samedi 29 octobre 2011

Rennes, Plan hivernal d'urgence. Info ou intox ?


200 à 250 personnes, majoritairement des personnes à la rue, mais aussi travailleurs sociaux et militants associatifs ont répondu à l'appel de la CNAPUS (Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale).

Un rassemblement de deux heures devant les portes, exceptionnellement fermées avec rideau de fer baissé , de la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations) pour dénoncer l'insuffisance des moyens mis en place pour répondre à l'urgence sociale en Ille-et-Vilaine.

Tandis qu'à l'intérieur du bâtiment se tenait une réunion des différents responsables de service, pompeusement nommée "comité de pilotage" et ayant pour objet la mise en place du Plan hivernal d'urgence.

Ce dernier sera mis en place progressivement à partir de lundi prochain jusqu'au 31 mars 2012.

Une annonce ou un effet d'annonce ?

Soit 68 places supplémentaires annoncées, un nombre identique à l'année précédente, qui par ailleurs s'était avéré largement insuffisant.

Mis en place progressivement, ce plan ne répond donc pas à l'urgence sociale qui sous-entend  une réactivité immédiate. 

68 places dont on ne sait rien en nombre de nuitées réelles. On comprend qu'au plus fort de l'hiver elles seront effectives mais il est impossible de déterminer quelle en sera la moyenne durant les 5 mois de la période hivernale. 15, 20 ou 30 ?

La préfecture annonce une augmentation de 25% consacrée à un dispositif complémentaire de nuits d'hôtel. Une annonce tout aussi indéchiffrable que la précédente.

Rappelons que les nuits d’hôtels ne donnent pas un logement, que la formule est onéreuse, distribue des deniers publics à des intérêts privés, parfois marchands de sommeil, que la préfecture a récemment supprimé un nombre considérable de places de ce type, etc.

Enfin la préfecture annonce d'autres dispositifs complémentaires en cours de finalisation et cite pour exemple le plan COORUS et l’accueil de jour. 

La mise en place du plan COORUS a près d'un an de retard et l’accueil de jour ne remplacera pas un foyer pérenne...

La préfecture pour finir déclare dans un article de Ouest-France  que ce dossier est particulièrement important pour les services de l’État. Elle ne dit surtout pas en quoi.

S'agit-il de satisfaire aux exigences de la loi, de répondre aux besoins ou d'organiser une rotation de la misère et de préserver son image ? 

La réalité est que la  préfecture n'a toujours pas répondu à la demande de rendez-vous de la Coordination Régionale un Toit pour Tous.

Pour répondre précisément à l'urgence sociale, il serait temps que le préfet réquisitionne les nombreux biens immobiliers vides appartenant à l’État ou aux collectivités locales sur Rennes-Métropole ! 

Liens Médias :


jeudi 27 octobre 2011

Rassemblement hebdomadaire du Dal35, mercredi 26 octobre 2011, éniémé lettre au Secrétariat Général de la Préfecture !


Mercredi 26 octobre, 197 personnes ont réclamé un logement à la ville de Rennes, via l'élu de permanence.

Un fax a été envoyé, via la ville de Rennes, à la préfecture.

Ni les uns, ni les autres n'ont considéré urgent d'intervenir.





Quand les référés du Dal35 obligent la Préfecture à revoir sa copie. Explications


CR audience référés du 18/10/11 contre refus renouvellement APS + hébergement

Au cours de cette audience, nous avons eu droit à un état des lieux sur l'hébergement des demandeurs d'asile en Bretagne par M. Erb, coordinateur régional de l'hébergement des demandeurs d'asile à a Préfecture du 35, assisté des habituels autres représentants préfectoraux : Coconier, Fraboulet et Laloyer.

Mr Erb commente un échange de mails (joints au dossier du juge) avec les responsables des centres départementaux qui gèrent les centres d'hébergement, et avec l'OFII qui gère le dispositif national.

Conclusion :

1) Le dispositif est saturé, il n'y a aucune place disponible en Bretagne. Il précise que des efforts ont été faits par les services de l'Etat pour mieux gérer les structures et que 2 postes ont été créés" (dont le sien).

2) Me Erb signale que des places en CADA se sont récemment libérées à Fougères...

3) II reconnaît aussi un manque de places en SHT, le dispositif d'urgence étant également saturé.

4) Il admet être de plus en plus souvent contacté par le CHU pour la mise à l'abri de personnes très malades.

La Préfecture a présenté 3 tableaux dans lesquels elle trie les demandeurs d'asile par ordre priorité :

1) Le public considéré comme très prioritaire (demande du CHU, femmes enceintes..),

2) Le public considéré comme prioritaire (famille avec enfants, étrangers malades...),

3) Le public considéré comme non prioritaire (hommes célibataires).

Juge n°1


Situation 1 :

Mme A., mère de famille ossète avec un enfant de 5 ans, a été reçue par la Préfecture la veille pour la délivrance d'un récépissé suite au dépôt du référé, d'où non-lieu pour le refus de renouvellement de l'APS.(Autorisation Provisoire de Séjour)

Mme A. est également hébergée depuis 2 jours par le 115 à l’hôtel . A la demande du juge, le représentant de la Préfecture a précisé que cette mise à l'abri serait prolongée jusqu'à l'obtention d'une place en CADA.

La juge a prononcé un non-lieu également pour l'hébergement, mais elle a cependant fait remarquer l'absence de diligence de la Préfecture pour Mme A. avant que le Dal35 ne dépose des dossiers de référés.


Situation 2 :

M. P., arménien malade considéré comme très prioritaire par la Préfecture. Comme pour le cas précédent, la Préfecture a fait diligence après le dépôt du référé par le Dal35 en fournissant aussitôt un récépissé et une place au 115. D'où un nouveau non lieu concernant ces référés APS et hébergement.


Situation 3:

M. M., ossète cousin de Mme A. Idem que pour les cas précédents, la Préfecture n'a fait diligence Qu'après le dépôt du référé en fournissant un récépissé et une place au 115, d'où encore une fois non lieu pour ces référés APS et hébergement.


Juge n°2


Le juge a commencé par dire son étonnement de se retrouver à nouveau devant des requérants pour le refus de renouvellement APS + hébergement, alors que la Préfecture a déjà été condamnée 15 jours plus tôt pour cette pratique illégale...

M. Erb, quelque peu penaud,, précise que qu'ils ont cessé cette pratique et que l'ATA (allocation temporaire d'attente équivalant à 10 € pour jour) sera reversée avec effet rétroactif.

Malgré les injonctions du Tribunal Administratif de reloger les 4 précédents requérants sous 8 jours, Mélanie Le Verger, avocate du Dal35, précise que seulement 2 d'entre eux ont obtenu une place en CADA et que les 2 autres sont toujours à l'hôtel.


Situation 4 :

M. N., Congolais. Suite à son refus de domiciliation par la préfecture, M. N. s'est présenté à l'UAIR, autre association rennaise habilitée à domicilier les demandeurs d'asile, mais nouveau refus. Il s'est alors présenté tous les jours à la Préfecture pour tenter d'obtenir une APS, qui ne lui a été délivrée qu'après le dépôt de référé.

Le juge ne trouve son nom dans aucune liste. "Vous l'avez perdu ?" demande t-il. " C'est ennuyeux si vous perdez la trace des demandeurs d'asile vous sollicitant ".

Conséquence : un non lieu pour l'APS et une injonction à fournir un hébergement sous 8 jours.


Situation 5 :

M.P., jeune coréen du nord âgé de 19 ans.

Le juge s'étonne que ce jeune majeur ne soit pas considéré par la Préfecture comme public prioritaire.

Mélanie Le Verger explique que M. P. est véritablement à la rue depuis 1,5 ans et dans une grande détresse. Elle précise que cette situation peut durer encore des mois, car la procédure d'asile pour cette nationalité est particulièrement longue.

Comme ses prédécesseurs, M. P. a obtenu la veille de l'audience une APS avec une autorisation de travail.

Le juge découvre que les demandeurs d'asile peuvent obtenir l'autorisation de travailler lorsqu'ils sont en recours.

L'avocate du Dal35 lui explique que cela s'apparente davantage à "une arnaque"... Pour le juge, ce droit au travail ne dispense pas la Préfecture de fournir aux demandeurs d'asile des conditions d'accueil décentes.

M. P. n’apparaît également dans aucun tableau. Le juge le retrouve finalement dans le dispositif régional, alors qu'il est domicilié à Rennes.

Mélanie Le Verger en profite pour dénoncer ce dispositif instauré par la Préfecture du 35 en juin qui impose des quotas de domiciliation à chaque département en envoyant les demandeurs d'asile à St Brieuc, Vannes ou Brest avec une domiciliation sèche sans accompagnement, ni hébergement.


Conséquence : un non lieu pour l'APS et une injonction à fournir un hébergement sous 8 jours.


Situation 6:

M. A. est somalien. Une attestation de l'AFTAM prouve que M. A. appelle régulièrement le 115 mais n'a jamais bénéficié d'une seule nuit d'hébergement depuis son arrivée en France en mars 2011.

M.C., représentant de la Préfecture, affirme que ce document fourni par la PADA est un faux et que des sanctions seront prises à l'encontre de son auteur.

L'avocate du Dal35 précise qui s'agit d'une démarche collective de la PADA fournissant à la demande du Dal35 un formulaire type sur lequel a été ajouté manuellement une phrase sur les conséquences du non renouvellement du récépissé.

« Encore un nom qui n’est dans aucun tableau ? », s'inquiète le juge, « ça ressemble à du boneto. Si on ne jouait pas avec les gens, ça pourrait être drôle. On l'a encore perdu ! ».

Conséquence : un non lieu pour l'APS et une injonction à fournir un hébergement sous 8 jours.




Malgré les ruses employées la Préfecture pour échapper à la justice en convoquant les requérants dès le dépôt des référés pour leur fournir récépissé et une place au 115, le Dal35 a donc obtenu 3 injonctions sur 6 dossiers de fournir un hébergement sous 8 jours.

Les 6 non-lieux pour les refus des récépissés évitent une condamnation de la Pr"fecture, mais ces référés ont permis de mettre un terme à ces nouvelles pratiques inhumaines et dégradantes de la Préfecture du 35 qui laissaient les demandeurs d'asile à la rue et les privaient de l'ATA, leur unique moyen de subsistance.



mercredi 26 octobre 2011

Statistiques du 115 : juillet, août, septembre et 1ère quinzaine d'octobre.


Appelez le 115 : 3 fois sur 4 vous resterez à la rue !

Date                   Nombre d'appels             % de réponses négatives
                                               
Juillet 2011      2979 :  96 appels / jour       556 / 1499 : 72,77 %

Août   2011       3469 : 112 appels / jour     678 / 1977 : 74,41 % 
 
Sept.  2011       3739 : 125 appels / jour      687 / 2188 : 75,81 %

1 au 18 Oct.      2334 : 130 appels / jour      443 / 1499 : 74,55 %


Quelques exemples du nombre de places indisponibles :


 Date Hommes seuls Femmes seules Familles/enfants Couples  Total    
        
25/07       23                   9                          27           10          69

01/08       15                   2                          22            6           47

08/08       16                   9                          46                     77

16/08       14                   3                          39            4           60

22/08       18                  14                         44            8           86

29/08       15                   8                          37            8           72

05/09       17                   4                          74           10        105

12/09       14                   8                          65            6           93

19/09       22                   8                          78           16        127     
26/09       12                 12                          81           12        120

03/10       19                 14                          52           10        101

10/10       21                   4                          60             8          93

17/10       13                   6                          72             4          98
 


mardi 25 octobre 2011

La Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale (CNAPUS) appelle à un rassemblement. Soutenons-les !


Dans la continuité  du mouvement national du 2 août 2011, une Coordination Nationale des Professionnels de l’Urgence Sociale (CNAPUS) a été créée. Un mouvement départemental s’est réuni à Rennes où était présent une partie des professionnels de l’urgence, représentant 7 associations et 12 services.


Un échange a eu lieu autour des difficultés de mise à l’abri pour le 115 ; depuis juillet 2011, 3 demandes d’hébergements sur 4 ont reçu une réponse négative ; d’où l’inquiétude des professionnels de l’urgence sociale qui demandent le respect des deux articles du code de l’action sociale arrêtant les principes d’inconditionnalité, d’immédiateté et de continuité de l’hébergement : 
  

Article 345-2-2 : “Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence. Cet hébergement d'urgence doit lui permettre, dans des conditions d'accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations assurant le gîte, le couvert et l'hygiène, une première évaluation médicale, psychique et sociale, réalisée au sein de la structure d'hébergement ou, par convention, par des professionnels ou des organismes extérieurs et d'être orientée vers tout professionnel ou toute structure susceptibles de lui apporter l'aide justifiée par son état, notamment un centre d'hébergement et de réinsertion sociale, un hébergement de stabilisation, une pension de famille, un logement-foyer, un établissement pour personnes âgées dépendantes, un lit halte soins santé ou un service hospitalier.”  


Article 345-2-3 : “Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation.”  


Le jeudi 27 octobre 2011 à 10h30, une rencontre est organisée entre les directions des associations de l’urgence sociale et les pouvoirs publics. Les professionnels se réuniront devant la DDCSPP et appellent les bénéficiaires des différents services à être présents, le jeudi 27 octobre 2011 à 10h15 afin de montrer leur mécontentement et signifier qu’ils mettent en place une veille. 

samedi 22 octobre 2011

Rassemblement hebdomadaire du Dal35, mercredi 19 octobre 2011, éniémé lettre au Secrétariat Général de la Préfecture !


Mercredi 19 octobre,185 personnes dont 39 enfants ont réclamé un logement à la ville de Rennes, via l'élu de permanence.

Un fax a été envoyé, via la ville de Rennes, à la préfecture.

Ni les uns, ni les autres n'ont considéré urgent d'intervenir.

jeudi 20 octobre 2011

CDAS de Fougères: Défense de l'identité professionnelle!


CDAS de Fougères:
Défense de l'identité professionnelle!

Depuis plusieurs mois, les professionnels du CDAS de Fougères font part de leurs difficultés à exercer leurs missions. Des familles déboutées de leur demande d'asile et mises à la rue les rencontrent dans le cadre d'un accompagnement social et médical. Mais ces agents ont pu recevoir ces derniers temps des consignes orales, contraires à la Loi et/ou à leur éthique, mettant en jeu leur responsabilité:
  • difficultés pour obtenir un accord de la hiérarchie à son plus haut niveau pour le versement d'aides financières au titre de l'Aide Sociale à l'Enfance pour les frais d'hébergement,
  • négociations quotidiennes, au regard des consignes de ne pas rechercher de solutions durables et d'avoir recours en priorité au 115,
  • consignes de ne recevoir que brièvement ces familles pour leur signifier qu'en aucun cas le CDAS ne peut financer leur hébergement, de ne pas les recevoir au-delà des heures d'ouverture du CDAS, quitte à interrompre un entretien et les raccompagner hors des locaux, etc.
  • devoir faire face à l'état de besoin des familles, supporter la responsabilité de la dégradation de-l'état de santé des enfants- et de contribuer à leur insécurité, sans être en mesure de les accompagner comme tout usager en situation régulière.
Aujourd'hui, les collègues ne supportent plus ces conditions de travail, ces injonctions
contraires à leur éthique et de participer à la violence institutionnelle infligées à ces familles !
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      Préavis de grève
      Lundi 7 novembre 2011
    - Pour l'application des textes en matière de prévention et dans le registre de la protection de l'enfance (CASF, Convention internationale des droits de l'enfant), et non la restriction appliquée à ces familles
    - Pour permettre des solutions appropriées qui n'ajoutent plus de déstabilisation pour les familles et répondant à l'intérêt de l'enfant ;
    - Contre d'éventuelles orientations sur des « solutions » de type Accueil Provisoire ou signalement dès lors que les parents ne sont pas responsables de ces situations
    - Pour exiger une note administrative des services du Conseil général indiquant clairement les directives et, le cas échéant, les motifs précis de refus.

mercredi 19 octobre 2011

Recommandé AR à Véolia


Rennes, le 17 octobre

Monsieur le Directeur Régional
Véolia CGE
8 rue Adolphe Bobierre
35000 Rennes

Monsieur le Directeur Régional 



Vous n'êtes pas sans savoir les conditions de logement faites aux demandeurs d'asile par la Préfecture. Vous savez de même que, pour remédier à l'incurie de l'Etat, notre association réquisitionne des logements vides pour installer ces migrants. Vous devez vous douter de la précarité dans laquelle se trouvent ces personnes. Pensez-vous qu'il est humain d'ajouter à cette précarité le refus d'accès à l'eau?

Suite à la demande téléphonique que nous avons faite à vos services, un non catégorique nous a été opposé.

Nous vous demandons donc expressément de revenir sur cette décision et d'ordonner la remise en eau des lieux suivants:

  • 2 et 2bis rue du Poirier Nivet
  • 233 et 237 rue de Châteaugiron

Vous conviendrez avec nous qu'au-delà d'oeuvrer dans le sens de la santé et de l'hygiène publiques, vous feriez un geste d'humanité.

Vous remerciant par avance des bonnes décisions que vous ne manquerez pas de prendre, recevez, Monsieur Directeur régional, nos salutations.


Michel Guérin
Droit Au Logement 35

Recommandé AR
Copie Maire de Rennes

mardi 18 octobre 2011

Recommandé AR au Maire de Rennes

 Rennes, le 17 octobre 2011


                                                Monsieur le Maire
                                                en Mairie de Rennes


Monsieur le Maire,



Vous n'êtes pas sans savoir les conditions de logement faites aux demandeurs d'asile par la Préfecture. Vous savez de même que, pour remédier à l'incurie de l'Etat, notre association réquisitionne des logements vides pour installer ces migrants. Vous devez vous douter de la précarité dans laquelle se trouvent ces personnes. Pensez-vous qu'il est humain d'ajouter à cette précarité le refus d'accès à l'eau?

Suite à plusieurs appels téléphoniques en mairie et requête à l'élu de permanence, il semble que ce refus vienne directement de votre cabinet via la direction générale des services.

Nous vous demandons donc expressément de lever cette interdiction et d'ordonner la remise en eau des lieux suivants:

  • 2 et 2bis rue du Poirier Nivet
  • 233 et 237 rue de Châteaugiron

Vous conviendrez avec nous qu'au-delà d'oeuvrer dans le sens de la santé et de l'hygiène publiques, vous feriez un geste d'humanité.

Vous remerciant par avance des bonnes décisions que vous ne manquerez pas de prendre, recevez, Monsieur le Maire, nos salutations.


Michel Guérin
Droit Au Logement 35


Recommandé AR
Copie Véolia

Vidéo : les migrants interpellent le maire de Rennes, Daniel Delaveau !


Durant la manifestation du 14 octobre, les migrants interpellent le maire de Rennes, Daniel Delaveau, qui actuellement leur refuse l’accès à l’eau sur deux réquisitions. 

Vidéo : "Delaveau, delaveau On veut de l'eau"

video

lundi 17 octobre 2011

Un toit pour tous, une délégation de 6 personnes a été reçue en préfecture de région.


 
Dans le cadre de la semaine d'action " Un toit pour tous" organisée par la Coordination régionale Bretagne / Pays de Loire solidaire des personnes immigrées une délégation de 6 personnes a été reçue en préfecture de région.
( Conseil des Migrants, RESF 35, Mrap 35, Relais Étrangers 35, Cimade 56 et Dal35 )

La préfecture de région avait désigné 3 représentants administratifs mais aucun membre du cabinet préfectoral, affirmant qu'aucun d'eux n'avait pu se rendre disponible pour répondre à une demande d'audience déposée trop tardivement.

En conséquence une demande d'audience au Préfet de région a été immédiatement renouvelée.

Trois administratifs pour retranscrire les doléances de la Coordination auprès du Préfet mais nullement autorisés à apporter une quelconque réponse et encore moins à promettre qu'il y en aurait une.

Trois administratifs pour réitérer le discours officiel de la préfecture; la prise en compte des problèmes et la volonté d'y répondre dans la mesure des moyens financiers mis à disposition par l’État 

et qui n'ont cessé de répéter que leur rôle se limitait à transmettre les doléances au Préfet...

La coordination a réfuté l'argumentaire purement financier qui autoriserait  la préfecture à se considérer au dessus des lois et rappelé que les dernières décisions judiciaires ont confirmé l'obligation de moyens et de résultats quant à l'accueil et le logement des migrants.

La Coordination a dénoncé la prétendue prise en compte des problèmes et la volonté affirmée, -de manière mensongère et dilatoire- de les résoudre et rappelé que lors d'une précédente réunion, en mai dernier, les mêmes doléances avaient été exprimées sans qu'il n'y ait eu par la suite la moindre amélioration ou début de réponse apportée par la préfecture. 


Bien au contraire la Coordination a réaffirmé que la situation s'est particulièrement dégradée depuis, avec notamment :

- l'arrestation de familles et le placement de celles-ci en centre de rétention,

- le non respect des droits de l'enfant et l'obligation de scolarisation,

- le refus du renouvellement de domiciliation aux personne,
- les domiciliations "sèches"imposées dans les autres départements sans offre d'hébergement,

- l'accueil quantifié de quelques migrants chaque matin en préfecture quand les files d'attentes s'étirent depuis le lever  du jour et dégénèrent à l'ouverture,

- etc

Il a été demandé aussi au Préfet de mettre en pratique la loi de réquisition. De réquisitionner les bâtiments réquisitionnés par l'intermédiaire du Dal35, d'user de ses pouvoirs pour garantir l'accès à l'eau et l'électricité sur ces lieux.

La Coordination reste donc dans l'attente d'une audience avec le Préfet de région. 

Et espère obtenir des réponses appropriées ....


Rassemblement hebdomadaire du Dal35, mercredi 12 octobre 2011, éniémé lettre au Secrétariat Général de la Préfecture !


Dal 35
19 place de Serbie
35700 Rennes                             Rennes mercredi 12 octobre 2011


Objet : hébergement, logement de demandeurs d’asile

                                     Monsieur François Hamet
                                     Secrétaire Général 
                                    de la Préfecture d’Ille et Vilaine



 Monsieur le Secrétaire Général,


Comme chaque mercredi, des demandeurs d’asile en attente du logement en Cada auquel ils ont droit, et d’autres demandeurs d’asile à la recherche d’un hébergement au 115, se sont présentées à la mairie de Rennes, accompagnés du Dal35.

A ce jour, 176 personnes ont donnés leur coordonnée, dont 36 enfants, une quinzaine de personnes malades, 3 femmes enceintes.

Parmi les demandeurs d’asile en possession de leur autorisation de séjour donc  en droit d’être logés en Cada, comme vient de le confirmer le dernier référé, nous attirons à nouveau votre attention sur :

-          Mme A. I. S., femme de 53 ans , extrêmement handicapée du fait d’une arthrose sévère qui lui rend la marche très difficile, même avec une cane. Elle est arrivée en décembre 2010, et aucune solution pérenne ne lui a été encore proposée.


-           De même pour Mr T. K., sa femme et leurs trois enfants ( 4 ans, 1 an, 4 mois) arrivés en février 2011, qui ne se voient proposer qu’un hébergement  aléatoire au 115, quand ils ne se retrouvent pas parfois à la rue !


Pour les autres, en droit d’être hébergés par le 115, nous attirons votre attention sur :

-          Mme M. B. P., qui vient d’arriver à Rennes le 7 octobre. Elle est accompagnées de ses deux enfants ( 10 et 7 ans). Elle a rendez-vous dans vos services le 18 octobre prochain. En attendant elle a couché dehors jusqu'à aujourd’hui. Après maintes communications téléphoniques, une solution lui est proposé par le 115 jusqu'à lundi. Nous espérons que cette solution se pérennisera.

-          La famille K. est logée par le 115 mais ils ne sont pas logés ensemble ce qui, compte-tenu du très mauvais état de santé de Mr K.  G., est très difficile à supporter.

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de nos meilleures salutations.

Le Dal 35               

NB : ce courrier est une lettre ouverte.

dimanche 16 octobre 2011

Le TGI accorde un délai pour 4 réquisitions du Dal35


150 personnes en attente du verdict devant le TGI de Rennes

Ce vendredi 14 octobre était rendu par le Tribunal de Grande Instance le verdict sur les demandes d'expulsion de 4 réquisitions.

Demandes déposées par la SCI Green One (Blot Immobilier) concernant les 3 réquisitions rue de Chateaugiron et par la Mairie de Saint-Sulpice-la-Forêt pour une maison lui appartenant.

L'expulsion est prononcée mais un délai de 4 mois est accordé à partir de la notification du jugement. A ce délai s'ajoute le délai de 2 mois octroyé pour toute expulsion.

Ces nouvelles décisions rendues par le TGI confirment les précédentes : le droit pour toute personne à vivre dans un logement.

mercredi 12 octobre 2011

UN TOIT POUR TOUS : Communiqué de Presse


COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans toutes les villes de l'ouest,
le droit à des conditions d'accueil décentes
pour les étrangers est bafoué.

Face à la pénurie organisée de logements qui s'amplifie depuis des mois dans l'ouest comme partout en France, la Coordination régionale Bretagne / Pays de Loire solidaire des personnes immigrées appelle à une semaine de mobilisation.

À Rennes,
dans le cadre de cette semaine de mobilisation,
les associations, réseaux, collectifs, syndicats et partis soussignés organisent
 Vendredi 14 octobre 2011
une journée d'action
autour de quatre temps forts
 - une conférence de presse à 11 h au bar Le papier timbré, 39 rue de Dinan,

- un rassemblement à 14 h devant la Cité Judiciaire, pour le résultat de l'audience concernant quatre des réquisitions du Dal35 ( à Rennes, au 233, 235 et 237 rue de Chateaugiron et à Saint-Sulpice-La-Forêt),

- une marche de la Cité Judiciaire à la préfecture de région où une audience sera demande au Préfet,

- un rassemblement  à 15h30 devant la préfecture de région qui refuse les autorisations de séjour et la mise à disposition de logements pour les demandeurs d'asile,

- et quelques surprises ...

Associations, réseaux, collectifs, syndicats et partis signataires :

DAL 35, MRAP 35, RESF 35, RUSF 35, Cimade 35 et 56, Relais étrangers, Fase 35, Conseil des Migrants, EE-LV, Sud-Education 35 et 56, Ligue de l'enseignement 35, CNT 35, Jeunes Communistes 35, MIR, FSU 35, CCFD-Terre solidaire 35, Vivre ensemble la diversité

Contact : 06 70 54 72 05


lundi 10 octobre 2011

Information de dernière minute :



Bien qu'aujourd'hui, on ait pu voir des personnes se réclamant de Bouygues Immobilier, quelques panneaux et permis mentionnés Bouygues Immobilier, le propriétaire n'est pas le promoteur Bouygues Immobilier ou pas encore...
À suivre...

Réquisitions du 2 et 2 bis,rue Poirier Nivet à Rennes



Une quarantaine de personnes sont en cours d'installation sur les deux nouvelles réquisitions du Dal35.

Les renseignements généraux ont constaté l'occupation des lieux dans la matinée.

Plusieurs personnes se déclarant en lien avec le promoteur Bouygues Immobilier ont quelque peu animé la journée...

Finalement dans l'après-midi le propriétaire a dépêché un huissier.  



Liens Presse :
Le Mensuel de Rennes
Ouest-France

Le Dal35 officialise 2 nouvelles réquisitions à Rennes !


COMMUNIQUE du 11 octobre 2011

66e anniversaire de la Loi de réquisition du 11 octobre 1945


Le Dal35 officialise l'ouverture de deux nouvelles réquisitions à Rennes.  

Il s'agit de 2 propriétés appartenant au groupe Bouygues Immobilier, situées au 2 et 2 bis rue du Poirier Nivet. 

Les quinzième et seizième réquisitions citoyennes, du DAL35, pour soustraire à la rue les personnes contraintes d'y demeurer; alors que les lois françaises et européennes font du  droit au logement un droit inconditionnel.

Plusieurs centaines de personnes vivent actuellement à la rue à Rennes.

Nous demandons,  encore une fois, au Maire de Rennes et Président de Rennes-Métropole, Daniel Delaveau, d'intervenir sans délai, en initiant au besoin la loi de réquisition sur les immeubles et logements vacants.

Nous demandons au Préfet d'appliquer la loi de réquisition.

C'est dans l'esprit du Conseil National de la Résistance auquel nous devons cette loi, que nous mettons légitimement en œuvre ces nouvelles réquisitions.

Contact : 06 70 54 72 05 



vendredi 7 octobre 2011

UN TOIT POUR TOUS : Le collectif inter-régional appelle tous les citoyens à soutenir les actions prévues localement dans la semaine du 8 au 15 octobre !


L’Etat Hors la loi, pas en notre nom !   UN TOIT POUR TOUS.   



        Décembre 2006. Nicolas Sarkozy lance pendant la  campagne présidentielle : "Je veux que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir. Parce que le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine", déclaration relayée en 2007 par Benoit Apparu secrétaire d’État au logement: «  Il y a une mise à l’abri humanitaire, quelle que soit la situation individuelle des personnes ».




         Été 2011 : le gouvernement supprime 30% des moyens pour les services d'accueil d'urgence et les Centres d’Accueil pour les Demandeurs d’Asile (C.A.D.A.), en contradiction avec de nombreuses conventions internationales, et notamment la Convention de Genève (1953) relative aux conditions d’accueil des demandeurs d’asile. Ces services sont donc  dans l'impossibilité de remplir leur mission ; des expulsions continuent à jeter des centaines de familles pauvres à la rue ; la loi Dalo, pourtant votée par l'actuelle majorité, ne peut pas être appliquée ; des familles de demandeurs d'asile, qui ont aussi droit à un hébergement, comme  le Conseil d'État  l'a confirmé le 5 août 2011, se retrouvent à la rue partout en France, dans de très grandes difficultés pour  scolariser leurs enfants.



       Le Préfet de Région, devant l'engorgement des services sociaux de la ville de Rennes ainsi créés, a décidé de déplacer des personnes demandeuses d'asile de Rennes, là où ils doivent faire leurs démarches administratives, vers les autres départements bretons. Les services d'accueil d'urgence doivent domicilier ces personnes, c'est à dire  leur donner une adresse administrative, sans  aucun moyen supplémentaire pour leur hébergement, obligeant ainsi les personnels à remettre ces personnes à la rue après les avoir enregistrées.  Les services d'accueil d'urgence, asphyxiés, sont amenés parfois à faire des choix selon des critères forcément discriminants, contraires à leur mission : l'accueil des personnes les plus vulnérables de façon inconditionnelle, comme l'ordonne la loi.



 Résultat : en Bretagne, en Pays de Loire comme partout en France, des français et des étrangers dorment dans les rues de nos villes. 



Cela ne tient pas très chaud une domiciliation administrative pour dormir la nuit dehors quand il pleut et qu’il fait froid.

Cela n’aide pas non plus beaucoup à rédiger sa demande d’asile.

Cela ne sert pas à grand-chose finalement une domiciliation administrative si ce n’est pour le Préfet à se débarrasser d’eux vers d’autres départements.



En lieu et place de la solidarité envers les plus démunis, inscrite dans la loi et la Déclaration des Droits de l'Homme, le gouvernement utilise la stigmatisation, la précarité et l'exclusion. Sa politique d'exclusion et de discrimination envers les étrangers ne résoudra en aucune manière les problèmes des 8 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté  en France.



Cela ne peut se faire en notre nom !



Nous demandons aux pouvoirs publics :

-L'accueil inconditionnel de toute personne sans abri.

- L'application des lois et un plan d’urgence pour réaliser cet objectif, en utilisant au besoin la loi de réquisition  sur les immeubles et logements vacants, appartenant aux collectivités locales, à des administrations, à l'état, à des banques, à des compagnies d'assurance, à de gros propriétaires, à des professionnels de l'immobilier.

- Les moyens nécessaires pour  l'hébergement et l'accompagnement de toutes les personnes en difficulté  sans aucune discrimination. Toute domiciliation doit s'accompagner d'un hébergement.



LA SOLIDARITÉ ACTIVE EST LA SEULE RIPOSTE

POUR FAIRE RESPECTER L’ÉTAT DE DROIT DANS NOTRE PAYS.



Le collectif inter régional appelle tous les citoyens à soutenir les actions prévues localement dans la semaine du 8 au 15 octobre pour : 

-  mettre concrètement à l'abri les personnes actuellement à la rue ;

- alerter les pouvoirs publics, les élus et la population sur la situation intolérable imposée aux plus démunis d'entre nous.


jeudi 6 octobre 2011

Rassemblement hebdomadaire du Dal35, mercredi 5 octobre 2011, éniémé lettre au Secrétariat Général de la Préfecture !


Dal 35                                     mercredi  5 octobre 2011
19 place de Serbie
35200 Rennes


Objet : hébergement, logement de demandeurs d’asile

                                                           
                                    Monsieur  François Hamet
                                    Secrétaire Général 
                                    de la préfecture d’Ille et Vilaine                        


Monsieur le Secrétaire Général,

Comme chaque mercredi, des demandeurs d’asile certains  en attente d’un logement en  Cada ou à défaut d’un hébergement  par le 115, se sont présentés à la Mairie de Rennes accompagnés du Dal 35.

 Il étaient plus de 115  ce mercredi et parmi eux, 26  enfants dont des nourrissons, des personnes malades, des femmes enceintes,  des femmes seules.  Parmi de nombreux cas prioritaires, nous tenons à vous signaler :
  
-       Mme P.C.
-        Mme Y. A.
Touts deux femmes isolées. Elles se retrouvent souvent à la rue alors qu’elles devraient bénéficier d’un logement en Cada. Mme Y. a été récemment agressée et depuis doit être suivie sur le plan psychologique.
  
-          Mme K.  E., accompagnée de ses 3 enfants ( 13 ans, 10 ans , 5 ans) qui ne peut démarrer un traitement médical du fait de la précarité de ses conditions d’hébergement.

-  Mr T. K., Mme K. J. et leurs trois enfants ( 4 ans, 1 an, 3 mois), en France depuis février,   toujours dépendant de places au  115 alors qu’ils devraient bénéficier d’un logement en Cada.

 Nous vous rappelons à nouveau :

- Mme K. M. K.  C. , Elle a des problèmes articulaires sévères. Elle doit à nouveau subir une intervention chirurgicale fin octobre.

- la famille K.… si ce mercredi lui est logé par le 115, sa femme et sa fille se retrouvent à la rue.

Veuillez recevoir, Monsieur le Secrétaire Général, nos meilleures salutations.

                                                                  Le Dal 35.


NB : ce courrier est une lettre ouverte.

lundi 3 octobre 2011

Assignation de l’Etat en référé-liberté : Résultat des délibérés


COMMUNIQUE

Assignation de l’Etat en référé-liberté :
Résultat des délibérés

Le DAL35 par l’intermédiaire de son avocate Mélanie Le Verger assignait l’Etat pour refus de fournir des autorisations de séjour et pour manque de mise à disposition de logements pour des demandeurs d’asile. 


La préfecture se montre particulièrement cynique de refuser une autorisation de séjour pour défaut d’adresse réelle alors que les personnes à qui on la refuse doivent être logées par la même préfecture. Quatre personnes étaient représentées :
Trois d’entre elle ont reçu un RDV à la préfecture pour leur autorisation de séjour avant l’audience d’où non-lieu pour ces trois cas. Pour la quatrième personne, injonction est faite à la préfecture de lui délivrer un titre de séjour sous trois jours.


Dans les quatre dossiers, injonction est faite à la préfecture de loger les demandeurs d’asile sous huit jours. Il est rappelé que la préfecture, en matière de logement, a une obligation de résultat pour les personnes prioritaires (familles avec enfants, malades et personnes âgées) : deux personnes concernées dans notre petit groupe.


Par contre la préfecture a obligation de moyens pour les autres plaignants et a été condamnée à les loger sous huit jours : elle n’a pas démontré avoir recherché avec diligence des solutions d’hébergement pour eux.