vendredi 24 décembre 2010

Bilan d'une réquisition emblématique.

La réquisition de l'ancien funérarium du 1er mai au 15 décembre 2010  7 mois durant lesquels aucun incident n'est survenu.

Nous pouvons, en guise de bilan, citer les acteurs qui ont fait de cette lutte un succès :

 . Les migrants qui en premier lieu ont géré la réquisition dignement malgré les conditions matérielles désastreuses et la surpopulation,
 . Le propriétaire qui n'a pas intenté de procédure judiciaire ni souhaité une intervention policière qu'elle qu'en soit la raison,
 . Les sociétés  distribuant contre leur gré eau et l'électricité,
 . Le voisinage immédiat, particuliers et entreprises qui ont vu leur fonctionnement quotidien perturbé sans s'alarmer outre mesure,
 . Tous ceux qui anonymement ont contribué matériellement, financièrement et/ou moralement à cette entreprise,.
 . Le Réseau Ville Hôpital pour son suivi médical et son implication,
 . Les associations diverses,  collectivement signataires d'un communiqué, pour leur aide et soutien,
 . Le Réseau logement pour ses rassemblements mensuels et son indéfectible soutien,
 . Les journalistes pour leurs articles, reportages et droit de suite,
 . Les travailleurs sociaux  concernés.

 . la Ville de Rennes, pour avoir comme nous le demandions :

 . Reconnu qu'un nombre considérable de personnes vivaient à la rue
 . Demandé officiellement  au préfet un ordre de réquisition 
 . Dénoncé publiquement la politique nationale réservée aux migrants, ainsi que la politique de régionalisation,
 . Jugé inacceptables et dégradantes les conditions d'accueil des migrants en Ille-et-Vilaine
 . Proposé  80 places d'hébergement .

Enfin  la préfecture d'Ille-et-Vilaine pour :

 . Avoir reconnu ses manquements,
 . Y avoir remédié en partie,
 . être intervenue avec discernement.

Nous remercions donc tous ceux et celles qui ont permis que cette réquisition se termine positivement pour les demandeurs d'asile tout en regrettant que cela se soit fait dans la précipitation; rappelons que nous alertions mairie et préfecture depuis un an et demi et que seul l'intérêt marqué par la presse a fait évoluer les positions.

Un remerciement spécial aux  bénévoles qui ont temps et voitures pour pallier les manques de l'administration et sans lesquels les délais n'auraient pu être tenus.

Cela étant, le Dal35  rappelle à tout un chacun, qu'au delà des solutions apportées  par les acteurs concernés directement ou indirectement par la problématique des sans-logis, le nombre de sans-abris sur Rennes reste considérable.

Rappelons que le Dal35 milite pour l'hébergement de toute personne à la rue sans conditions préalables.

mercredi 22 décembre 2010

vendredi 17 décembre 2010

Demandeurs d'asile : Jean-Yves Le Drian nous écrit.

par courrier du 2 novembre dernier vous m'avez alerté sur la situation des demandeurs d'asile à Rennes. Votre courrier a retenu toute mon attention ; je comprends et partage, bien évidemment l'émotion légitime de votre association face à la détresse des personnes à la rue.
Comme d'autres métropoles, Rennes est confrontée à la situation difficile des demandeurs d'asile. Ces difficultés ne relèvent pas , vous le savez, d'un problème d'offre de logements, mais sont la traduction d'une politique nationale d'asile et d'immigration. La législation donne pourtant aux demandeurs d'asile des droits à des conditions matérielles décentes qu'il appartientr à l'Etat de mettre en place. Le Conseil d'Etat, dans une décison du 17 septembre 2009, a rappelé avec force la valeur de liberté fondamentale du droit d'asile et les obligations de l'Etat pour le faire vivre réellement.
Je sais que sur Rennes, la ville et les associations ont fait des propositions qui sont aujourd'hui à l'examen du Préfet de la Région Bretagne M. Cadot.
Par ailleurs, il est important que l'Etat revienne sur la politique de régionalisation des plateformes d'accueil des demandeurs d'asile, qui est à l'orignie, depuis près de deux ans, de la dégradation de la situation, à Rennes, comme dans d'autres métropoles.
Je vous prie de croire, monsieur, à l'expression de mes salutations les meilleures."

Demandeurs d'asile : le Parti communiste s'exprime et le fait savoir.

cLettre reçue au siège social du DAL35 datée du 7 décembre 2010  adressée  par Eric Berroche adjoint au maire et président du groupe communiste.
"j'ai le plaisir de vous adresser une intervention de mon amie Katja Krüger au conseil municipal du 6 décembre 2010. Celle-ci concerne la situation des demandeurs d'asile"
Katja Krüger. est conseillère municipale et déléguée à la diversité culturelle
Intervention de  Katja Krüger à propos de l'hébergement et de l'accompagnement social des demandeurs d'asile :
La situation que vivent de très nombreux demandeurs d'asile est un scandale.
Cela me scandalise, cela scandalise de nombreux élus de cette assemblée, de nombreuses rennaises et de nombreux rennais et ce, bien au delà des associations de solidarité.
La médiatisation récente de leur sort, notamment dans le squat de la rue Louis Postel, a mis à la lumière du jour des situations qui mobilisent notre majorité depuis longtemps.
Ces femmes et ces hommes, ces familles entières bien souvent, sont venus demander asile à notre pays : ils fuient la dictature et  ils fuient aussi la misère, la pauvreté. C'est bien souvent le désespoir qui les jette sur les routes.
Parce que le sort des demandeurs d'asile révolte, des citoyens s'organisent, se mobilisent motivés par des valeurs que nous partageons pleinement. Cependant, les occupations de locaux publics, les déclarations dans la presse ou dans le réseaux militants entretiennent souvent la confusion.
Il est particulièrement insultant d'être mis "dans le même sac" que ceux dont nous combattons la politique et dont nous condamnons fermement l'atitude vis à vis des demandeurs d'asile. Lorsque les élus de gauche sont pointés du doigt, ce sont Nicolas Sarkozy et ses amis qui sont protégés de toute critique et c'est inacceptable.
Nous, nous ne renvoyons pas systéamtiquement "la balle" à la préfecture comme cela se dit ou s'écrit parfois : nous mettons et nous continuerons de mettre l'Etat et ses représentants devant leurs responsabilités.
C'et tout lsens de la délibération que nous voterons ce soir, c'est tout le sens des propositions que nous faisons au préfet: la création du COORUS et les 80 logements que nous mettons à disposition.
L'Etat a la responsabilité de respecter les droits des demandeurs d'asile, droits fixés par nos lois et par des conventions internationales.
Comme les politiques migratoires sont de plus en plus injustes ces dernières années, le droit d'asile est aujourd'hui fortement fragilisé et même remis en cause,notamment par la centralisation des formalités d'accueil sur quelques villes seulement dont la nôtre.
En n'assumant pas ses devoirs envers les demandeurs d'asile, l'Etat fait clairement reposer leurs droits, en particulier celui de se voir assutrer un hébergement, sur les collectivités.
Il est inacceptable que le droit d'asile dépende des moyens mais aussi de la sensibilité politique des équipes élues en place, de l'existence ou non d'un tissu associatif pour leur venir en aide.
Au cours des permanences qu'ils effectuent, tous les élus de la majorité ont été confrontés aux drames humains que vivent les demandeurs d'asile.
nous avons tous reçus des familles et leur avons proposé des solutions, bien souvent porvisoires...lorsque nous en avions à proposer!
Combein de fois nous sommes nous heurtés à un mur lorsque nous nous sommes adressés à la Préfecture, combien de fins de non recevoir, de personnes, y compris de hauts responsables, qui nous raccrochent au nez après nous avoir invité à nous débrouiller?
Ce n'est certainement pas ainsi qu'une Institution représentant la République Française doit se comporter lorsque des enfants risquent de dormir dans la rue, lorsqu'ils se voient contraint de devenir des squatteurs.
Il n'est pas plus acceptable qu'un élu du peuple soit réduit à l'impuissance devant la détresse humaine parce qu'un gouvernement a décidé de se défausser de ses obligations sur l'accueil des étrangers.
les élus du groupe communiste adhèrent complétement aux exigences formulées par la délibération et aux propositions concrètes quelle contient. Nous demandons par ailleurs que l'Etat rembourse à la ville de Rennes la totalité des nuits d'hôtel dont nous avons fait bénéficier les demandeurs d'asile."
KATJA KRÜGER

FIN DE LA REQUISITION LOUIS POSTEL !

Il n'y a pas eu d'évacuation policière. Les derniers occupants ont tous reçu une proposition d'hébergement.
Au final plus d'une centaine de personnes auront quitté le dispositif  du 115.

jeudi 16 décembre 2010

Mobilisation pour un logement pour tous



Face à la pénurie de logements qui s’amplifie depuis des mois, à Rennes, dans l’Ouest comme partout en France, la Coordination Régionale Bretagne / Pays de Loire solidaires des personnes immigrées appelle à une journée de mobilisation le samedi 18 décembre 2010
Dans toutes les villes de l’Ouest, le droit à des conditions d’accueil décentes pour les étrangers est bafoué.

Depuis mai 2009, une réforme obligeant les demandeurs d’asile à déposer leur dossier à la préfecture de région a créé un afflux de migrants dans les grandes villes comme Rennes, Nantes, Angers...
À Rennes, le 115 (n° d’appel d’urgence pour les personnes sans domicile) est totalement saturé, laissant des dizaines de personnes chaque soir à la rue. Grâce au DAL35, 150 migrants dont 34 enfants de 1 mois à 15 ans ont trouvé refuge dans des conditions précaires. Face à cette situation alarmante et inacceptable, la municipalité rennaise a promis 80 places pour les reloger. Mais cette solution est insuffisante :
de nombreux demandeurs d’asile ne sont pas pris en compte, et trop de personnes restent exclues de ce dispositif :
les familles "Dublin 2", c’est à dire réadmissibles vers un autre pays européen par lequel ils ont transité,
les demandeurs d’asile venant d’un pays considéré comme "sûr", ou encore les personnes sans-papiers.
En pleine période hivernale, alors que le froid met en danger la vie de milliers de sans-abris français et étrangers, nous exigeons un logement pour tous.
Pour exprimer notre indignation face à l’État qui piétine la dignité humaine en se soustrayant à ses obligations légales alors que des milliers de logements vides sont inoccupés :
Rendez-vous samedi 18 décembre à 14h30 place de la gare
Ce même jour, des actions seront organisées simultanément à Angers, Nantes, Brest...

Signataires membres du « Réseau logement pour toutes et tous 35 »
RESF35, MRAP35, DAL35, CIMADE, CNT35, ATMF35, FASE35, RUSF35, RELAIS ÉTRANGERS, EUROPE ÉCOLOLOGIE-LES VERTS35, CONSEIL DES MIGRANTS

Rapport de visite des locaux de l'ancien funérarium de la rue Louis Postel


                       Rennes, 22 novembre 2010

Direction Santé Publique- Handicap                      
Service Santé environnement
 14 rue Saint-Yves - BP 3126
35051 Rennes-Cedex
Téléphone: 02 23 62 22 10
Télécopie : 02 22 62  22 14
E-mail : dsph-santéenvironnement@ville-rennes.fr

Rapport de visite des locaux de l'ancien funérarium de la rue Louis Postel


Le lundi 22 novembre 2010, entre 14 et 16 heures, je soussigné :
Alain Jourdren, responsable de service santé environnement de la Ville de Rennes, ingénieur territorial habilité,
accompagné de Pascale Meillier et Gwenaelle Le Moigne, techniciennes supérieures territoriales habilitées dans ce même service,

avons procédé à la visite des locaux de l'ancien funérarium situé 28 rue Postel, parcelle BP 70, propriété d'une personne privée.

Cette propriété d'une superficie de 2347m², dont 895m² bâtis, est aujourd'hui désaffectée.

Elle comprend 3 bâtiments et une cour centrale. Nous avons été reçus par des personnes se déclarant d'origine étrangère qui ont accepté que nous visitions l'ensemble des pièces accessibles.
Certaines pièces n'ont toutefois pas été visitées en l'absence de leurs occupants

Selon les observations faites et les témoignages fournis par ces personnes, et sous réserve de défaut de compréhension liés au barrage de la langue, il apparaît que plus de 80 personnes, dont des enfants scolarisés dans des établissements rennais  et des bébés, originaires de différents pays de l'Europe de l'Est et d'Asie ( Roumanie; Géorgie, Russie, Daghestan, Tchetchenie, Mongolie, Chine...) occupent le site. Malgré la précarité des équipements et des locaux et un nombre restreint de conteneurs de déchets (3 baces de 240 litres), l'ensemble est correctement tenu par les occupants.

Les pièces, préexistantes dans la maison d'habitation et la chambre funéraire, bricolées avec des matériaux de fortune dans des parties des combles et du hangar, ont en général une dimension de 10 à 20 mètres carrés.

Les observations faites pour chaque bâtiment sont mentionnées ci-dessous.


Bâtiment 1 : maison principale sur rue (30 personnes)

Dans la cour : 1 cabinet d'aisance (pouvant servir à l'ensemble des occupants), une douche, un lavabo non raccordé.

Sous-sol :
Sous-sol inondé avec une chambre de dépannage pour les familles n'ayant pas accès à un hébergement via le 115. Présence de l'ancienne chaudière.

Rez-de-chaussée :
Occupation : 5 familles (Géorgie), soit 14 personnes dont 5 enfants pour 4 chambres.
1 cabinet d'aisance, 1 lavabo avec eau froide dans la salle d'eau, 1 évier dans la cuisine.

1er étage :
Occupation : 4 familles ( Géorgie, Russie), soit 11 personnes dont 4 enfants (3 en très bas âge) pour 3 chambres.
1 cabinet d'aisance, 1 lavabo non raccordé à l'évacuation, 1 évier raccordé dans la cuisine.
Utilisation du gaz (tuyau en bon état non périmé, aération satisfaisante en partie haute et basse).

2ème étage (combles) :
0ccupation : 4 familles (Géorgie, Russie), soit 4 à 5 personnes célibataires sans enfant.

Désordres constatés :
           - Branchement électrique bricolé, nombreux raccords et nombreux appareils branchés sur la même prise. Risque d'électrocution des occupants et/ou risque d'incendie.
            - Absence de moyen de chauffage. Les familles se chauffant grâce à des plaques électriques branchées en continu.
             - Combles non isolé.
             - Sur-occupation.
             - Les habitants des combles ne disposent pas d'un point d'eau.
    
Bâtiment 2 : annexe plus hangar ( 42 personnes)

Rez-de-Chaussée
Occupation : 3 familles (Roumanie) soit 5 personnes dont 1 enfant (15 mois malade lors de notre passage)
Les 3 familles se répartissent en 2 cellules aménagées et isolées par des cartons. Les deux pièces ainsi construites sont dépourvues de fenêtres. Il n'y a pas de point d'eau. Les occupants utilisent des sanitaires présents dans la cour.
Le chauffage est assuré par un radiateur électrique type grille-pain.

Étage:
Occupation : 8 familles (Géorgie) soit 17 personnes dont 6 enfants.
Disposent de radiateurs électriques. Les occupants utilisent des sanitaires présents dans la cour.

Sous combles :
Occupation : 3 familles (Mongolie), soit 11 personnes dont 5 enfants.
La toiture n'est pas isolée. Ils ne disposent pas de l'électricité. N'ont pas de point d'eau. Les occupants utilisent des sanitaires présents dans la cour.

Annexe :
Occupation : 4 familles (Géorgie) soit 9 personnes dont 2 enfants et une femme enceinte.
Pas de point d'eau. Les occupants utilisent des sanitaires présents dans la cour.

Désordres constatés :
             - Branchement électrique bricolé, nombreux raccords et nombreux appareils branchés sur la même prise. Risque d'électrocution des occupants et/ou risque d'incendie.
            - Absence de moyen de chauffage. Les familles se chauffant grâce à des plaques électriques branchées en continu.
             - Combles non isolé.
             - Sur-occupation.
             - Les habitants des combles ne disposent pas d'un point d'eau.

Bâtiment 3 : ancien funérarium (16 personnes)

Occupation : 8 familles (Géorgie +  Tchetchénie), soit 16 personnes dont 4 enfants pour 5 chambres.         -
1 cabinet d'aisance avec 1 lavabo, 1 évier dans la cuisine commune. L'électricité est aussi bricolée mais les fils sont moins apparents que dans les autres bâtiments.
Certaines chambres sont dépourvues d'ouvrant vers l'extérieur.

Désordres constatés :
             - Branchement électrique bricolé, nombreux raccords et nombreux appareils branchés sur la même prise. Risque d'électrocution des occupants et/ou risque d'incendie.
            - Absence de moyen de chauffage. Les familles se chauffant grâce à des plaques électriques branchées en continu.
             - Pièces dépourvues d'ouvrant vers l'extérieur.
             - Sur-occupation.
           
CONCLUSION :
            
                La visite effectuée permet de relever une insalubrité des locaux susceptibles de nuire à la santé des occupants.
              - Absence de point d'eau dans les chambres de certains occupants,
              - Insuffisance d'équipements sanitaires (4 WC pour 88 personnes),   
              - Branchement électrique bricolé, nombreux raccords et nombreux appareils branchés sur la même prise. Risque d'électrocution des occupants et/ou risque d'incendie,
          - Absence de moyen de chauffage dans la plupart des chambres. Les familles se chauffant généralement grâce à des plaques électriques de cuisson  allumées en continu,
              - Présence de pièces dépourvues d'ouvrant sur l'extérieur,
              - Sur-occupation, notamment dans la maison principale,
              - Défaut d'isolation des chambres créées dans les combles et le hangar,
              -  Occupation de locaux par nature impropres à l'habitation.  

Alain Jourdren

Ingénieur habilité,
Responsable du Service
Santé-environnement.

mercredi 15 décembre 2010

Réquisition Louis Postel : l'organisation des départs finalisée !

Mardi 14 décembre 2010, 48 personnes supplémentaires ont définitivement quitté la réquisition  Louis Postel, soit au final un total de 88 personnes .

Détails :
- La préfecture n'a pas libéré les 20 places en CADA prévues.
- Le Conseil général a fait un geste pour 8 personnes seulement..
- La Ville de Rennes, après les avoir ouvertes, devrait pérenniser ces 80 places supplémentaires obtenues.

Reste que ce mardi  soir :

-  25 demandeurs d'asile occupaient toujours Postel dans l'attente d'un hébergement
-  Qu'il y a deux autres réquisitions du Dal35 regroupant un soixantaine de personnes qui attendent un logement.
-  Qu'une trentaine de personnes, dans le même but, occupent une église à l'initiative du Conseil des Migrants.
-  Que le 115 est débordé et sans solution.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Une-nouvelle-vie-pour-80-squatters-de-la-rue-Postel-_40887-1623644------35238-aud_actu.Htm

lundi 13 décembre 2010

Réquisition Louis Postel : 50% des propositions d'hébergement concrétisées !

 Lundi 13 décembre 32 personnes ont quitté la réquisition Louis Postel après avoir obtenu des places en SHT ou accédé à un des logements proposés par la Ville de Rennes.
  8 personnes ont été orientées vers des logements de fonction du Conseil général la semaine dernière.
Soit un total  de 40 sur les 88 places annoncées.

dimanche 12 décembre 2010

Comuniqué d'un collectif d'associations.

"Des efforts encore insuffisants"

Dans un communiqué un collectif d'associations (1) "se réjouit engagées par la préfecture d'Ille-et-Vilaine, le Conseil  général et la Ville de Rennes pour reloger les familles qui se trouvent dans le squat de la rue Louis Postel à Rennes. Ce sont 80 personnes, hommes, femmes et enfants, à qui l'on offre enfin des perspectives d'accueil respectueuses de leur dignité."
   Tout en espérant que les délais de relogement "seront les plus brefs possibles", ce collectif s'inquiète "du sort des familles établies dans deux autres squats à Rennes (60 personnes) ainsi que du sort de toutes les personnes, sans domicile fixe, qui n'obtiennent pas d'hébergement compte tenu de la saturation du dispositif d'hébergement d'urgence."
   Et si les associations reconnaissent les efforts des institutions, elles les estiment encore insuffisants et demandent " que soient trouvées des solutions qui soulageraient durablement la demande d'hébergement centralisée sur l'agglomération rennaise. Il serait judicieux de commencer en particulier pour la domiciliation qui doit faire l'objet d'un effort d'égale répartition sur toute la Bretagne." De réclamer aussi que l'offre d'hébergement d'urgence rennaise "voit ses moyens augmenter en rapport avec la demande et que les règles qui organisent l'accueil d'urgence soient réexaminées et, permettrent à celui qui est accueilli, s'il le souhaite, de demeurer dans l'hébergement d'urgence qui lui est attribué et puisse être accompagné dans son parcours d'insertion."

(1) Accueillir et partager, Saint-Benoît-Labre, ATD Quart-monde, CIMADE, Croix Rouge française de Rennes, Emmaüs, FNARS 35, Fondation Abbé-Pierre agence Bretagne, Secours catholique, SOS Familles, Union départementale des associations familiales?

SUIVI DU CALENDRIER DES PROMESSES D'OFFRES DE RELOGEMENT  

lundi 6 décembre 2010

Réquisition Louis Postel : l'organisation des départs se précise....

Rassemblement avant la réunion du Conseil Municipal de Rennes (3)


En guise de prélude au conseil municipal 150 demandeurs d'asile et parmi eux un grand nombre d'occupants des réquisitions du Dal35 ont calmement manifesté leur présence devant les portes de l'Hôtel de Ville durant 90 minutes.


Le conseil municipal devait pour le moins délibérer sur le sort de 80 d'entre eux..... 




dimanche 5 décembre 2010

Recherche d'un local....


Urgent
Nous avons bon espoir de voir cette semaine se concrétiser les engagements pris par la Ville de Rennes et la Préfecture d'Ille-et-Vilaine.
80 demandeurs d'asile de la réquisition Louis Postel devraient obtenir un logement conformément à la loi.
Le Dal35 sollicite donc particuliers, associations, communes ou quiconque pouvant mettre à disposition ou louer à faible prix un local afin d'entreposer le matériel. ( matelas, radiateurs, réfrigérateurs, etc...)
Merci de nous contacter.

jeudi 2 décembre 2010

SUIVI DU CALENDRIER DES PROMESSES D'OFFRES DE RELOGEMENT


VIDEO TV RENNES. " CA POSE QUESTION" ( Invités : Mairie, Préfecture, Croix Rouge, Dal35) CLIQUER SUR LE LIEN

Suite à la conférence de presse du maire de Rennes du 23 novembre 2010 et de la réunion du 25 novembre  en préfecture, ont été promises un certain nombre de mesures pour 80 demandeurs d’asile de l’ancien funérarium rue Louis Postel à Rennes, à savoir :

-      La préfecture s'engage à attribuer 20 places en CADA (Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile) avant le 15/12/2010 et 60 en CADA avant le 31/03/2011.

-      La mairie s'engage à fournir 80 places pérennes de logements sur le territoire de Rennes-Métropole.
-      Le conseil général s'engage à loger deux familles avec enfants scolarisés (soit 8 personnes supplémentaires).

Nous nous réjouissons de ces mesures, mais elles restent très insuffisantes au vu du nombre de personnes à la rue à Rennes.
Nous vous proposons de suivre avec le DAL35 l’évolution comptable des promesses issues de la réunion en préfecture.






AIDEZ NOUS À COMPTER






Date
d'attribution
Places CADA
(Préfecture)
Places
Mairie
Places
Conseil Général
Promesses du
25/11/2010

20 avant le 15/12/2010
60 avant le 31/03/2011
80


RÉSULTATS au



29 nov.2010



0



0



0

30 nov.2010
0
0
0

1 déc.2010
0
0
0

2 déc.2010
0
0
8

3 déc.2010
0
0
0

4 déc.2010
0
0
0

5 déc.2010
0
0
0

6 déc.2010
0
0
0

7 déc.2010
0
0
0

8 déc.2010
0
0
0

9 déc.2010
0
0
0

10 déc.2010
0
0
0

11 déc.2010
0
0
0

12 déc.2010
0
0
0

13 déc.2010
0
32
0

14 déc.2010
0
48
0



















































































mercredi 1 décembre 2010

Rassemblement avant la réunion du Conseil Municipal de Rennes (3)


Lundi 6 décembre 2010
Place de la Maire à 18h00 à Rennes
Troisième rassemblement mensuel
À l'initiative du Réseau Logement et Dal35.

Les propositions conjointes de la Ville de Rennes et de la Préfecture tardent à être mises en application.
Elles ne concernent que les habitants de la réquisition Louis Postel.
Malgré le froid de nombreuses personnes restent sans solution et offre d'hébergement.
Les dispositifs restent saturés......


Suite à ce rassemblement le Dal35 organise une réunion à 20h30 à la Maison Internationale de Rennes.

Un point de situation sera fait. Nous souhaitons mettre en place une organisation et des modalités d'actions communes.
Le mot d'ordre reste : Un logement pour tous !