lundi 26 octobre 2009

Assemblée Générale du DAL35

l'assemblée Générale du DAL35 aura lieu à la MIR
Quai de Châteaubriand à Rennes à 20:30 H,
ce mercredi 28 octobre 2001.

 Élection d'un nouveau Bureau et du Conseil Administratif. Bulletins d'adhésion sur place...

Bienvenue à tous....

samedi 24 octobre 2009

Lettre ouverte aux différents groupes politiques du Conseil Municipal Rennais.

 Mesdames et Messieurs,

Depuis plusieurs mois le DAL35 vous informe régulièrement, par mails notamment, sur le nombre croissant de demandeurs d’asile devant vivre et dormir dans les rues de l’agglomération rennaise.

Le DAL35 et le Réseau Logement 35 ont interpellé à ce sujet le Conseil Municipal rennais lors des deux dernières séances sans obtenir de réponse satisfaisante puisque l’urgence humanitaire et le droit des personnes ne sont toujours pas pris en compte et appliqués.

La presse locale a publié différents communiqués d’alerte en provenance de collectifs, d’associations, de syndicats, de partis politiques ou d’organisations diverses. Notamment celui de la Croix Rouge faisant état de plusieurs familles avec enfants demeurant sur le parvis de la gare la nuit, faute d’hébergement.

Chaque semaine le DAL35 inscrit à la permanence des élus de la Ville de Rennes des cas similaires. Tous les élus rencontrés, quelle que soit leur appartenance politique, n’ont que très rarement pu répondre et dans tous les cas jamais durablement, aux sollicitations d’hébergement malgré leurs interventions auprès des services concernés.

Lors des dernières occupations de bâtiments municipaux par le DAL35, la Mairie de Rennes a systématiquement ordonné l’intervention des forces de l’ordre et de fait le retour à la rue des demandeurs d’asile, sans aucune considération des situations individuelles ou cas d’extrême urgence.

Vous n’êtes plus sans savoir que selon la loi toutes ces personnes devraient se voir immédiatement attribuer un logement par la préfecture et qu’il vous appartient d’intervenir pour que la loi soit respectée sur le territoire dont vous êtes les élus.

Hors, sauf erreur de notre part, aucun groupe politique représenté dans le conseil municipal actuel, n’a jugé bon d’intervenir ou de condamner officiellement les pratiques préfectorales ou municipales qui portent atteinte à la dignité des personnes, aux droits fondamentaux de celles-ci ou au respect des lois internationales.

Devant ce constat et après ce bref rappel de la situation, il nous semble indispensable de connaître précisément vos positions et intentions sur ce sujet mais plus encore de vous voir intervenir urgemment.

Nous souhaitons pour cela vous rencontrer si vous le jugez utile. Nous vous prions aussi de bien vouloir nous contacter à cet effet.

En espérant que cette lettre ne reste pas une fois de plus sans réponse comme les précédentes envoyées à certains élus ou les nombreux appels à nous soutenir qui vous sont parvenus, nous vous prions d’agréer, Mesdames et Messieurs nos sincères salutations.

mardi 20 octobre 2009

CGT Union Locale Rennes sud-est

Merci de nous avoir adressé cette information.
Un article vient d'être publié sur notre site internet :http://www.cgtrennes.fr/spip.php?article195
Certains passages ont été volontairement remplacés par des points de suspension.
Notre site est syndical et, quelles que soient nos opinions, nous n'y parlons pas de politique. Mais l'essentiel de votre message a été conservé.
Bon courage à tous.

Union Locale Rennes sud-est

jeudi 15 octobre 2009

Communiqué des Verts de Rennes

Demandeurs d'asile : attend-on qu'il y ait une "jungle" à Rennes pour agir ?

Les Verts s'inquiètent du sort réservé aux demandeurs d'asile actuellement à la rue à Rennes. Des familles, dont des femmes enceintes et des enfants, sont livrées à elles-mêmes et laissées sans hébergement.

Depuis quelques semaines, un Réseau logement réunissant différentes organisations politiques, syndicales ou associatives, a vu le jour à Rennes. Se loger dans notre ville continue en effet de poser des difficultés (longues listes d'attente pour un logement social, loyers élevés dans le secteur privé...).

Une structure, le collectif DAL, a émergé de cette mobilisation. Ce dernier, dans l'urgence et dans un soucis humanitaire, mène notamment des actions d'occupation de bâtiments municipaux, pour mettre à l'abri des familles demandeurs d'asile.

A chaque fois, la municipalité a fait procéder à des expulsions et "renvoie la balle" vers la préfecture. Un dialogue de sourds s'est instauré et les choses semblent bloquées.

Cette situation choquante est d'abord à mettre sur le compte de la préfecture qui ne remplit pas ses obligations en matière d'hébergement des demandeurs d'asile. Il s'agit là d'une conséquence directe de la politique d'immigration scandaleuse et inadaptée menée par le gouvernement.

Cependant, les Verts considèrent que la municipalité rennaise pourrait contribuer davantage à la recherche de solutions. D'abord, en mettant à disposition les logements et locaux vacants dont elle dispose ; ensuite, en demandant à la préfecture de procéder à la réquisition de logements privés vides ; enfin, en donnant suite à cette proposition que notre parti formule : organiser une table ronde réunissant tous les acteurs concernés, pour discuter du problème et commencer ainsi à envisager des solutions de sortie de crise.

Attend-on qu'il y ait une "jungle" à Rennes pour agir ?

CASI Bretagne

Bonjour, nous n'avons pas été très réactifs sur cette demande et nous nous en excusons.
Merci de ne pas hésiter à relayer vos informations et vos demandes de soutien. Nous tacherons de mieux faire.
A très bientôt donc.
Sonia Scolan Coordinatrice CASI Bretagne1 avenue de la marne 56100 Lorient tél: 02 97 21 63 24 fax: 02 97 64 64 32 wlmailhtml:%7BABA610C6-A929-4ACC-A25B-62833A0BFF42%7Dmid://00000313/!x-usc:mailto:casi.breizh@wanadoo.frwww.casi-bretagne.org

le syndicat CGT de l'enseignement et de la formation privés

le syndicat CGT de l'enseignement et de la formation privés vous apporte son soutien et se déclare scandalisé par le comportement d'élus "socialistes" de la mairie de Rennes envers les sans logis et les demandeurs d'asile.
Daniel Pimor, secrétaire régional du snpefp-CGT de Bretagne.
academie.rennes@snpefp-cgt.org

mardi 13 octobre 2009

90 bd Villebois Mareuil, 2e occupation.

Cordiale entente entre la municipalité Rennaise et la Préfecture d’Ille-et-Vilaine pour laisser ou rejeter les demandeurs d’asile à la rue.

 Depuis le samedi 10 octobre nous occupions à nouveau le 90 bd Villebois Mareuil, une maison utilisée comme algéco par les ouvriers du cimetière de l’Est, avec 9 demandeurs d’asile.

Une femme enceinte n’a pas pu se joindre à nous car hospitalisée en raison de son grand état de faiblesse, conséquence de longs mois de vie à la rue.

Du fait que nous n’avions pas alerté les autorités municipales de notre présence dans un de leurs bâtiments, toutes ces personnes ont pu exceptionnellement dormir deux nuits convenablement à l’abri et en toute quiétude.

Vers 8H00, le lundi matin le responsable des ouvriers a prévenu comme il se doit l’élu de permanence de notre présence. Deux heures plus tard, les renseignements généraux, envoyés par la préfecture, étaient sur place, dans le seul but de rechercher les indices d’une éventuelle effraction caractérisée mais aucun bris de porte ou fenêtre n’a pu être constaté.

Aucun représentant de la Ville de Rennes, particulièrement l’élu de permanence, n’a jugé utile de se déplacer ou de nous contacter.

Tout comme pour la Préfecture, il s’avère indiscutable que la municipalité rennaise se désintéresse du sort et des droits des personnes et que seule l’inviolabilité des locaux municipaux compte comme élément devant être pris en considération.

A 11HOO, avant de partir, un responsable de la Préfecture nous annonçait que Mme Appéré, première adjointe et déléguée à la solidarité, rappelons le, avait ordonné l’expulsion.

Expulsion qui sera concrétisée par une dizaine de policiers nationaux à 15H30, suivie d’un contrôle d’identité et d’un relevé des noms de tous les demandeurs d’asile encore présents.

Après cette nouvelle expulsion ayant pour conséquence immédiate de rejeter froidement et sans aucune considération les personnes à la rue, nous avons joint par téléphone Marie-Anne Chapdelaine, l’élue et adjointe de référence, normalement en charge de ce type de dossier. Celle-ci nous a affirmé n’avoir rien su de cette nouvelle occupation et des décisions ayant été prises avant notre appel.

Il va de soi que notre surprise est égale à la sienne. Comment en effet une décision aussi peu scrupuleuse du respect des droits de l’homme, ternissant durablement l’image du conseil municipal, des conseillers municipaux et la ville de Rennes, peut être prise sans concertation de l’ensemble des élus.

Devons-nous rappeler qu’ordonner un retour à la rue des personnes ayant légalement droit à un hébergement n’est nullement une obligation mais un choix politique?

La ville de Brest, pourtant de même obédience politique, dont la mairie est occupée pour les mêmes raisons depuis plusieurs jours, n’a encore pas estimé devoir prendre une telle décision. Ceci nous laisse à penser qu’une solution de sortie de crise est avant tout recherchée. Nous aimerions et estimons plus que nécessaire qu’en cette ville une option identique soit affirmée et prise.

Nous remercions le soutien individuel apporté par des membres du CSPSP et du MRAP lors de cette occupation, des intentions et messages de soutien parvenus en provenance des Verts de Rennes et d’une section locale de la CGT qui faute de temps n’ont pu se concrétiser, de la présence et/ou du relais des informations concernant notre action par divers organes de presse et de radio, sites et blogs rennais.

Plus que jamais nous affirmons notre volonté de vivre dans un Etat de droit.

dimanche 11 octobre 2009

90 bd Villebois Mareuil, 2e occupation.

Demande de soutien  

Hier samedi 10 octobre le Dal35 a lancé une nouvelle occupation.

Contrairement aux fois précédentes nous n'avons pas averti les autorités compétentes. Nos dernières occupations étant suivies immédiatement par une expulsion et d'un renvoi systématique à la rue des personnes,sans aucune considération de leurs droits ou de leur état physique ou psychologique et de promesses jamais tenues.

Nous avons besoin de votre soutien, particulièrement pour la journée de lundi où probablement une nouvelle expulsion sera demandée.

Nous vous prions de bien vouloir nous contacter au 0607547681 ou au  0621513457.

vendredi 9 octobre 2009

Bulletin D'adhésion au DAL35

BULLETIN D’ADHÉSION  

 À retourner avec le règlement de la cotisation

à : DAL35 19 Place de Serbie 35200 Rennes



:


Dal 35 RENNES



Nom : ..............................................

Prénom : .........................................

Adresse : .......................................

N° de tél.......................... ..........

Adresse courriel : ..............................


Montant de la cotisation :

 5 euros
15 euros
30 euros



Date et Signature :

jeudi 8 octobre 2009

Ecole du Gacet 2e occupation

La mairie de Rennes cautionne en partie les méthodes préfectorales ou gouvernementales en matière d'immigration !

La deuxième occupation par le Dal35 de l’école désaffectée du Gacet n’aura duré que 4 heures …

Le temps pour la Mairie de Rennes d’affirmer qu’elle cautionnait en partie les méthodes préfectorales ou gouvernementales en matière d’immigration, à savoir le non respect des droits des migrants, devenu la norme ordinaire en Ille-et-Vilaine comme partout en France…

Cautionner est peu dire, quand cette municipalité a ordonné l’expulsion de familles avec des enfants, des femmes enceintes et une malade…

Une expulsion ordonnée, sans le moindre souci d’humanité, apparemment justifiée et assumée comme ayant pour seul objectif de vider un bâtiment municipal.

Car cette Municipalité savait, puisqu’en relation directe et constante avec la Préfecture, que celle-ci ne proposerait qu’une seule nuit d’hébergement et uniquement pour les femmes enceintes ou celles ayant des enfants.
Qu’elle écarterait les pères ou les maris de toute proposition de logement dans le seul but de nuire davantage, délibérément.
Que tous les autres se retrouveraient immédiatement condamnés à retourner à la rue.

Sur les 20 personnes de différentes nationalités présentes sur l’occupation, 4 femmes et 4 enfants ont donc obtenu une seule nuit d’hébergement à l’auberge de jeunesse.

Mais quel sens du respect du code de la famille, de la dignité humaine et de la loi ! Deux jours auparavant Mme Appéré déclarait au conseil municipal en réponse à une question posée par le Réseau Logement 35 : Je voudrais simplement vous redire que nos valeurs, nos convictions et nos actions n'ont pas varié sur ce sujet. Nous comprenons et nous partageons l'indignation devant les situations de grande détresse dans lesquelles peuvent se trouver des personnes demandeuses d'asile, parfois totalement isolées sur un territoire où elles sont abandonnées par des filières organisées. Les élus de la Ville de Rennes ont depuis toujours clairement démontrés par leurs engagements politiques et leurs actions concrètes qu'ils se situent aux cotés de ces personnes et familles. Nous n'avons cessé d'alerter sur une situation de plus en plus alarmante à Rennes qui se retrouve unique plateforme d'accueil en Bretagne. Tout comme nous n'avons cessé d'intervenir pour que soient résolues des situations individuelles dans un souci de sécurité et de dignité des personnes. Nous agissons et continuerons de le faire. Vous le savez.

Tout simplement mensonger et consternant.

Dire que dans cette assemblée, pas un seul élu, en son nom ou au nom de son groupe politique, n’a encore éprouvé la nécessité de se démarquer, de s’interroger publiquement sur le bien fondé de telles déclarations, de répondre à nos courriers, d’oser dire que 150 personnes constamment à la rue est proprement inadmissible, s’avère particulièrement choquant…

Nous espérons que l’épisode et la démonstration faite ce mercredi 7 octobre 2009 réveillera les consciences …
Nous appelons tous les élus du département, les organisations politiques, syndicales ou associatives, les différents collectifs, l’ensemble des citoyens, à manifester leur entière désapprobation en envoyant un message de protestation et d’indignation au Maire de Rennes, d’en faire parvenir une copie au DAL35.

Mais surtout nous appelons d’ores et déjà à une mobilisation générale lors du prochain conseil municipal rennais, à soutenir les actions du DAL35 mais plus particulièrement tous les sans-logis, demandeurs d’asile ou pas.

Nous n’accepterons pas qu’au nom d’une réalpolitik qui ne dit pas son nom, qu’une partie de la population puisse être déboutée de ses droits les plus élémentaires. Nous nous engageons solennellement à poursuivre notre lutte…

Nous ne souhaitons pas nous opposer particulièrement à la Mairie de Rennes. Nous considérons avant tout qu'ils sont, avec leurs alliés politiques, les seuls à pouvoir contraindre légalement,une Préfecture qui bafoue le droit des migrants.

Nous espérons les voir prochainement lutter à nos cotés, en déposant une demande de réquisition auprès du Préfet et déposer plainte contre lui pour mise en danger de la vie d'autrui.

Ecole du Gacet 2e occupation

Dal 35 : "La mairie va-t-elle laisser des femmes enceintes à la rue ?

Occupation du Dal 35 à l'école du Gacet
(archive Le Mensuel de Rennes)

 Le Dal 35, militant pour le logement des demandeurs d'asile, occupe actuellement l'école du Gacet au sud de Rennes.

Faute de réponse de la préfecture, le collectif sollicite la municipalité. La réquisition des locaux municipaux agace sérieusement les élus.

« Plus personne ne nous répond. Nous n’avons plus aucune réponse d'aucun côté… », s’agace Yannic, militant du Dal 35.

Depuis cet été, l’association, en cours de création, cherche à loger les demandeurs d’asile. Faute de places dans les établissements d'urgence, la préfecture ne répond plus qu'aux demandes "d'extrême urgence". Le collectif estime qu’au moins 140 personnes dorment dans la rue à Rennes faute de place.

« Lorsque l’on parle réquisition et mise à disposition, personne ne nous répond », pointe le collectif.

La méthode agace sérieusement la municipalité. Nathalie Appéré, première adjointe au maire, rétorque : « Nous n'accepterons pas qu'au lieu de vous adresser directement aux autorités responsables, vous préfériez mettre en cause ceux qui font le maximum de ce qui est en leur pouvoir dans le cadre du droit. »

La réponse apportée par la municipalité sur l'occupation de ce mercredi devrait ressembler à celle d'il y a quelques semaines.

Les élus rennais avaient appelé les forces de l’ordre pour évacuer le Dal 35 de cette même école.

Les demandeurs d'asile sur place s'étaient vus proposer quelques nuits d'hôtel.

mercredi 7 octobre 2009

Conseil municipal du 5 octobre 2009, Réponse au réseau logement 35.

Nathalie APPERE
1ère Adjointe

Conseil municipal du 5 octobre 2009

Réponse au réseau logement 35.

 Nous nous sommes exprimés sur ce sujet à de nombreuses reprises. Je ne reprendrai pas intégralement les termes de mon intervention devant ce conseil le 7 septembre dernier. Je voudrais simplement vous redire que nos valeurs, nos convictions et nos actions n'ont pas varié sur ce sujet.

1) Nous comprenons et nous partageons l'indignation devant les situations de grande détresse dans lesquelles peuvent se trouver des personnes demandeuses d'asile, parfois totalement isolées sur un territoire où elles sont abandonnées par des filières organisées.
Les élus de la Ville de Rennes ont depuis toujours clairement démontrés par leurs engagements politiques et leurs actions concrètes qu'ils se situent aux cotés de ces personnes et familles.
Nous n'avons cesse d'alerter sur une situation de plus en plus alarmante à Rennes qui se retrouve unique plateforme d'accueil en Bretagne.
Tout comme nous n'avons cesse d'intervenir pour que soient résolues des situations individuelles dans un souci de sécurité et de dignité des personnes. Nous agissons et continuerons de le faire. Vous le savez.

2) Bien que les compétences hébergement d'urgence et même d'habitat relèvent directement de l'Etat les actions et les politiques de Rennes et de Rennes-Métropole en ces matières sont unanimement saluées et reconnues comme exemplaires par toutes les instances ou association nationales qui oeuvrent pour le droit au logement.
Le fonctionnement du dispositif local d'accès au logement des personnes les plus défavorisés a donné un résultat très exceptionnel sur le Plan National (16 saisines dans le cadre du DALO à R-M pour 1600 dans un département limitrophe hors région).
Cela ne tient pas du hasard. Tous les observateurs nationaux reconnaissent et saluent la participation active de la collectivité à l'ensemble du dispositif d'accueil et d'orientation notamment par un niveau de participation financière exceptionnel à la réalisations de résidences et hôtels sociaux, CHRS et autres dispositifs d'actions et d'hébergement (CAO, Puzzle, Le Fourneau, ALFADI, AIVS, Sociotel...). La liste est longue et continuera de s'allonger.

A notre demande, ce sont tenues de multiples rencontres en préfecture pour augmenter l'offre d'hébergement d'urgence et préparer notamment la période hivernale. Là encore Rennes et Rennes Métropole ont pris plus que leur part dans la proposition de solutions. Notre production annuelle de logements locatifs sociaux (R-M) 1125 logts/ an dont 30% de PLAI représente 31% de la production bretonne. Le parc de places d'hébergements ou de logements d'urgence directement destinés à l'accueil des personnes en très grandes difficultés (+ /- 2500) est plus important que l'ensemble du parc locatif social de bien des villes.

Les engagements de la ville de Rennes et aujourd'hui de Rennes-Métropole sont volontaristes et constants et à un niveau que tous les observateurs impartiaux reconnaissent comme exceptionnel et efficient.

3) Je concluerai en vous disant à nouveau que nous n'accepterons pas qu'au lieu de vous adresser directement aux autorités responsables vous préfériez mettre en cause ceux qui font le maximum de ce qui est en leur pouvoir dans le cadre du droit.

Ecole du Gacet 2e occupation

Le DAL35 a lancé une nouvelle occupation, ce mercredi 07 octobre 2009.

 Il s’agit’une nouvelle fois de l’école désaffectée du Gacet, un lieu devenu symbolique, car déjà occupé par deux fois depuis avril 2009.

 Outre le fait que ces locaux n’ont toujours pas d’affectation particulière et pourraient servir temporairement de refuge aux demandeurs d’asile en droit d’être hébergés par les services de l’État mais qui ne le sont pas, ces lieux sont attenants et interdépendants de 10 logements de fonction inutilisés depuis des mois.

Nous revendiquons la mise à disposition immédiate de ces appartements pour raison humanitaire et respect des conventions internationales.

Par deux fois le conseil municipal de la ville de Rennes a été interpellé sur le fait que 130 à 150 migrants sont privés de leur droit à l’hébergement chaque nuit et se retrouvent dans l’obligation de vivre et dormir dans les rues de cette agglomération.

Bien que nombre d’élus de ce conseil ont pu constater l’insuffisance chronique des structures d’accueil d’urgence et admettre en privé la légitimité de notre combat, le conseil municipal de la ville de Rennes, par la voix de la première adjointe Mme Appéré, n’a toujours pas répondu aux demandes de réquisition ou de mise à disposition de logements et encore moins à l’urgence humanitaire. Les considérations développées, strictement administratives, pour ne pas agir immédiatement, sont indignes d’une collectivité se prétendant soucieuse du droit des personnes, à moins qu’elle n’ait entériné une ou des distinctions dans le genre humain…..

La dernière occupation de l’école du Gacet s’est achevée par une expulsion ordonnée par la Mairie de Rennes en concertation et commun accord avec la Préfecture.

Nous espérons qu’aujourd’hui le Maire et ses conseillers attacheront moins d’importance à une soi-disant violation de propriété municipale et se consacreront davantage au règlement du conflit, à savoir obtenir un logement durable, conformément à la loi, pour toutes les personnes concernées dont il n’est pas inutile de le rappeler, parmi elles se trouvent des enfants et des femmes enceintes….

mardi 6 octobre 2009

Suite de l’occupation du 90 boulevard Villebois-Mareuil.

Pour mémoire celle-ci a cessé le jour même, après avoir obtenu trois nuits d’hôtel pour tout le monde et l’engagement par la municipalité rennaise, via l’élue de permanence Mme Chapdelaine, d’une reprise des négociations la semaine suivante.

Les services préfectoraux et municipaux reconnaissant de fait la légitimité de nos revendications et le droit pour chacune des personnes présente sur l’occupation d’être logée.

Néanmoins, nous doutant bien qu’aucune suite ne serait donnée, chaque jour de la semaine suivante, nous avons téléphoné au secrétariat de Mme Chapdelaine et à celui du Préfet pour laisser des messages les priant de nous recontacter mais en vain.

Dans le même temps nous avons adressé une lettre à tous les élus de permanence rencontrés et une copie de celle-ci à tous les élus de la ville de Rennes, demandant de bien vouloir nous expliquer, leur attitude et les démarches entreprises.

Tous ces élus ont pu constater par eux-mêmes que contrairement à la loi, les personnes présentées lors de leurs permanences devaient continuer à vivre à la rue, faute de structures d’accueil suffisantes.

Mr Rédenac, directeur adjoint du cabinet du Préfet ; Mr Lachaud, secrétaire général de la préfecture ; Mme Appéré, déléguée à la solidarité, première adjointe de la ville de Rennes ; Mme Chapdelaine, déléguée à la légalité des droits, 14e adjointe ainsi que les conseillers municipaux : Mme Giron de la Pena, Mne Gargam, Mr Dajou, Mr Jégou et Mr Koungan, n’ont donc pas jugé utile de nous répondre.

Ceci signifie un mépris total des individus ou pour le moins une discrimination envers un public particulier, les demandeurs d’asile. Nous déplorons et condamnons ces faits et plus que tout décidés à les combattre…..

Question posée par le Réseau logement 35 au Conseil Municipal de la Ville de Rennes du 05 octobre 2009

Le Réseau 35 « Un logement pour toutes et tous » regroupe, entre autres, le DAL 35 (Droit au logement), le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples), Relais étrangers, le RESF (Réseau éducation sans frontière), le RUSF (Réseau université sans frontière), Squat 2000, la CNT (Confédération nationale du travail), l'union syndicale Solidaires, la FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique), la Gauche unitaire, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), le Parti de gauche, les Verts, ainsi que des rennais et des rennaises.

Ce Réseau s'inquiète de l'immobilisme, ou de l'indifférence, de la préfecture et des collectivités locales, face aux situations de détresse de personnes et de familles de demandeurs d'asile, laissées à la rue parfois avec des enfants, alors même que l'État est dans l'obligation de les héberger. Semaine après semaine, la plupart des demandes restent sans réponse.

Des associations, des personnes, n'ont pu rester passives devant cette situation, et ont dû agir dans l'urgence pour les mettre à l'abri.

La préfecture argue de l'absence de places d'hébergement, et pour cause : elle vient d'en fermer les 2/3 en juin 2009. Elle a organisé la pénurie, et l'a même aggravée en régionalisant le dépôt des demandes d'asile à Rennes, et en fermant les plates-formes d'accueil de Brest, Quimper, Saint Brieuc et Vannes, ce qui concentre sur Rennes ces besoins d'hébergement.

En d'autres temps, le souci humanitaire a conduit la Ville de Rennes à assurer un accueil décent et digne à des demandeurs d'asile.

Aujourd'hui, elle se retranche derrière les compétences de l'État. Bien plus, elle a entrepris de faire évacuer les rares squats rennais de SDF (au nom du droit de propriété ?) et a signifié dans la presse sa détermination à s'opposer à toute occupation de logements municipaux vides : que fait-elle du droit, tout aussi constitutionnel, à un logement décent pour toute personne résidant en France ?

On sait pourtant que même à Rennes, nombre de logements sont laissés vides.

Cette situation ne peut durer plus longtemps : le Réseau 35 « Un logement pour toutes et tous » attend de la Ville de Rennes, en application de la loi, qu'elle demande au préfet de procéder à la réquisition de logements vacants, pour apporter des solutions à tous ceux, SDF ou demandeurs d'asile, qui sont à la rue.

En attendant, et compte-tenu de l'urgence humanitaire de la situation, nous voulons que la Ville de Rennes mette immédiatement à disposition des personnes qui sont à la rue les logements, sans attendre qu'ils soient réquisitionnés.

Edmond Hervé déclarait : « Tant que je serai maire, aucun enfant ne dormira dans la rue ».

M. Delaveau est-il prêt à reprendre à son compte cet engagement ?

Nous ajoutons, pour notre part, que *personne* ne doit dormir dans la rue.