samedi 26 novembre 2011

Les enfants étrangers sont des enfants avant d'être des étrangers...

Le 20 novembre est la journée mondiale de défense et de promotion des droits de l'enfant. Elle marque le 22e anniversaire de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l'Enfant), adoptée par l'Assemblée Générale des Nations Unies en 1989 et ratifiée par la France en 1990. 


En 1989, la CIDE a soulevé de grands espoirs et des promesses ont été faites aux enfants du monde. 22 ans plus tard, il reste beaucoup à faire pour que cette protection soit effective et on constate, notamment en France, une régression de certains droits fondamentaux.

La pauvreté en est la principale cause, elle touche 2 millions d’enfants avec ses conséquences désastreuses sur la scolarité, l’accès à la santé et au logement.
La politique d'immigration menée au bulldozer par le gouvernement a largement contribué à accentuer ce phénomène.  
La ville de Rennes n'est pas épargné et les premières victimes sont les enfants étrangers Le nombre de mineurs étrangers privés de liberté en raison de leur situation administrative - ou de celle de leurs parents - ne cesse d’augmenter.
 
22 enfants, âgés de 6 mois à 17 ans, ont été enfermés au Centre de Rétention Administrative de Rennes/Saint Jacques depuis le 29/07/11.
  
Des enfants, nés pour certains d’entre eux en France et scolarisés, sont arrêtés brutalement, leurs parents menottés, rudoyés, humiliés sous leurs yeux.

Placés en rétention, ils subissent les espoirs et déceptions que soulèvent les décisions de justice. Libérés, ils se retrouvent à la rue avec leurs parents.  

45 enfants, âgés de 2 mois à 15 ans, seraient condamnés à l'errance s'ils n'étaient pas actuellement hébergés avec leurs parents dans 11 squats du DAL 35 sur Rennes Métropole dans des conditions très précaires.  
 
Depuis plusieurs années, la Ville de Rennes participe à la célébration de la CIDE en organisant des manifestations autour des droits de l'enfant. Les partenaires locaux ont choisi cette année d'illustrer l'article 31 de la CIDE, qui met en avant le droit au repos, aux loisirs,
"de participer librement à la vie culturelle et artistique dans des conditions d’égalité."
Comme tous les droits de l'enfant , ce droit doit être respecté. Mais pendant que des enfants seront accueillis avec chaleur à l'Opéra de Rennes le 25 novembre, d'autres resteront dans la rue, suspendus au 115 dans l'espoir d'un toit pour la nuit... 
"de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge" 
Est-ce à cet article que nous devons l'espace famille du CRA de Rennes avec son jeu à bascule solidement arrimé au béton dans l'enceinte grillagée réservée aux enfants et surveillée par des hommes armés ?

Dans ce contexte local et national, il est important de rappeler que les enfants étrangers sont des enfants avant d'être des étrangers et que l'intérêt supérieur de l'enfant doit primer sur toute autre considération.

Cimade35, Resf35, Mrap35, FSU35, Sud-Education35, Dal35 ont diffusé le tract à l'entrée de la manifestation

Dixième naissance sur les réquisition du Dal35



La petite ANNA est née le 16 novembre; c'est le dixième bébé qui nait sur nos réquisitions
Les parents, demandeurs d'asile, devraient être logés par l'Etat et sont tributaires du115 qui manque de places même l'hiver. 
Le DAL35 accueille actuellement 300 personnes dont 60 enfants dans 11 réquisitions.
Espèrons que préfet et maires dorment bien!

Le Dal35 répond au Maire de Thorigné-Fouillard


Rennes, le 25 novembre 2011.

Monsieur le Maire,
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Le bulletin d'information de la commune de Thorigné-Fouillard, AMI n°249 de novembre 2011, met nommément et explicitement en cause notre association en indiquant, en page 17, dans une tribune d'expression de la majorité que vous représentez, en évoquant une "attitude irresponsable et provocante des représentants du DAL". 
Dans le cadre de l'article 13 de la loi du 29 juillet 1881, ces propos nous conduisent à  exercer notre droit de réponse en vous demandant de publier le présent message dans la prochaine édition de votre bulletin municipal.
Le DAL 35 a ouvert la maison du 25 rue Duguesclin, appartenant à Rennes Métropole, le 8 mai 2011 suite à l'évacuation par les forces de l'ordre du 28O rue de Fougères jetant plusieurs dizaines de migrants à la rue. A cette date, le dispositif dit COORUS n'avait pas encore vu le jour.
Contrairement à  ce qui est dit dans l'"AMI", cette action a reçu le soutien de nombreux Thoréfoléens, y compris parmi le voisinage.
Ce n'est que le 9 mai 2011 que la ville de Rennes approuvait elle-même ce dispositif de “coordination d'urgence sociale” dont l'objectif était d'associer “la ville et sept autres communes de la Métropole, l'État et plusieurs partenaires institutionnels et associatifs afin de proposer des places supplémentaires” selon Nathalie Appéré (Ouest-France du 10/05/11).
Le 19 mai, le conseil municipal de Thorigné-Fouillard, auquel nous avons assisté, adoptait ce dispositif bien que tout le monde proclamait que ce n'était pas la panacée.
En attendant la mise en place de ce dispositif, les migrants étaient voués à  la rue sans l'intervention du DAL 35. Aujourd'hui 260 personnes, dont 45 enfants, sont hébergées dans 11 réquisitions du DAL réparties sur 5 communes de Rennes Métropole.
Si, le 16 septembre, nous avons rencontré Monsieur Jean-Jacques Bernard, Maire de Thorigné, et Jacques Brisson, adjoint à la solidarité, c'était pour demander de rendre la chaudière fonctionnelle. Nous avons essuyé un refus, en revanche, il nous a été demandé de diminuer le nombre de résidents au 25 rue Duguesclin. Nous en avons convenu sans problème pour des raisons d'hygiène et de sécurité évidentes. Nous avons tenu nos engagements en réquisitionnant  la maison 1 rue Beaumanoir.
En écrivant que “cette action risque de provoquer un malaise, voire un ressentiment à l'égard de la population migrante dans son ensemble”, Monsieur Le Maire pense tout haut ce que ses concitoyens ne pensent pas. Ces migrants constituent-ils une menace pour la population ? Y a t-il des quotas de migrants à Thorigné-Fouillard ?
Non les membres du  DAL 35 ne sont ni des “irresponsables”, ni des “ provocateurs”, mais des militants qui ne supportent plus que les droits fondamentaux des migrants soient bafoués.
Qu'ils soient demandeurs d'asile ou sans-papiers, ces migrants ne sont ni des délinquants, ni des criminels mais des femmes et des hommes, parfois accompagnés de leurs enfants, contraints de quitter leur pays. Le droit à un toit est un droit fondamental et inconditionnel. C'est pour compenser les carences des pouvoirs publics  qui ne respectent pas leurs propres lois que la DAL 35 réquisitionne depuis 2 ans des logements vides dans Rennes Métropole.
Nous rappelons également que le tribunal d'instance de Rennes a reconnu le caractère d'urgence de la situation en accordant aux migrants le droit de se maintenir pendant 6 mois dans la maison située 25 rue Duguesclin. La décision pour la maison située 1 rue Beaumanoir sera rendue le 25 novembre.

Rassemblement hebdomadaire du Dal35, mercredi 23 novembe 2011, éniémé lettre au Secrétariat Général de la Préfecture !




Dal 35                                              Rennes mercredi 23 novembre  2011
19 place de Serbie
35200 Rennes


Objet : logement pérenne et hébergement d’urgence de demandeurs d’asile

                                                          
                                   Monsieur François Hamet
                                   Secrétaire Général 
                                   de la préfecture d’Ille et Vilaine
                                  
Monsieur le Secrétaire Général,

159 personnes demandeurs d’asile en recherche d’un logement pérenne ou d’un hébergement d’urgence se sont présentées ce matin à la Mairie de Rennes, accompagnées du DAL 35. Parmi ces personnes :
22 enfants dont 1 enfant handicapé .
Des personnes  malades dont certaines très handicapées, des femmes enceintes.

 Nous avons rencontré aujourd’hui pour la première fois :

-          -          Mme O. M., accompagnée de ses 5 enfants. Ils sont arrivés le 17 octobre, les enfants sont scolarisés mais ils ne sont pas assurés de trouver un hébergement au 115 tous les soir. Par ailleurs lorsqu’ils sont à l’hôtel ils doivent le quitter en début de matinée et ne le retrouvent qu’en soirée.  Que faire lorsque le dernier,  O. D., 2 ans, souffre d’une otite ?
-           
Nous vous avons déjà signalé :
   
-          -          Mr C. , accompagné de Mme B. E. et de leur fils C. O., enfant très handicapé qui se déplace à l’aide d’un fauteuil.


-          -          Mr T. E., accompagné de Mme T. S. et de leur fils E. E. , 6 ans, qui est malade.


- Veuillez recevoir  Monsieur le Secrétaire Général nos meilleures salutations.

Le Dal 35
Ce courrier est une lettre ouverte

jeudi 24 novembre 2011

Le Dal35 écrit au Maire de Rennes


  Objet : Sollicitation pour l’accès à des logements décents pour tous. 
Monsieur le maire, 


Le DAL35 héberge actuellement plus de 300 personnes dans 11 onze réquisitions citoyennes. Selon les chiffres énoncés par la préfecture lors d’un référé, 900 personnes sont en attente d’hébergement  dont 400  en situation d’urgence, considérées comme prioritaires. Sans le concours des associations,  ces personnes seraient à la rue à Rennes. Parmi elles, on peut dénombrer de nombreuses personnes malades et de très jeunes enfants.
Cette situation résulte du refus par l’ Etat de satisfaire à ses obligations légales, entraînant des conséquences sanitaires et humaines inacceptables, à Rennes.  
Toutefois les réquisitions d’habitations inoccupées que nous avons dû effectuer pour éviter la rue à de très nombreuses familles et individus, ne peuvent en aucun cas être considérées comme un habitat décent auquel ils ont droit. 
Avec l’arrivée de l’hiver, le manque de chauffage dans ces réquisitions va se rajouter aux difficultés quotidiennes déjà prégnantes d’accès à l’eau, et à un minimum d’hygiène.
Il est de notre devoir de citoyen d’attirer votre attention sur cette situation et sur  les risques d’incendie potentiels liés aux modes de chauffage ( plaques électriques, installations de fortune…). 
Récemment la télévision présentait un reportage sur les bidonvilles de Paris en 1956. Il est scandaleux de constater qu'aujourdhui des personnes vivent, sur Rennes et sa métropole, dans des réquisitions où les conditions sont encore plus déplorables qu'à l'époque du Père Wresinski.  
 Nous vous avons récemment sollicité par courrier recommandé du 17 octobre. pour que les branchements d’eau soient rétablis sur les habitations sises au 2 et 2 bis rue du Poirier  Nivet, ainsi qu’au  233 et 237 rue de Châteaugiron.  La non réponse  de votre part à cette demande constitue une violation d’un droit fondamental défini notamment par l’article 25 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et entraîne de graves conséquences en termes d’hygiène et de salubrité publique.  
Vous connaissez les responsabilités du Maire sur son territoire définies par les articles   L. 1421-4 du Code de la Santé Publique, L. 2212  et L. 2542-1 et suivants du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) .
 En conséquence, nous vous demandons expressément de rétablir  l’accès à l’eau dans les maisons situées dans votre commune et citées plus haut et de permettre une utilisation sécurisée de l’électricité. 
Pour fournir un logement décent à ces personnes, nous vous rappelons également, Monsieur le Maire que vous avez le pouvoir d’exiger l'application de la loi de réquisition du 11 octobre 1945 pour pallier les urgences liées à la pénurie de logements pour les personnes à la rue.  
Nous vous convions à visiter ces réquisitions pour vous rendre compte par vous-même de la situation sanitaire extrêmement précaire et des risques encourus à l’approche de l’hiver, et à réagir à l’urgence avant qu’un drame vienne remplir les colonnes des médias.  
Comptant sur votre humanisme et votre réactivité,  
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations citoyennes. 
                                                                                                                              Le DAL  35

                                                Le Président               
                                                Jean-Claude KERNIN

Le Dal35 écrit au Maire de Saint-Sulpice-La-Forêt


Objet : Sollicitation pour l’accès à des logements décents pour tous. 

Monsieur le maire, 



Le DAL35 héberge actuellement plus de 300 personnes dans 11 onze réquisitions citoyennes. Selon les chiffres officiels émanant de la préfecture, 900 personnes sont en attente d’hébergement  dont 400  en situation d’urgence, considérées comme prioritaires. Sans le concours des associations,  ces personnes seraient à la rue à Rennes. Parmi elles, on peut dénombrer de nombreuses personnes malades et de très jeunes enfants.
Cette situation résulte du refus par l’Etat de satisfaire à ses obligations légales, entraînant des conséquences sanitaires et humaines inacceptables, à Rennes.  
Toutefois les réquisitions d’habitations inoccupées que nous avons dû effectuer pour éviter la rue à de très nombreuses familles et individus, ne peuvent en aucun cas être considérées comme un habitat décent auquel ils ont droit. 
Avec l’arrivée de l’hiver, le manque de chauffage dans ces réquisitions va se rajouter aux difficultés quotidiennes déjà prégnantes d’accès à l’eau, et à un minimum d’hygiène.
Il est de notre devoir de citoyen d’attirer votre attention sur l’insuffisance des installations électriques de ces maisons, ce qui crée un risque d’incendie. En effet, avec l’arrivée du froid, les résidents n’ont d’autre recours pour se chauffer que l’utilisation d’installations de fortune qui surchargent dangereusement les câblages. 
Récemment la télévision présentait un reportage sur les bidonvilles de Paris en 56. Il est scandaleux de constater qu’aujourd’hui les personnes qui vivent à Rennes et dans les communes de Rennes métropole, dans des réquisitions, le sont dans des conditions encore plus déplorables qu’à l’époque du père Wresinski en 1956. 
Il est indéniable que vous tentez d'améliorer le confort des résidents sur votre commune et le DAL35 pourra en témoigner , non seulement parce que vous  connaissez les responsabilités du Maire sur son territoire définies par les articles   L. 1421-4 du Code de la Santé Publique, L. 2212  et L. 2542-1 et suivants du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) et que vous pourrez continuer à donner des directives pour que : 
  • L’accès à l’eau continue à être  établi dans les maisons situées dans votre commune et citées plus haut.
  • Les résidents disposent de moyens de chauffage adaptés aux conditions hivernales et sans risques.
Votre  attitude humaniste vous honore et peut servir d'exemple à toutes les communes d' Ille et Vilaine et d'ailleurs . 
Pour fournir un logement décent à ces personnes, nous vous rappelons également, Monsieur le Maire que vous avez le pouvoir d’exiger l'application de la loi de réquisition de 1945 pour pallier les urgences liées à la pénurie de logements pour les personnes à la rue.  
Nous vous convions à visiter ces réquisitions pour vous rendre compte par vous-même de la situation sanitaire extrêmement précaire et des risques encourus à l’approche de l’hiver, et à réagir à l’urgence avant qu’un drame vienne remplir les colonnes des médias.  
Comptant sur votre humanisme et votre réactivité,  
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations citoyennes. 
                                                                                                                              Le DAL  35

                                                Le Président               
                                                Jean-Claude KERNIN

Le Dal35 écrit au Maire de Cesson-Sevigné


Objet : Sollicitation pour l’accès à des logements décents pour tous.


Monsieur le maire, 


Le DAL35 héberge actuellement plus de 300 personnes dans 11 onze réquisitions citoyennes. Selon les chiffres officiels émanant de la préfecture, 900 personnes sont en attente d’hébergement  dont 400  en situation d’urgence, considérées comme prioritaires. Sans le concours des associations,  ces personnes seraient à la rue à Rennes. Parmi elles, on peut dénombrer de nombreuses personnes malades et de très jeunes enfants.
Cette situation résulte du refus par l’Etat de satisfaire à ses obligations légales, entraînant des conséquences sanitaires et humaines inacceptables, à Rennes.  
Toutefois les réquisitions d’habitations inoccupées que nous avons dû effectuer pour éviter la rue à de très nombreuses familles et individus, ne peuvent en aucun cas être considérées comme un habitat décent auquel ils ont droit. 
Avec l’arrivée de l’hiver, le manque de chauffage dans ces réquisitions va se rajouter aux difficultés quotidiennes déjà prégnantes d’accès à l’eau, et à un minimum d’hygiène.
Il est de notre devoir de citoyen d’attirer votre attention sur l’insuffisance des installations électriques de ces maisons, ce qui crée un risque d’incendie. En effet, avec l’arrivée du froid, les résidents n’ont d’autre recours pour se chauffer que l’utilisation d’installations de fortune qui surchargent dangereusement les câblages. 
Récemment la télévision présentait un reportage sur les bidonvilles de Paris en 56. Il est scandaleux de constater qu’aujourd’hui les personnes qui vivent à Rennes et dans les communes de Rennes métropole, dans des réquisitions, le sont dans des conditions encore plus déplorables qu’à l’époque du père Wresinski en 1956. 
Il est indéniable que vous tentez d'améliorer le confort des résidents sur votre commune et le DAL35 pourra en témoigner , non seulement parce que vous  connaissez les responsabilités du Maire sur son territoire définies par les articles   L. 1421-4 du Code de la Santé Publique, L. 2212  et L. 2542-1 et suivants du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) et que vous pourrez continuer à donner des directives pour que : 
  • L’accès à l’eau continue à être  établi dans les maisons situées dans votre commune et citées plus haut.
  • Les résidents disposent de moyens de chauffage adaptés aux conditions hivernales et sans risques.
Votre  attitude humaniste vous honore et peut servir d'exemple à toutes les communes d' Ille et Vilaine et d'ailleurs . 
Pour fournir un logement décent à ces personnes, nous vous rappelons également, Monsieur le Maire que vous avez le pouvoir d’exiger l'application de la loi de réquisition de 1945 pour pallier les urgences liées à la pénurie de logements pour les personnes à la rue.  
Nous vous convions à visiter ces réquisitions pour vous rendre compte par vous-même de la situation sanitaire extrêmement précaire et des risques encourus à l’approche de l’hiver, et à réagir à l’urgence avant qu’un drame vienne remplir les colonnes des médias.  
Comptant sur votre humanisme et votre réactivité,  
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de nos salutations citoyennes. 
                                                                                                                              Le DAL  35

                                     Le Président              
                                                Jean-Claude KERNIN

mercredi 23 novembre 2011

Tous les sans-abri n'auront pas un toit cet hiver...


Dans son édition du 22 novembre et sur son site internet le journal Ouest-France a publié un article titré "Tous les sans-abri n'auront pas un toit cet hiver". Un militant du Dal35 réagit :

Je suis assez étonné par la tonalité complaisante de l'article rédigé suite aux déclarations du préfet Cadot concernant l'annonce du plan hivernal d'hébergement d'urgence  en Ille-et-Vilaine.
Exception faite du titre qui sous-entend que la préfecture se dispensera d'appliquer et de respecter la loi mais ceci n'est plus une nouveauté dans ce département.

Le préfet annonce que le nombre de places d'hébergement d'urgence augmente et ce probablement au profit des réfugiés. Rappelons que l'affirmation qu'il y aura une augmentation n'a de valeur que si elle se réfère à une donnée bien précise et ce n'est ici bien entendu pas le cas. Rappelons au préfet que les migrants ont de par la loi droit à un logement et non un hébergement d'urgence, qui se résume systématiquement à un abri pour la nuit et laisse les personnes et leurs enfants à la rue le jour quelles que soient les conditions météo.

Le représentant de l’État prétend que le nombre en baisse des nouveaux demandeurs d'asile en Bretagne serait la résultante de l'effet positif de la politique de domiciliation mise en place en juillet dernier. Rappelons au préfet que ce qu'il appelle effet positif n'est qu'une manipulation de la vérité. La politique de domiciliation mise en place par celui-ci consiste trop souvent à obliger les personnes à être domiciliées dans un autre département sans qu'une offre d'hébergement ou de logement ne leur soit proposée. En clair, il déplace le problème sur les autres départements mais laisse dans tous les cas les personnes à la rue.

95 places de plus ?

Si le plan hivernal permet de rajouter 68 lits supplémentaires entre le 1er novembre et le 31 mars, il n'est nullement indiqué que l'offre sera véritablement de 68 lits supplémentaires chaque jour durant ces 5 mois. Durant cette période la moyenne des lits proposés pourrait être aussi nettement inférieure, voire quasiment nulle.

Concernant le plan grand froid il n'est pas inutile de rappeler que l'année dernière celui-ci a été déclenché trop tardivement.

Rappeler l'existence de plan COORUS comme une orientation potentielle est évidemment un effet d'annonce. Celui-ci nous a déjà été présenté plusieurs fois depuis un an comme une nouveauté  alors qu'il était saturé avant même sa création. Ceci est uniquement dit et rappelé en remerciement aux élus de Rennes-Métropole et en particulier à son président, Daniel Delaveau, pour ne pas avoir condamné ses manquements au respect de la loi et exigé l'application de la loi de réquisition.

La seule nouveauté est l'offre éventuelle de l'ouverture d'un gymnase par période de grand froid par la Ville de Rennes. Une aide tardive et strictement réglementée qui ne sera effective que quelques jours. Celle-ci aurait dû être mise en place depuis longtemps. Mais il est vrai que nous sommes en période électorale...

« Actuellement, une trentaine de personnes dorment dehors, confirme Michel Cadot. Les propres services du préfet contredisent cette déclaration. Le Dal35 a publié sur son site les statistiques alarmantes du 115. Des données qui, confirmées par les travailleurs sociaux y officiant,   démontrent qu'appeler le 115 signifie 3 fois sur 4 ne rien obtenir et que le nombre de personnes à la rue est largement supérieur à ceux annoncés par le préfet. Rappelons à ce dernier que près de 300 personnes vivent actuellement sur 11 réquisitions orchestrées par le Dal35

Le préfet n'approuve pas mais ne nie pas que les réquisitions du Dal35 contribuent aussi à résoudre temporairement les problèmes.
Ceci dit, on peut se demander pourquoi le préfet a fait expulser plus de 140 demandeurs d'asile du 280 route de Fougères, un bâtiment désaffecté de l’État. Pourquoi ne réquisitionne t-il pas lui même d'autres bâtiments, ne serait-ce que pour satisfaire au respect de la loi.

Dans cet article les propos du préfet sont repris sans aucune contradiction. Ils laissent à penser que les intentions sont respectables et que tout est mis en œuvre pour secourir les personnes en danger.  La situation prise en compte apparaît relativement banale... Cependant nous sommes confrontés à une manipulation de la vérité. Pour le moins quelques 400 personnes en Ille-et-Vilaine sont dans une situation intolérable, au bord du désastre.

Yannic Cottin

dimanche 20 novembre 2011

Rassemblement hebdomadaire du Dal35, mercredi 16 novembre 2011, énièmé lettre au Secrétariat Général de la Préfecture !


Dal 35                               Rennes mercredi 16 novembre  2011
19 place de Serbie
35200 Rennes


Objet : logement pérenne et hébergement d’urgence de demandeurs d’asile

                                                           
                                                  Monsieur François Hamet
                                                 Secrétaire Général 
                                                 de la préfecture d’Ille et Vilaine
                                   
Monsieur le Secrétaire Général,

196 personnes demandeurs d’asile en recherche d’un logement pérenne ou d’un hébergement d’urgence se sont présentées ce matin à la Mairie de Rennes, accompagnées du DAL 35. Parmi ces personnes :
34 enfants dont des nouveaux –nés.

20 personnes  malades dont certaines très handicapées.

 Comme tous les mercredis, nous commençons par attirer votre attention sur  des familles qui devraient se trouver en Cada :

-          Une famille arrivée en mars 2011 : Mr K. K., accompagnée de Mme M. H., de leurs 2 enfants, S. 6 ans inscrit à l’école Guillevic, A. 1 an et Mme M. 60ans . Non seulement ils ne sont pas en Cada mais ne trouvent pas toujours de place au 115 ce qui est le cas aujourd’hui.

-          Aucune solution n’a encore été proposée à Mme A. I.  S., 50 ans. Vous n’ignorez pas qu ‘elle est gravement handicapée et se déplace avec grandes difficultés. Elle doit subir une intervention chirurgicale dans 6 mois, intervention qui ne sera possible que si elle se trouve dans un logement pérenne.

Nous vous avons signalé la semaine dernière :

-           Mme N. Z., 53 ans, son frère Mr N. S., son fils Mr I. G., sa femme Mme N. A., leur fils I. S. 4 ans. Mme N. Z. est diabétique et un appareillage d’une jambe rend la station debout difficile. Ils sont arrivés fin octobre 2011, le rendez-vous à la préfecture n’est que fin décembre. Du fait  du suivi médical de Mme N. Z., ils ont besoin d’être hébergés à Rennes pour pouvoir se rendre  à leurs rendez-vous et le 115 ne répondant pas toujours à leur demande, ils dorment alors dans la rue.

 Nous avons rencontré aujourd’hui pour la première fois :

- Mr C. R., Mme C. A. et leurs 2 enfants, R. 4 ans et R. 3 ans. Ils sont arrivés le 10 novembre. R. se tient difficilement debout du fait d’une opération des jambes. Pour le moment ils dorment dans la voiture d’un ami.

Veuillez recevoir  Monsieur le Secrétaire Général nos meilleures salutations.

Le Dal 35
Ce courrier est une lettre ouverte

vendredi 11 novembre 2011

Rencontre avec le Dal35


Le Dal35  vous écoute et vous répond :

Lundi 14 novembre 
20H30
Maison Internationale de Rennes 
Salle Atlantique - 2ème étage


Rassemblement hebdomadaire du Dal35, mercredi 9 novembe 2011, éniémé lettre au Secrétariat Général de la Préfecture !


Dal 35                            Rennes mercredi 9 novembre  2011
19 place de Serbie
35200 Rennes


Objet : logement pérenne et hébergement d’urgence de demandeurs d’asile

                                                           
                                    Monsieur François Hamet
                                    Secrétaire Général
                                    de la préfecture d’Ille et Vilaine
                                   
Monsieur le Secrétaire Général,

169 personnes demandeurs d’asile en recherche d’un logement pérenne ou d’un hébergement d’urgence se sont présentées ce matin à la Mairie de Rennes, accompagnées du DAL 35. Parmi ces personnes :
27 enfants dont des nouveaux –nés.
22 personnes malades dont certaines très handicapées.
2 femmes enceintes.

Parmi elles, certaines du fait de la législation en vigueur, devraient être en Cada :

-          Nous avons déjà attiré votre attention sur la famille T. ( Mr, Mme et leurs 3 enfants  5 ans, 2ans, 5 mois )…arrivés en février 2011, en possession d’un récépissé de vos services, ils sont toujours tributaires du 115 avec changement de lieu tous les 3 ou 4 jours et ne sachant pas toujours à 19h s’ils  seront hébergés ou non. Cette situation a débouché un soir sur une hospitalisation en urgence pour un de leurs enfants ;
-          Nous avons rencontré aujourd’hui la famille H.( Mr, Mme et leurs 2 enfants, 9 ans, 4 ans), arrivés en avril 2011, en possession d’un récépissé de vos services,  ils sont de même toujours tributaires du 115. Madame H. est dans un état critique, elle doit subir une intervention chirurgicale qui ne pourra avoir lieu si elle n’est pas accueilli dans un logement pérenne.
-          M.B., jeune femme seule avec son fils S., 6 ans, est en France depuis septembre 2010 mais n'a toujours reçu aucune proposition de logement, ce qui les fait vivre dans la plus grande précarité.

Nous tenons aussi à signaler à votre attention sur les familles suivantes :

-          Mr T. C.r, Mme B. E. et leur fils C. O. 8 ans. Ce petit garçon est lourdement handicapé et se déplace en fauteuil….un hébergement aléatoire  par le 115 ne convient pas. Cette famille arrivée fin octobre 2011  doit être reçue par vos services le 15 novembre prochain. Nous espérons que vous leur  trouverez rapidement une solution pérenne.
-          Mme N. Z., 53 ans, son frère Mr N. S., son fils Mr I. . est diabétique et un appareillage d’une jambe rend la station debout difficile, Ils sont arrivés fin octobre 2011et jusqu’à présent ont été logés par le 115…espérons que cette solution provisoire se maintienne jusqu’à leur rendez-vous fin décembre à la préfecture.

Veuillez recevoir  Monsieur le Secrétaire Général nos meilleures salutations.

Le Dal 35
Ce courrier est une lettre ouverte

mercredi 9 novembre 2011

9ème naissance dans les réquisition du Dal35 !


Le petit Battushig est le 9ème bébé né dans les réquisitions du DAL35. 

L’État devrait le loger ainsi que ses parents. 

Que Le préfet et les maires dorment bien...




dimanche 6 novembre 2011

Retour d'écho. Le Dal 35 répond au maire de Saint-Sulpice-La-Forêt.


Dans le dernier «"Echo de Saint-Sulpice-La-Forêt", Monsieur le Maire vous informait de "2 évènements graves" intervenus sur votre commune durant le mois de juillet : une invasion d'indésirables venus troubler la quiétude de l'été sulpicien. 

Il convient d’apporter un autre éclairage sur ces 2 événements :

1. “Le 17 juillet, l'occupation par des Kosovars et des Mongols, pilotée par le DAL35 (Droit Au Logement), de la maison achetée par la commune en juin 2010, au 15 rue de la Grange.“

Qu'ils soient demandeurs d'asile ou sans-papiers, ces migrants ne sont ni des délinquants, ni des criminels mais des femmes et des hommes contraints de quitter leur pays. Le droit à un toit est un droit fondamental et inconditionnel. C'est pour compenser les carences des pouvoirs publics qui ne respectent pas leurs propres lois que la Dal35 réquisitionne depuis 2 ans des logements vides dans Rennes-Métropole. 

Par une décision du 14 octobre, suite à la demande d'expulsion de la municipalité de St Sulpice, le TGI de Rennes a reconnu le caractère d'urgence de la situation en accordant un délai de 4 mois aux familles pour quitter les lieux. Un tout petit répit. 

Il faut savoir que la Ville de Rennes et 7 communes de l'agglomération ont voté le plan Coorus ( Coordination d'urgence Sociale ) en mettant à disposition 95 places pour les demandeurs d'asile.
Pourquoi pas Saint-Sulpice ? 

2. “Le 30 juillet en début d’après-midi, l’arrivée sur le terrain des sports, de 6 caravanes de gens du voyage, dont le nombre a été très vite porté à  12. Pendant plus de 2 semaines, les riverains ont eu à supporter des nuisances de toutes sortes, malgré nos interventions répétées et celles de la gendarmerie.”

Même si le terrain de Liffré  était disponible pour les accueillir à cette date, la loi précise que les maires des communes de moins de 5000 habitants doivent prendre des dispositions permettant d’accueillir les gens du voyage pour une durée minimale de 48 heures et maximum de 15 jours. Un tout petit répit aussi.

En utilisant des expressions telles que  «  événements graves  », «  désagréments générés par ces actions  », Monsieur le Maire, Jean-Yves Duval, désigne ces migrants comme une menace.  “Même si humainement il est normal de se poser des questions”,   même pas la volonté de s’insurger contre l'injustice de leur situation dans notre pays au mépris des lois républicaines  ; encore moins s’associer ou soutenir ceux qui ont choisi de ne pas laisser faire. En fait, ces mots trahissent la peur de l’autre, de l’étranger, de la pauvreté qu’il incarne. D’abord les ignorer, puis les rejeter en ayant soin de les désigner comme des menaces potentielles pour s’affranchir d’une vague culpabilité. Et vivre sans se poser de questions à Saint Sulpice, la mal nommée, où il y a visiblement des habitants qui sont moins dignes d'intérêt que d'autres.

Ces "nouveaux arrivants" n'ont d'ailleurs pas été conviés à la réception organisée à la mairie le 3 septembre dernier...   mais niés et dénigrés, ils sont là, et ont vocation à être accueillis ici comme ailleurs.

Le Dal35 a distribué 300 exemplaires de ce tract dans les boîtes aux lettres de la commune...

"Ce n'est pas un problème de propriété mais d'urgence"



Les audiences se suivent et se ressemblent..


Vendredi 4 novembre, la SCI Aubry,  réquisitions  2 et 2 bis rue Poirier Nivet à Rennes,  et la SCI Launay, réquisition rue de Beaumanoir à Thorigné-Fouillard, demandaient l'expulsion des migrants.


Le Tribunal de Grande Instance de Rennes se prononcera le 25 novembre.



jeudi 3 novembre 2011

Trois réquisitions au tribunal


Le groupe immobilier Launay et la SCI Aubrée demandent l'expulsion des demandeurs d'asile qui ont trouvé refuge dans trois maisons vides et inoccupées vouées à la destruction afin de réaliser des projets immobiliers de rapport.

Les accords internationaux signés par la France et la loi française stipulent que les demandeurs d'asile doivent être logés par l'Etat.

C'est parce que tous, célibataires comme familles, étaient à la rue qu'ils ont légitimement réquisitionné ces logements vides. Ils sont aujourd'hui assignés au tribunal.

Venons toutes et tous les soutenir!

RASSEMBLEMENT
le vendredi 4 novembre
dès 8h.30
devant la Cité Judiciaire
à Rennes

Pour que la loi soit respectée par le Préfet,
Pour l'application de la loi de réquisition
Pour que personne ne dorme à la rue,
Pour le respect des vies humaines