vendredi 26 février 2010

Un local pour l'association Dal35 ? Réponse de Nathalie Appéré !

Courrier de Nathalie Appéré du 10 février 2010



Monsieur le Président,

J'ai bien reçu la demande que vous avez formulée dans votre courrier du 21 janvier dernier concernant l'obtention d'un local pour votre association.

La ville prend en compte les demandes des associations avec qui un partenariat s'est établi sur des valeurs communes.

En ce qui concerne le DAL35, mes collègues et moi-même avons déjà eu l'occasion de vous indiquer que nous ne pouvons accepter que votre association occupe des locaux appartenant à la Ville ou à ses partenaires, comme les bailleurs sociaux ou l' Agence Immobilière à vocation Sociale, alors même que ces locaux sont occupés ou destinés à être occupés par des personnes relevant du logement social ou très social.

Je ne pourrai prendre en compte votre demande que lorsque vous aurez mis fin à de telles occupations qui desservent la cause que vous défendez.

Je vous prie de croire, Monsieur le président, à l'expression de ma haute considération.


Nathalie Appéré

mardi 16 février 2010

«La Pause», expulsion des demandeurs d'asile somaliens, précisions.

Après l'évacuation par la police nationale, du local d'accueil «La Pause» où s'était réfugiés des demandeurs d'asile somaliens qui, malgré diverses et incessantes sollicitations auprès des services concernés durant toute une journée, n'avaient pas obtenu de propositions d'hébergement et ce en dépit des obligations de l'État de satisfaire leurs revendications, Monsieur Yvan Boisramé, Président de la Croix-rouge de Rennes, déclarait au Mensuel de Rennes :

«Je trouve l'attitude du Dal 35 lamentable ! Ils nous ont pris en otage  là où nous ne pouvons rien. Ils se sont complètement trompés de cible !»

Nous dénonçons l'utilisation abusive de l'expression «pris en otage».

Le Dal 35 soutient comme Monsieur Bruno Tardieu, délégué national d'Atd Quart Monde France que : «distribuer n'est pas agir contre la pauvreté.....»


Lors de l'ouverture du lieu d'accueil «La pause» au public, le Dal35 a salué cette initiative municipale,tout en soulignant ses objections concernant les limitations horaires imposées qui de fait, obligent chaque soir, à des bénévoles de s'assurer, qu'après un instant de réconfort, les sans-abri présents, rejoignent effectivement bien, leur triste condition d'hommes et de femmes à la rue.

Il n'appartient évidemment pas à la Croix-rouge de Rennes de satisfaire à cette revendication de logement mais à la Ville de Rennes qui, a récemment pérennisé l'existence et l'ouverture du lieu, sans toutefois prendre en compte l'absolue nécessité d'ouvrir durant toute la nuit.

Nous nous étonnons de ne pas voir ou n'avoir jamais entendu, en tant que président et au nom de la Croix-rouge de Rennes, Monsieur Yvan Boisramé défendre une telle revendication ou reconnaître celle-ci comme légitime.

Nous contestons l'idée d'avoir voulu prendre en otage l'association.

Les 30 et quelques personnes venues apporter leur soutien sont restées sagement a l'extérieur du bâtiment. Sans slogan, ni banderole.

Durant la présence et la tentative légitime des migrants somaliens pour demeurer au-delà des heures légales à La Pause, aucun des militants du Dal35 ou des sympathisants venus soutenir le groupe de demandeurs d'asile n'a pénétré dans les locaux municipaux, mis à la disposition de l'association ou simplement essayé d'établir un contact avec les personnes réfugiées à l'intérieur.

Nous ne sommes pas venus à La Pause pour interpeller la Croix-rouge de Rennes mais pour solliciter une nouvelle fois durant cette journée la Préfecture et la Mairie de Rennes. Ces deux administrations ont attendu 00h30 pour, (à défaut de proposer une solution transitoire ou exceptionnelle telle que l'ouverture d'un gymnase), et organiser l'expulsion des lieux.

Or nous avions préalablement largement diffusé l'information de notre venue et appelé à une mobilisation....

Certes La Pause n'est pas un lieu d'hébergement et notre intention n'était pas qu'il le devienne mais d'obtenir la mise à l'abri immédiate des personnes le temps d'une négociation avec les autorités responsables.

Cependant nous pouvons considérer que l'absence d'exigence concernant l'hébergement immédiat des personnes de la part de la Croix-rouge a permis aux administrations de justifier l'expulsion....

Il neigeait. Le froid ressenti avoisinait moins 9°. Les somaliens, expulsés du local géré par la Croix-rouge, ont pourtant quitté les lieux dignement, sans un cri ou la moindre protestation.

Pour toute protection, ces migrants devant contre leur gré retourner dormir à la rue n'ont obtenu que deux couvertures données par des bénévoles de l'association.


Condamner les agissements du Dal35, au motif d'une quelconque désorganisation passagère d'un service, aussi utile soit-il, que celui de l'accompagnement de la pauvreté, sans évoquer ou laisser entendre comprendre, l'urgente nécessité d'obtenir un hébergement pour toute une population particulièrement fragilisée et sans clairement identifier les véritables responsables, qui pour les uns, par le refus de l'application de la loi et pour les autres; la non prise en compte d'une urgence humanitaire, est tout aussi condamnable !



Nous invitons la Croix-rouge de Rennes à rejoindre le Réseau Logement 35 pour participer pleinement au refus de la misère. A prendre en compte les aspirations du Dal35 et ne plus davantage se tromper de cible.....

samedi 13 février 2010

QUI SOMMES NOUS ?

Le DAL35 est une association déclarée appartenant à la fédération nationale de « Droit au logement » http://www.droitaulogement.org/



Sa vocation première est de trouver des solutions d'hébergement ou de logement pour tous ceux qui en sont dépourvus quelle qu'en soit la cause.

En Ille-et-Vilaine les sans-abri souhaitant trouver un toit sont majoritairement des demandeurs d'asile.

Le Maire de Rennes lui-même en convient et déclare sur son blog : http://www.danieldelaveau.fr/ «...force est de constater la diminution des places d'hébergement d'urgence disponibles dans le département (400 places en 2008 /130 aujourd'hui) en même temps que Rennes devient unique plate-forme régionale d'accueil ! »


Toutes les informations du DAL35 sont consultables sur le blog suivant :

http://dal35.blogspot.com/

Contacts : dal35@live.fr et dal35@aliceadsl.fr



Les moyens d'action du DAL35 pour obtenir l'application de la loi et le respect des droits fondamentaux sont les occupations et les réquisitions. Ces deux formes d'action ne sont pas considérées comme des délits mais entrent dans un mouvement plus large appelé résistance citoyenne.

Une troisième forme d'action consiste à encourager et faciliter pour ceux qui ont droit à des logements, le dépôt de plaintes devant le tribunal administratif.

Le DAL35 interpelle régulièrement les élus de la ville de Rennes. Il intervient au conseil municipal, il rencontre chaque mercredi l'élu(e) de permanence, il envoie systématiquement des mails à tous les élus pour expliquer les actions du DAL35, leurs conséquences et les réactions rencontrées, notamment celles de la Mairie de Rennes.

Ces différents modes d'interpellation ont pour but d'impliquer la Ville de Rennes, en raison de sa puissance administrative et politique, pour lutter aux côtés du DAL35 contre une préfecture qui refuse de se soumettre à ses obligations légales de loger sans condition toutes les personnes ayant déposé une demande d'asile.

Mais pas uniquement. Nous demandons à la Ville de Rennes de se substituer dans l'urgence à l'État pour raison humanitaire. Qu'elle dépose officiellement une demande de réquisition au préfet. Qu'en cas de refus, elle engage une procédure judiciaire contre l'État.

Le DAL35 organise chaque mercredi un rassemblement de mal-logés place de la mairie à 9h30 et tient une permanence le même jour à « la Cantine Populaire » situé au 244 rue de Nantes à Rennes entre 14 et 16 heures.

Le DAL35 apporte la preuve si besoin était qu'en permanence des personnes sont à la rue.

Les personnes présentes viennent d'elles-mêmes.

Nous demandons à l'élu(e) de permanence de communiquer la liste des personnes présentes à la préfecture et de rechercher activement une solution. Ces listes et faxes envoyés au préfet, le rappellent à ses devoirs. Ils apportent aussi la preuve concrète d'une réelle recherche et d'un besoin urgent d'hébergement pour les personnes inscrites.

Ceci étant nous souhaitons que soit prévue la présence d'un élu pour nous accueillir ; un accès libre à la mairie et non un accès restreint sous contrôle policier ; un accueil digne, soit une salle pour recevoir l'ensemble des personnes, soit au minimum l'accès au hall pour nous protéger des intempéries.

Notre volonté est de rester courtois mais fermes. Mais nous ne pouvons plus croire les déclarations de solidarité avec notre mouvement et de compassion sur le sort réservé aux migrants

Pour le DAL35 tous les élus sont solidaires et responsables de l'action municipale, qui certes existe mais demeure insuffisante et inappropriée. Nous rappelons aux élus que :

1) Les hébergements proposés par le 115 sont donnés pour une période limitée le plus souvent pour une seule nuit. Le DAL35 réaffirme que l’hébergement en hôtel est une formule onéreuse que rien ne justifie.

2) Les personnes qui en bénéficient sont ensuite automatiquement exclues pour une période donnée indéfinie car une rotation a été instaurée pour pallier le manque de places.

3) Les demandeurs d'asile dénoncent à juste titre les conditions d'accueil dans certains lieux proposés par les services de l'État et du 115 en particulier.

4) Une élue rencontrée nous avait assuré de visiter les lieux incriminés et de communiquer sur le sujet. Nous attendons toujours et sommes disposés avec des demandeurs d'asile à accompagner tout élu qui le souhaiterait.

Les demandeurs d'asile ne devraient séjourner qu'à titre occasionnel dans le dispositif du 115. Ce qui éviterait au préfet de pouvoir déclarer qu'une place obtenue par un demandeur d'asile au 115 est une place de moins pour un SDF. En droit ils sont éligibles à un hébergement décent et durable. Nous souhaitons que les élus reprennent cette revendication à leur compte.

Le centre de vie des demandeurs d'asile est Rennes. Les services administratifs, médicaux, et caritatifs sont situés dans cette ville. La gratuité des transports est limitée à la zone géographique de Rennes Métropole. Donner des places d'hébergement dans des villes aussi éloignées que Fougères et St Malo engendre des complications inutiles, telles que se rendre à un RDV très matinal sur Rennes, mais les prive surtout de la possibilité d'accéder à de nombreuses aides pratiques et essentielles comme l'accès aux repas gratuits distribués par la Croix rouge ou le restaurant « le Fourneau ». Leur situation se complique davantage les week-end ne serait-ce qu'en raison de la réduction des transports collectifs ces jours là.

L'hébergement des demandeurs d'asile devrait donc rester concentré sur la zone de Rennes Métropole !



Il va de soi que seule la préfecture est responsable des dysfonctionnements du 115 et du SAO. Il n'empêche que le soutien d'élus rennais pour dénoncer cet état de fait nous est indispensable. S'il n'apporte rien en terme de logement, insister et militer pour le respect de la dignité des personnes est en toute logique un devoir pour tout élu.

Précisions sur les rapports entre services préfectoraux, la mairie de Rennes et le DAL35.

Les adhérents du DAL35 sont des acteurs bénévoles de la vie militante rennaise. En aucun cas ils ne peuvent être mobilisés comme des agents administratifs ou sociaux de la ville de Rennes ou des service de l'État.

Quand une offre d’hébergement se dégage, il appartient aux autorités concernées d'en informer les personnes directement.

Le DAL35 ne peut et ne veut pas servir d'intermédiaire systématique pour proposer et bien souvent expliquer et traduire les décisions des autorités concernées. Mais dans la mesure du possible nous acceptons de le faire.

Ces personnes ayant la liberté de circuler, d'éteindre leur portable, des projets de soirées, etc., ne sont pas joignables et disponibles sur un claquement de doigts.

En aucun cas les élus de la ville de Rennes ou la préfecture ne peuvent considérer comme un refus d'accepter une solution si les personnes n'ont pu être prévenues à temps ou disponibles pour se rendre impérativement là où on leur à demandé d'aller sans leur consentement ou acceptation et tout particulièrement quand ils n'ont pas les moyens techniques ou financiers pour s'y rendre. Le cas est assez fréquemment rencontré pour être souligné.

La technique instituant comme mode de fonctionnement le : « cela ou rien, maintenant ou jamais » est inadmissible et ne doit plus être entériné par les élus.

En cas d'échec de la matérialisation d'une proposition d'hébergement le DAL35 ne peut être tenu pour responsable.

CONCLUSION

Le DAL35 n'est ni le premier ni le dernier mouvement citoyen à s'indigner qu'il y ait des personnes à la rue. Que ce soit en été ou en hiver.

Le DAL35 n'agit pas par compassion même si ses adhérents en éprouvent pour ces enfants, leurs parents et leurs amis dehors dans le froid et la pluie.

Le DAL35 constate que les logements nécessaires pour loger tous les sans abri existent en Ille-et-Vilaine. Sur Rennes Métropole 8000 logements vacants, parfois depuis plusieurs années, sont disponible pour loger les 200 à 300 personnes qu'il a recensées à la rue en cette fin décembre 2009.

Seul le refus d'appliquer la loi empêche l'État ou ses représentants locaux de leur donner un abri. C'est un abus de droit manifeste.

Nos actions ne sont pas illégales malgré les apparences : elles sont légitimes, elle se substituent à une action légale que l'État a la charge de conduire. Cette charge lui a été confiée par les citoyens. Nous ne faisons que la lui rappeler.

Nous souhaitons avec détermination que la Ville de Rennes s'associe avec l'ensemble des moyens politiques et administratifs considérables dont elle dispose à ce rappel à la loi du représentant local de l'État : la Préfecture.

jeudi 11 février 2010

Rennes, un ticket pour l'enfer....(suite)

Acharnement et arrestations matinales....


Ce matin vers 06:00 la police a procédé à l'encerclement et l'arrestation du groupe de Somaliens qui, faute de mieux avait trouvé refuge dans un parking du centre ville après son expulsion du lieu géré par la Croix rouge, dénommé La Pause.

Une surprise considérable puisque cette installation, dans ce lieu misérable, avait été particulièrement suivie par la BAC, plus d'une heure durant, aux alentours d'une heure du matin et que de ce fait on pouvait admettre un tacite accord.

Si quelques uns ont pu s'enfuir, la majorité d'entre eux ont été conduits dans un commissariat du centre, sans que l'on sache véritablement où et dans quelles conditions.

Hélas, parmi ce groupe, quelques uns n'avaient encore pas pu déposer officiellement leur demande d'asile ou avaient rendez vous, aujourd'hui même, à la préfecture pour un contrôle de leurs empreintes.

Depuis, s'il semble que 7 d'entre-eux aient été relâchés, mais que 5 autres se trouveraient actuellement à la PAF....

Décidemment, en Ille-et-Vilaine, pour certains demandeurs d'asile, il est tout aussi interdit de vivre à la rue que d'être hébergés !

Rennes, un ticket pour l'enfer.....

La mairie de Rennes,  en accord ou sur une demande de la Croix rouge,  fait évacuer par les forces de l'ordre une quinzaine de demandeurs d'asile somaliens retranchés à la Pause....

Mercredi 10 février 2010, une dizaine de demandeurs d'asile somaliens, arrivés depuis trois jours à Rennes,  ont vers 13:00, en préfecture d'Ille-et-Vilaine, tenté d'obtenir auprès de l'autorité concernée, conformément à la loi, un hébergement.

Pour toute réponse, ils n'ont obtenu qu'une stricte interdiction d'entrer en préfecture et l'injonction de s'en remettre au 115 malgré la certitude que rien ne leur serait proposé.

Inopinément présents sur place, pour d'autres circonstances toutes aussi dramatiques, des militants du Dal35 prirent les devants et signalèrent par téléphone à l'élue de permanence de la Ville de Rennes, rencontrée le matin, qu'aux 25 personnes sans hébergement signalées, devait être ajouté ce groupe.

Transis de froid et affamés, sans idée où aller, nous les avons invités à se rendre au lieu d'accueil dénommé La Pause, ouvert entre 20:00 et 23:00, un local municipal mis à disposition des sans-abri et géré par la Croix rouge.

Durant l'après midi, le Dal35 a appelé à une mobilisation de soutien en diffusant largement l'information de ce rendez-vous sur le net. Au point que les bénévoles de la Croix rouge nous attendaient pour nous signifier que si naturellement ils accueilleraient les migrants somaliens, une interdiction était donnée aux militants de Dal35 de pénétrer dans les lieux.

Vers 20:30, un groupe de somalien plus important que prévu est entré dans le local géré par la Croix rouge.

A cette même heure, le Dal35 a sollicité les bénévoles et l'équipe encadrante pour que la municipalité Rennaise soit avertie de la présence effective des migrants et de leur intention de demeurer dans les locaux tant qu'aucune autre proposition ne leur serait faite.

Mais ce n'est qu'aux alentours de 23:30 que les choses se clarifièrent.

La préfecture confirma ne pas vouloir céder à ses obligations d'hébergement, même par une nuit glaciale et neigeuse. La Ville de Rennes bien qu'ayant tenté une négociation pour obtenir une solution transitoire renonça et sur demande ou en accord avec la Croix rouge ordonna à la police nationale d'évacuer les lieux.

Une évacuation fermement exécutée à minuit.

Nul ne peut plus douter qu'en Ille-et-Vilaine, les demandeurs d'asile, n'ont plus aucun droit autre que celui de disparaitre ....

mercredi 10 février 2010

Demandeurs d'asile en détresse...

Urgence : Appel à une mobilisation de soutien


Ce matin entre 9:30 et 12:00, mairie de Rennes

25/30 personnes ont sollicité un hébergement d'urgence ce matin en mairie . L'élue était Marie-Anne C.

1) Aucune n'a obtenu de place. Le 115 étant définitivement complet.

2) La préfecture a été alerté, en vain.

3) Malgré un froid ressenti de moins 9° prévu pour cette nuit, le plan grand froid ne sera pas déclenché malgré les demandes de l'élue de permanence.

Aujourd'hui entre 13:00 et 14:30, préfecture Beauregard.

Lors du rassemblement RESF prévu à cette heure, une dizaine de somaliens affamés et à la rue sont arrivés. La préfecture ne les a pas reçu et renvoyé vers le 115.....

Face à cela, nous leur avons indiqué de se rendre à la Pause dès 20:00 ce soir. Dans un premier temps pour s'y restaurer....puis de tenter d'y rester....

Nous avons sollicité la Mairie et la préfecture. Le plan grand froid devrait être appliqué. Que faire d'autre ?


Nous appelons donc à une mobilisation de soutien ce soir à la Pause, sachant que celle-ci ferme à 23:00.


Il ne s'agit pas d'occuper les lieux mais d'obtenir pour ces personnes un hébergement, conformément à la loi et aux conditions météorologiques.

Merci de relayer ce message et de votre participation......

Conseil Municipal du 08 février 2010

Intervention de Marie-Anne Chapdelaine, 14e adjoint, Déléguée à l'égalité des droits et à la laïcité et chargée de la prévention des risques des immeubles.

Depuis quelques années, sous les gouvernements de droite, on assiste à une véritable remise en cause de la présence des immigrés sur le sol français.
En effet, les lois votées depuis 2002 et modifiant la loi relative à l'entrée et au séjour des étrangers, n'ont de cesse de durcir les conditions d'entrées des étrangers en France, mais aussi de rendre plus difficile la situation de ceux qui y vivent. Pour exemple, le durcissement des conditions du regroupement familial qui remet en cause le droit inaliénable à vivre en famille.
Sans parler des mariages mixtes qui sont sans cesse stigmatisés. Et pourtant la France est riche des apports de tous ces hommes et de ces femmes de toutes origines, qui ont contribué à l'histoire de la France, à son essor économique et à son rayonnement.
Et que dire du respect du droit d'asile, quand on renvoie des Afghans dans leur pays ?
Pourtant, accueillir dignement les personnes et les familles qui demandent l'asile politique et leur assurer des conditions de vie décentes est une obligation qui s'impose à l'Etat.
Inscrit dans le préambule de la Constitution de 1946, réaffirmé par la signature de la Convention de Genève, le droit d'asile est une liberté fondamentale dans notre République.
Cependant, la droite n'a de cesse de restreindre ce droit, en n'accueillant plus, dans des conditions correctes et décentes, les personnes venues demander l'asile.
Nous ne pouvons admettre que le droit d'asile soit remis en cause.
L'Etat doit assumer ses obligations, en leur assurant des conditions dignes, en les hébergeant notamment.
Devant cette politique inhumaine, qui bafoue les droits de l'homme, comme en témoigne le placement d'enfants en centre de rétention, et les éclatements ou expulsions de familles dont les enfants sont scolarisés, ou bien quand on refuse de régulariser les travailleurs sans-papiers, nous ne pouvons que dire notre solidarité et notre indignation devant cette situation.
Pour autant, il n'est pas question que la Ville de Rennes se substitue à L'Etat.
Mais, dans le cadre de nos valeurs de solidarité et de fraternité, la Ville de Rennes s'est chaque fois rendue disponible et a fait preuve de disponibilité pour participer à la recherche de solutions.
Pour exemple sur le logement des demandeurs d'asiles, nous avons proposé à la préfecture de mettre à disposition des biens immobiliers dans le cadre du respect des compétences de l'Etat.
De la même manière, le CCAS de Rennes, dans le cadre de ses aides facultatives accompagne et soutient des personnes pour lesquelles l'Etat n'assure pas le droits à la subsistance.
Mais quand l'Etat assume ses responsabilités, missionne des associations et nous passe commande, Rennes et Rennes Métropole répondent présents. Ainsi le Projet Saint Cyr de ce soir qui permettra d'augmenter le nombre de places de mise à l'abri mais aussi les projets concernant Benoît Labbre.

mardi 9 février 2010

Conseil Municipal du 08 février 2010

Réponse de Nathalie Appéré, première adjointe et déléguée à la solidarité (sic!), au Réseau logement 35.


J'espère que le débat précédent vous aura une nouvelle fois éclairé sur notre action en faveur du droit au logement.

Sur les termes de votre question, je voudrais être claire. Toute personne ou famille qui souhaite être reçue par l'élu de permanence l'est systématiquement, le mercredi comme tout autre jour.
Les antennes CCAS et en particulier celle de Kléber sont aussi ouvertes à l'accueil de toutes les personnes pour l'instruction des situations sociales individuelles.

Le hall de la mairie n'est par contre pas destiné à la tenue de réunions ou manifestations collectives. Il en va du bon fonctionnement des services de l'Hôtel de Ville et par extension du bon accès à tous les usagers.

Il existe par contre dans cette ville des équipements spécifiques dédiés à l'accueil, sur réservation, des réunions et autres manifestations associatives. Faites en la demande.

Vous évoquez une saisine de la HALDE. C'est votre droit. Nous attendons la procédure avec beaucoup de sérénité.

lundi 8 février 2010

Conseil Municipal du lundi 08 février 2010

Question en séance au conseil municipal de Rennes le lundi 8 /02/2010 par le "Réseau LOGEMENT pour TOUTES et pour TOUS en ILLE ET VILAINE"


Mesdames, mesdemoiselles, messieurs les conseiller-e-s municipaux/ales,


Cette question vous est posée par le réseau logement 35, qui regroupe des organisations politiques (Les Verts, NPA Nouveau Parti AntiCapitaliste, AL Alternative libertaire , FASE Fédération pour une Alternative Sociale et Solidaire...), syndicales (Solidaires, CNT Confédération Nationale du Travail...) et associatives (MRAP Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples, DAL Droit Au Logement, Relais étrangers...) ainsi que des individus.

Depuis maintenant plus de 5 mois, l'association Droit Au Logement 35 tente de trouver des solutions de logements décents pour les demandeurs d'asile à la rue sur le territoire de la ville de Rennes. Dans cette optique, le DAL 35 vient tous les mercredi à la mairie solliciter l'élu-e de permanence sur la situation de plusieurs personnes, parmi lesquelles souvent des femmes enceintes, des couples, des enfants, des personnes malades...Ces personnes vivant sur votre territoire, il est de votre devoir de les recevoir décemment et de rechercher des solutions à leurs problèmes.

Malheureusement, depuis quelques temps, l'accueil qui leur est fait s'est gravement dégradé. Les personnes concernées ne peuvent plus entrer librement dans la mairie, l'accès leur étant barré par la police municipale.

Elles doivent alors patienter dehors, parfois sous la pluie et dans le froid, en attendant qu'on daigne éventuellement les recevoir.

Les militants du DAL 35 et les demandeurs d'asiles n'ont jamais créé de problème lors de ces actions du mercredi.

Pourtant, il s'avère que les policier-e-s municipaux/ales filtrent l'accès à la mairie, refusant uniquement les personnes liées au DAL 35. Il s'agit là d'un cas flagrant de discrimination, sur lequel nous envisageons de saisir la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité (HALDE) si la mairie ne change pas d'attitude.

La question que nous souhaitons poser au conseil municipal est donc la suivante:

Pourquoi la mairie accueille-t-elle les militants du DAL 35 et les demandeurs d'asile de manière aussi indigne?

De quel droit se permet-elle de mettre en place une politique discriminatoire d'accueil des habitant-e-s de sa commune?

Nous vous remercions de votre attention

samedi 6 février 2010

Conseil Municipal du lundi 08 Février 2010

Communiqué de presse


Le Réseau logement 35 interviendra au prochain conseil municipal de Rennes, le 8 février 2010,
sur l'accueil discriminatoire réservé aux demandeurs d'asile en mairie.

Le Dal35 remercie et soutient ses partenaires du Réseau logement 35 pour cette initiative.

Le Dal35 ne peut hélas que confirmer l'application de consignes restrictives à l'encontre des migrants et des associations militantes sur le droit au logement mises en place par la ville de Rennes et ses élus.

Certes, il sera rappelé que le logement des demandeurs d'asile est de la compétence de l'État et de la préfecture en particulier.

Certes, nous reconnaissons que la municipalité rennaise intervient régulièrement sur le sujet pour s'imposer comme une partenaire et médiatrice incontournable dans les négociations auprès des autorités concernées, allant jusqu'à mettre à disposition 32 logements....

Mais en vain.... puisque ces logements sont toujours vides, comme tant d'autres, et le nombre de personnes sans hébergement pour le moins constant.

Bien évidemment la mairie de Rennes ne peut et ne doit se substituer à l'État pour tout et toujours.

Cependant le respect des droits fondamentaux pour tous doit rester indiscutable.

Limiter ou interdire le droit de circuler, de représentation, de revendication, de rassemblement, exceptionnellement ou temporairement, qui plus est à destination des plus démunis, de surcroît étrangers, est sans contestation possible antidémocratique mais avant tout contreproductif pour qui prétend vouloir défendre et trouver une solution rapidement pour les sans-abri.

Nous souhaitons voir la ville de Rennes en finir avec ses contradictions récurrentes, qui consistent à tenter artificiellement de réduire toute visibilité du problème et sa médiatisation, en utilisant si nécessaire des méthodes contestables, pour prétendre affirmer à la suite, utiliser tous les moyens en son pouvoir pour résoudre les dysfonctionnements avérés, concernant l'hébergement des demandeurs d'asile à la rue sur son  propre territoire.

vendredi 5 février 2010

Réquisition 3, 4 allée de Brno à Rennes, point de situation.

L'association Dal35 est entrée dans les lieux, sans la moindre effraction, le 15 décembre 2009, un appartement situé au 1er étage d'une tour du quartier de Maurepas, à Rennes

Un logement, vide depuis plusieurs semaines à l'instar d'autres appartements situés dans la même tour, géré par Archipel Habitat, office public d'aménagement et de construction rattaché à la communauté d'agglomération « Rennes Métropole ».

Le 19 décembre 2009, avec le soutien du Dal35, trois demandeurs d'asile investissaient le logement.

Le 02 janvier 2010, Archipel Habitat découvrait officiellement la présence des personnes et faisait constater l'occupation dudit logement par un acte d'huissier, venu accompagné de policiers.

Par acte de huissier signifié le 20 janvier 2010, Archipel Habitat assignait à comparaitre devant le tribunal d'instance de Rennes, le 22 janvier, les trois occupants.

Le 22 janvier 2010, le jour de l'audience prévue,les avocats des 2 parties acceptèrent d'un commun accord, un renvoi au 5 février 2010.

Aujourd'hui 5 février 2010, le tribunal d'instance de Rennes, après avoir écouté les plaidoiries des avocats, a différé sa décision au 5 mars 2010.

A suivre.....

jeudi 4 février 2010

Concert de soutien au Dal35 avec Les Frères MOLOTOV


http://www.papier-timbre.org/ 39 rue de Dinan à 20h (prix libre)


avec les FRERES MOLOTOV http://www.lesfreresmolotov.org/ fanfare avec des musiciens venant de groupes différents dont Joli Môme


Concert de soutien organisé par General Strike http://generalstrike-asso.blogspot.com/