pour cette cause et ont fait étalage de leurs engagements individuels et passés dont nous n'avons aucune intention de remettre en doute la sincérité.

Cependant, un mois s 'est écoulé sans que ne vienne en considération la nécessité absolue et immédiate de loger ces personnes dont certaines sont malades, physiquement et moralement affaiblies.

Sans doute sommes nous ignorants des considérations politiques qui briment vos actions et votre sensibilité.

Néanmoins nous sommes plus attachés au domaine du possible qui est souvent plus grand que ce que l'on cherche à vous ou nous faire croire.

Passé le 15 août, faute d'avoir obtenu le moindre résultat concernant le logement de ces personnes et qui devront donc retourner à des campements sauvages deshumanisants, le long des rocades de Rennes Métropole, un collectif DAL 35, puisque celui-ci n'étant pas encore concrètement déclaré, n'acceptant pas ce fait de non assistance à personne en danger a décidé de prendre les choses en main.

Avec ces personnes nous allons donc investir un nouveau lieu et rester sur place jusqu'à obtention d'un logement décent pour tous.

Nous vous demandons donc de soutenir physiquement et médiatiquement cette action, de vous rendre sur les lieux de cette nouvelle occupation, d'établir des contacts et des actions significatives pour solutionner dans les plus brefs délais cette crise humanitaire.

Le temps de l'action politique, l'infléchissement des quotas et autres restrictions budgétaires organisés par la préfecture par ordre gouvernemental ne peut être entamé qu'après règlement des cas individuels d'urgence.

Nous vous prions donc instamment d'œuvrer à la réalisation de cette action citoyenne.

Les lieux de la prochaine occupation vous seront communiqués dès que possible.

Contact : http://www.blogger.com/ Blog : http://www.blogger.com/