samedi 31 décembre 2011

Bataille de l'eau, le Dal35 contraint la Ville de Rennes à lever son interdiction de remettre en service l'eau sur deux réquisitions !




Vendredi 30 décembre, des militants du Dal35 et une partie des occupants des deux réquisitions situées rue Poirier Nivet, soit une trentaine de personnes, ont occupé la Mairie de quartier de Maurepas, dans le but d'obtenir l'alimentation en eau des habitations.
Depuis deux mois, malgré les interpellations et les différents courriers adressés aux élus de la Ville de Rennes et à Véolia, la situation demeurait inexplicablement bloquée. Les différents intervenants se rejetant mutuellement la responsabilité de refuser le raccordement.

Durant 4 heures, élus et responsables de la Mairie de quartier ou de la Ville de Rennes sont restés aux abonnés absents. Puis vers 14h00 la venue de l'adjointe au Maire, Marie-Anne Chapdelaine, était annoncée.
A son arrivée celle-ci a déclaré aux occupants et devant la presse que la Mairie de Rennes ne s'opposait nullement aux raccordements en eau des bâtiments, qu'il s'agissait essentiellement d'un conflit entre une entreprise privée et des individus et qu'en aucun cas la Ville de Rennes ne devait ou ne pouvait interférer.

Un argumentaire immédiatement rejeté par le Dal35 puisqu'aux précédentes demandes adressées à Véolia le refus de branchement avait toujours été notifié au Dal35 par un élu ou un responsable des services de la Ville de Rennes.
Dans l'action le Dal35 a renouvelé une demande d'abonnement à Véolia par téléphone mais en actionnant le haut-parleur. Véolia Rennes a confirmé devant tous qu'aucune demande ne pouvait aboutir sans le consentement de la Mairie de Rennes concernant ces deux réquisitions.

De fait il fallait comprendre des déclarations de l'adjointe que la Ville de Rennes ne s'opposait plus au raccordement puisque après la démonstration en live apportée par le Dal35, l'élue s'est retirée dans un bureau pour s'entretenir avec Véolia mais aussi probablement avec sa hiérarchie.
A sa sortie celle-ci a donné au Dal35 le sésame. Un numéro de téléphone qui une fois composé nous a indiqué que nous étions attendus pour souscrire un abonnement et que l'eau serait rétablie dans la soirée.

Deux heures plus tard un technicien s'activait et vers 18h30 l'eau était en service dans les habitations.

Le Dal35 déplore qu'il ait fallu plus de deux mois pour que le droit à l'accès à l'eau soit respecté par la Ville de Rennes mais se félicite de la jurisprudence créée. Ainsi il ne sera plus nécessaire de démontrer qui est le véritable responsable en cas de refus de raccordement en eau d'une réquisition.

Une demande similaire d'accès à l'eau est en cours pour 2 des 3 réquisitions de la rue de Chateaugiron. Nul ne doute que là aussi la Ville de Rennes va retirer son opposition !

 Liens Presse :
Rennes TV.fr
Le Télégramme.com
Ouest-France.fr
France Bleu Armorique


jeudi 29 décembre 2011

Pour les fêtes de fin d'année la Ville de Rennes organise un défilé permanent de porteuses et porteurs d'eau...



Il est inutile de rappeler que sur les 2 réquisitions rue Poirier-Nivet, les conditions de vie sont détestables, faute de pouvoir obtenir l'eau courante et par conséquent l'usage des toilettes.
Jusque là nos protégés se débrouillaient en allant dans des toilettes publiques à proximité mais la Ville de Rennes a décidé de les fermer.

Hier nous avons obtenu la réouverture des toilettes mais un refus catégorique concernant le point d'eau. Bonne fille la Ville de Rennes indique plusieurs autres points d'eau publics accessibles mais trop éloignés du lieu d'habitation Poirier-Nivet.

La Ville Rennes est donc l'unique responsable de cette décision et ne peut cette fois prétendre que ce choix lui est imposé par quelques propriétaires récalcitrants ou un ordre préfectoral.

Pas plus prétendre éprouver de la compassion envers les souffrances des personnes vivant à la rue...

Rassemblement hebdomadaire du Dal35, mercredi 28 décembre 2011, énièmé lettre au Secrétariat Général de la Préfecture !



Mercredi 28 décembre, 75 personnes, dont 15 enfants, des malades et plusieurs nouvelles familles ont réclamé un logement à la ville de Rennes, via l'élu de permanence.

Un fax a été envoyé, via la ville de Rennes, à la préfecture.

Ni les uns, ni les autres n'ont considéré urgent d'intervenir.


 

mercredi 28 décembre 2011

Les squats du Dal à l'épreuve de l'hiver : "On compte sur l'humanisme de la justice"

Article rédigé par




  Près de 300 personnes, majoritairement des demandeurs d’asiles, passent en ce moment les fêtes de fin d’année dans onze habitations de fortune «réquisitionnées» par les membres du DAL (Droit Au Logement). L’association demande des mesures d’urgence pour les mal-logés, et notamment la mise à disposition de logements vacants dans l’agglomération. Malgré l’illégalité de leur action, c’est devant les tribunaux que les militants du DAL s’efforcent de faire respecter les droits des personnes à la rue. 

Un air de Nativité façon XXIème siècle 


  Publiée quelques jours avant Noël, la «bonne nouvelle» annoncée par le DAL 35 a fait beaucoup de bruit : «Rennes, deux nouveaux nourrissons à la rue». Depuis sa création en 2009, ce sont les onzièmes et douzièmes naissances dans les squats ouverts par l’association. Aujourd’hui, elle héberge en tout une soixantaine d’enfants, dans des conditions parfois très précaires, mais les personnes qui font appel au DAL n’ont souvent que la rue comme autre alternative. Les militants ont conscience que les occupations sans titre qu’ils effectuent sont «illégales», ils considèrent cependant leur action comme «légitime» puisque leurs principales revendications portent sur l’accès des demandeurs d’asiles à leur droits. Ils pointent du doigt la responsabilité de l’Etat, qui à leurs yeux ne respecte pas la Convention de Genève sur les réfugiés et laisse sur le carreau des milliers de personnes dont la loi assure en principe la subsistance.

En France, les demandeurs d’asile ne sont plus autorisés à travailler depuis une circulaire de 1991, mais en contrepartie des Centres d’Accueil pour les Demandeurs d’Asile (CADA) sont chargés de les héberger et de subvenir à leurs besoins matériel le temps que leurs demandes soient traitées. A condition d’avoir pu retirer et compléter le dossier, et accéder si besoin à un interprète. D’après le DAL, deux mois sont nécessaires pour décrocher un premier rendez-vous, et une fois la demande enregistrée l’attente est encore de deux ou trois semaines. Une situation qui s’est aggravée ces trois dernières années, depuis la diminution du nombre de bornes EURODAC (identification des migrants par empreintes digitales) pour n’en laisser qu’une par région. Celle de Rennes est donc la seule pour toute la Bretagne. 

    Ce système de bornes n’en finit pas de défrayer la chronique, avec notamment le scandale des «doigts brûlés», ou le calvaire des files d’attentes devant les préfectures qui commencent parfois tôt le matin, voire la veille. L’effet «entonnoir» est tel (850 demandes en 2010, pour deux guichets), que le préfet de région songe à en réouvrir une borne dans le Finistère.

« Un toit pour tous, c’est inconditionnel »

      Avec 21 410 places en 2011 (selon l’OFII) pour environ 50 000 nouvelles demandes chaque année, et une procédure qui dure en moyenne 19 à 20 mois (selon France Terre d’Asile), l’offre d’hébergement de l’Etat ne recouvre qu’un quart des besoins réels. «Tout le système est saturé», constate Michel Guérin, membre du DAL 35. En Ile-et-Vilaine, l’ultime recours que constitue le 115 est selon l’association encore plus problématique que dans le reste de la France : «56% des coups de fil n’aboutissent pas, il n’y a que deux lignes pour tout le département, (...) et ensuite, 70% des demandes ne sont pas satisfaites», précise le militant. A défaut d’être aidés par des réseaux de migrants ou par des associations, de nombreux demandeurs d’asile tombent dans l’errance. Et parfois dans la clandestinité.

    Les habitants des squats du DAL n’ont pas tous le statut de demandeurs d’asile. Certains n’ont pas encore déposé leur demande, d’autres ont été déboutés et doivent quitter le territoire à moins de faire appel devant la Cour Nationale du Droit d’Asile. Quelques uns attendent une naturalisation, ou un renouvellement de permis de séjour. Au-delà de l’appui matériel et logistique aux personnes à la rue (matelas, couvertures, nourriture, récupérés ou provenant de dons), l’association fait de plus en plus appel à la justice pour les cas les urgences les plus criantes. Grâce à l’engagement d’une avocate bénévole, des recours en référé ont par exemple permis d’obliger les autorités à délivrer des récépissés ou fournir des hébergements à des familles avec enfants, ou des personnes âgées, malades, handicapées... «Le lendemain», se souvient Michel Guérin, «ils étaient tous là devant la préfecture, l’article de journal à la main». La trêve hivernale n’existe pas pour les «occupants sans droits ni titres», rappelle-t-il, mais dernièrement un ordre d’expulsion concernant un squat du DAL 35 a été repoussé jusqu’au 15 mars, date de la fin de la trêve. Dans les faits, les juges font preuve de clémence vis-à-vis des mal-logés, et accordent souvent des délais supérieurs au minimum légal (quatre à six mois au lieu de deux). Sans cette période de sursis, beaucoup d’occupants n’auraient pas le temps de trouver une autre solution d’hébergement, et se retrouveraient à nouveau à la rue. 


    C’est par exemple ce qui s’est passé lors de l’expulsion du squat au 280 rue de Fougère. Les membres du DAL 35 ont d’ailleurs porté l’affaire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Ils reprochent à la préfecture une expulsion sans préavis, et la promesse non tenue de reloger tous les demandeurs d’asile à l’issue de l’opération. «On compte sur l’humanisme de la justice», admet Michel Guérin, «un toit pour tous, c’est inconditionnel». 
 
La municipalité prise entre deux feux

   Mardi dernier, le Réseau Logement pour toutes et tous 35, qui rassemble le DAL, la Cimade, ainsi que des mouvements écologistes et communistes, a publié un communiqué pour demander le rétablissement de l’eau courante, toujours coupée dans deux squats. La demande est adressée principalement à la ville de Rennes, laquelle a répondu que «les associations ne font pas appel au bon interlocuteur», cette décision ne relevant pas d’elle «mais des propriétaires, ou de Veolia», indique-t-on à la mairie. Régulièrement prise pour cible par le DAL, la municipalité assure que «l’accueil des migrants dépend entièrement de la responsabilité de l’Etat», et que la ville ne peut s’y substituer. A moins de faire payer deux fois les contribuables pour le même service.

Les rapports très tendus entre l’association et la municipalité proviennent surtout des occupations qui ont lieu dans des bâtiments publics : lorsque le cas se présente, la ville n’a guère d’autre choix que de demander l’expulsion, à moins de cautionner un acte illégal et de s’exposer à des représailles judiciaires. Le DAL quant à lui estime que la dignité humaine prévaut sur toute autre considération, et continue à demander la réquisition de logements vides. En réponse, la municipalité a entrepris d’accentuer la pression sur les représentants de l’Etat. En novembre 2010, le maire Daniel Delaveau avait convaincu le préfet de voter un plan d’urgence pour les mal-logés, et son équipe a lancé en mai dernier un dispositif baptisé «CoorUS» (Coordination d’Urgence Sociale). D’autres communes de Rennes Métropole, notamment celles dans lesquelles le DAL a ouvert des squats, ont accepté de participer à ce programme qui a permis la mise à disposition de 75 logements dans l’agglomération. Des efforts consentis en dehors de toute obligation légale, mais jugés insuffisants par l’association qui prend en charge un nombre toujours croissant de mal-logés.  

    Le lien entre le DAL et la mairie n’est pourtant pas totalement rompu, puisque tous les mercredis matin l’association se présente devant l’élu de permanence pour faire remontrer à la préfecture les dossiers les plus récents ou les plus sensibles. Entre l’indifférence de l’Etat d’une part, et les protestations des associations d’autre part, les autorités locales semblent faire office de fusible social. Pour l’heure, les pouvoirs publics et les militants pour le droit au logement sont toujours face à une équation insoluble : respect de la légalité contre urgence humanitaire, à qui la primauté?

Olivier ROTH - 27 Décembre 2011 - Rennes


http://www.rennestv.fr/RennesTV_BETA/MAGAZINE/Entrees/2011/12/27_Les_squats_du_DAL_a_lepreuve_de_lhiver___On_compte_sur_lhumanisme_de_la_justice.html



jeudi 22 décembre 2011

Rassemblement hebdomadaire du Dal35, mercredi 21 décembre 2011, énièmé lettre au Secrétariat Général de la Préfecture !


2 nouveaux-nés, 4 bébés de moins d'un an, 1 enfant en fauteuil roulant...

Mercredi 2I décembre, 118 personnes ont réclamé un logement à la ville de Rennes, via l'élu de permanence.

Un fax a été envoyé, via la ville de Rennes, à la préfecture.

Ni les uns, ni les autres n'ont considéré urgent d'intervenir.


 

mardi 20 décembre 2011

le « Réseau Logement pour toutes et tous 35 » interpelle les pouvoirs publics


Droit au logement, accès à l'eau :
le « Réseau Logement pour toutes et tous 35 » interpelle les pouvoirs publics


Alors que les fêtes de fin d'année approchent, de nombreuses personnes – en particulier étrangères – restent privées de logement à Rennes et en Ille-et-Vilaine. Certaines sont demandeuses d'asile, et devraient à ce titre être logées par l'Etat, qui ne respecte pas ses obligations légales. D'autres sont sans-papiers et se voient dénier leurs droits les plus fondamentaux. Beaucoup de ces personnes n'accèdent même pas aux services d'hébergement d'urgence, dotés de moyens largement insuffisants, et ce en dépit des annonces préfectorales concernant le plan hivernal.

Actuellement, environ 300 femmes, hommes et enfants vivent dans 11 habitations « réquisitionnées » par l'association Droit au Logement (DAL 35), parmi les nombreux bâtiments vides présents dans l'agglomération rennaise. Leurs conditions de vie y sont toujours précaires et parfois déplorables. Certaines ne disposent même pas de l'eau courante, malgré les demandes adressées à la Ville de Rennes et à l'entreprise Véolia : déjà privés d'un toit par l'Etat, elles se voient maintenant refuser l'accès à l'eau potable par la mairie.

Le Réseau Logement pour toutes et tous 35 exige des pouvoirs publics qu'ils mettent fin à cette situation intolérable ; que tout être humain, quelles que soit sa nationalité et sa situation administrative, dispose d'un logement qui lui permette de vivre dignement ; et que l'accès à l'eau soit rétabli pour l'ensemble des personnes concernées.


Organisations signataires : La Cimade ; Droit Au Logement 35 ; Europe Ecologie-Les Verts ; La Fédération/FASE 35 ; Gauche Unitaire ; Mouvement des Jeunes Communistes de France 35 ; Nouveau Parti Anticapitaliste 35 ; Parti de Gauche 35

Lien presse : Le Mensuel de Rennes.

lundi 19 décembre 2011

Rennes. Des bébés de quelques jours vont passer Noël dans des squats



Image Samuel Nohra/Ouest-France

 Vidéo Samuel Nohra/Ouest-France

Rennes, deux nouveaux nourrissons à la rue !


Le DAL 35

vous fait part des naissances

du petit Tselmeg et de la petite Yalguunsarnai

les 9 et 12 décembre 2011.



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Ce sont les onzième et douzième naissances dans nos réquisitions...


Les enfants et les parents se portent bien malgré les conditions précaires dans lesquelles ils vivent. 

Rappelons que l’Etat doit loger les demandeurs d’asile et enfreint ses propres lois et la Convention de Genève sur les réfugiés.


Le DAL35 accueille actuellement 300 personnes, dont 60 enfants, dans 11 maisons vides réquisitionnées sur Rennes Métropole.


Espérons que maires et préfet dorment bien ! 

vendredi 16 décembre 2011

En 2010, en Ille & Vilaine, 60% des demandes ont été insatisfaites pour "absence de places disponibles" !!!

 
 
Voir Rapport de l'observatoire du 115  et baromètre nov. 2011  sur le site de la FNARS 
 
 
En 2010, en Ille & Vilaine, 60% des demandes ont été insatisfaites pour "absence de places disponibles" !!!
 

Demandes de places
2009-2010 2010-2011 D
 35    21 264    26 457    + 24 %
 
 
Pas de quoi nous faire un "pataquès" pour la publication des chiffres puisqu'ils sont officiellement communiqués par l'Observatoire du 115 !!!
 
 

Rassemblement hebdomadaire du Dal35, mercredi 14 décembre 2011, énièmé lettre au Secrétariat Général de la Préfecture !

 
Dal 35                      Rennes mercredi 14 décembre  2011
19 place de Serbie
35200 Rennes


Objet : logement pérenne et hébergement d’urgence de demandeurs d’asile

                                                           
                                    Monsieur François Hamet
                                    Secrétaire Général 
                                    de la préfecture d’Ille et Vilaine
                                   
Monsieur le Secrétaire Général,

117 personnes demandeurs d’asile en recherche d’un logement pérenne ou d’un hébergement d’urgence se sont présentées ce matin à la Mairie de Rennes, accompagnées du Dal35. Parmi ces personnes :
26 enfants.
De nombreuses  personnes  malades dont certaines très handicapées.

 Nous voulons attirer votre attention sur des personnes malades que nous vous avons déjà signalées…personnes qui ont besoin d’un hébergement pérenne si on veut éviter que leur état s’aggrave :

-          Mme A, 50 ans. Vous n’ignorez pas qu ‘elle est gravement handicapée et se déplace avec grandes difficultés. Elle doit subir une intervention chirurgicale dans 6 mois.


-           Mme N., 53 ans, son frère Mr N., son fils Mr I., sa femme Mme N., leur fils I. 4 ans. Mme Nadoeva Zinalda est diabétique et un appareillage d’une jambe rend la station debout difficile. Ils sont arrivés fin octobre 2011, le rendez-vous à la préfecture n’est que fin décembre. Du fait  du suivi médical de Mme N., ils ont besoin d’être hébergés à Rennes pour pouvoir se rendre  à leurs rendez-vous. Souhaitons qu’après leur rendez-vous à la préfecture une solution pérenne soit rapidement trouvée


-          De même pour Mr C., Mme C.et leurs 2 enfants, R. 4 ans et R. 3 ans. Ils sont arrivés le 10 novembre. R. se tient difficilement debout du fait d’une opération des jambes et de problèmes sanguins. Mr C. souffre de calculs au rein. Or le rendez-vous à la préfecture est fixé fin janvier et  l’hébergement par le 115 n’est pas adapté aux problèmes de sante de cette famille.

-     Mme Y. vient de sortir de l’hôpital suite à une opération. Elle se trouve actuellement en fauteuil. Elle est accompagnée de Mme Y.. Un hébergement pérenne dans les plus brefs délais s’impose.

Veuillez recevoir  Monsieur le Secrétaire Général nos meilleures salutations.

Le Dal 35
Ce courrier est une lettre ouverte

dimanche 11 décembre 2011

Ordonnance du référé expulsion pour la réquisition du 1 rue de Beaumanoir à Thorigné-Fouillard. Les juges accordent un répit !



Par ces motifs

Nous, Juges des Référés,
Statuant par ordonnance contradictoire et en premier ressort,

Accordons à M.... un délai jusqu'au 15 mars 2012 pour quitter l'immeuble situé à Thorigné-Fouillard, 1 rue de Beaumanoir ;

Passé ce délai, Ordonnons l'expulsion de M... ainsi que celle de tous les occupants de leur chef de l'immeuble situé à Thorigné-Fouillard, 1 rue de Beaumanoir, au besoin avec l'aide de la force publique;

Condamnons M... aux dépens qui comprendront les frais du constat d'huissier du 29 septembre 2011 ;


vendredi 9 décembre 2011

Rassemblement hebdomadaire du Dal35, mercredi 7 décembre 2011, énièmé lettre au Secrétariat Général de la Préfecture !


Dal 35
19 Place de Serbie
35200 Rennes
                                 Rennes mercredi 7 décembre 2011


Objet : logement pérenne et hébergement d’urgence de demandeurs d’asile                                      
                                 Monsieur François Hamet
                                 Secrétaire Général 
                                 de la Préfecture d’Ille et Vilaine.


Monsieur le Secrétaire Général :

115 personnes demandeurs d’asile en recherche d’un logement pérenne ou d’un hébergement d’urgence se sont présentées ce matin à la Mairie de Rennes, accompagnées par le Dal 35.
Parmi ces personnes :
22 enfants dont 3 enfants malades, 1 enfant handicapé et un bébé de 1 an.
14 adultes malades dont une personne très handicapée.

Nous avons déjà attiré votre attention à plusieurs reprise sur :

-          Mme Y. A. qui, alors qu ‘elle devrait être en Cada, est tributaire du 115, se retrouve parfois à la rue où elle a été victime d’une agression.

-          Mme I. A. S., personne très handicapée se déplaçant avec difficultés avec une canne et qui doit subir prochainement une intervention chirurgicale.

-          Mr B. T., Mme J. O. 2 enfants. Cette famille est tributaire du 115 alors qu’elle devrait se trouver en Cada . Cette situation ne permet une prise en charge correcte de T. H. qui présente des séquelles d’un traumatisme important.  

-          Mr C. R. accompagné de Mme C. A. et de leurs 2 enfants, K. et R. arrivés à la mi novembre ne seront reçus à la préfecture que début janvier. Mr C.  R. souffre de calculs au rein, sa petite fille ne peut rester longtemps debout et ils ne sont pas toujours sûrs d’être logés par le 115.

Veuillez recevoir Monsieur le Secrétaire Général nos meilleures salutations.

Le Dal 35
Ce courrier est une lettre ouverte

mercredi 7 décembre 2011

"Squat, la ville est à nous" Un film de Christophe Coello


Le DAL35 vous propose vendredi 9 décembre à 18 h au cinéma l'Arvor  :

 "Squat, la ville est à nous" Un film de Christophe Coello

Un verrou qui cède, une porte qui s’ouvre, des cris de joie qui retentissent :
Un logement condamné est redevenu libre. Simple comme bonjour, la réappropriation qui ouvre le film de Christophe Coello est d’abord un moment d’intense vitalité. Jubilation de déjouer les plans de la société immobilière qui a entrepris de vider l’immeuble de ses habitants, jubilation de redonner vie à un bout de ville morte, jubilation de conquérir un toit au nez et à la barbe des promoteurs et au soulagement des derniers voisins.
Nous sommes dans un quartier populaire de Barcelone en proie à la spéculation, mais la scène pourrait se dérouler aussi bien dans n’importe quelle grande ville d’Europe. Gentrification, loyers hors de prix, opérations de « réhabilitation » destinées à remodeler à coups de serpe la population d’une rue ou d’un centre-ville : le spectateur évolue sur un terrain familier. Ce que lui divulgue le film, c’est une proposition de lutte concrète et collective contre cette mise en coupe réglée.

A l’issue de la projection rencontre avec :

Jean-Claude Kermin, président du DAL 35.
Anne Archen Squatteuse. 
Cette séance est mise en place en collaboration avec l’association Droit Au Logement (DAL 35)

Venez nombreux !

Séance unique - L'Arvor 29 rue d’Antrain à Rennes.

dimanche 4 décembre 2011

Dégradation du service public et xénophobie d’État à la préfecture : STOP !



Selon la Direction de l’information légale et administrative de la République française1, un service public – comme une préfecture – doit être organisé autour de 3 grands principes :
* la continuité du service public, c’est-à-dire « la nécessité de répondre aux besoins de la population sans interruption », notamment pendant les horaires d’ouverture ;
* l’égalité devant le service public, c’est-à-dire que « toute personne a un droit égal à l’accès au service » et « doit être traitée de la même façon que tout autre usager du service » ;
* l’adaptabilité du service public, c’est-à-dire que le service « doit suivre les besoins des usagers (ex : souplesse d’organisation) ».


Les organisations rennaises du réseau local de vigilance contre le racisme et la xénophobie d’Etat accusent la préfecture 35 de ne plus fonctionner comme un service public et d’organiser une véritable xénophobie d’Etat dans le traitement des usagers des services « étrangers ».
Démonstration :

1) Chaque matin, au moment de l’ouverture des portes de la préfecture, entre 100 et 200 personnes se pressent contre les grilles. Pour accéder aux services de la préfecture, les tensions entre usagers sont très fortes (bagarres à répétition) et des usagers sont parfois blessés (intervention des pompiers). Les tensions sont aussi très fortes entre les usagers et les agents d’accueil de la préfecture qui doivent gérer, à l’ouverture, la pression de centaines de personnes. C’est pourquoi il n’est pas rare que la police soit appelée en renfort pour filtrer et gérer les entrées de la préfecture.

Cette situation est liée à la diminution continuelle du nombre de fonctionnaires et, du même coup, des heures d’ouverture du service public. La RGPP (révision générale des politiques publiques) y est pour quelque chose, en substituant la logique purement comptable de réduction des coûts à l'évaluation des besoins réels de la population en matière de services de proximité.
Ainsi, sur son site Internet, la préfecture 35 affirme être ouverte de 9 h à 16 h chaque jour mais, sur la porte d’entrée, on découvre que l’accès aux services « cartes grises » et « permis » n’est possible que le matin ; celui au service « étrangers » que de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 15 h 30 trois jours par semaine et de 9 h à 12 h les deux autres jours ; celui au service « asile 35 » que de 9 h à 11 h 30 et seulement quatre matins par semaine ; etc.
Selon les services, entre 10 h et 21 h d’ouverture des guichets par semaine donc ! De plus, une fois les services ouverts, toutes les catégories d’usagers sont confrontées à des heures d’attente qui obligent bien des gens à perdre une journée de travail pour simplement accéder aux services.
Et ces restrictions horaires s’accompagnent d’une charge de travail de plus en plus lourde pour les personnels de la préfecture !

Une telle dégradation générale du service public est inadmissible. Les principes de continuité, d’égalité et d’adaptabilité du service public ne sont plus respectés à la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Et que dire d’un accueil policier à l’entrée d’un service public ?
2) Si tous les usagers sont confrontés à cette dégradation du service public, les usagers des services « étrangers » et « asile » subissent en plus des conditions d’accueil spécifiques qui ressemblent fort à une xénophobie d’Etat organisée.

* Xénophobie d’Etat dans les files d’attente extérieures : chaque matin, à l’extérieur des bâtiments, la préfecture (via ses agents ou via la police) isole, par une file d’attente spécifique, les usagers des services « étrangers » par rapport aux autres usagers (carte grise, permis, etc.).

* Xénophobie d’Etat dans le nombre de tickets distribués pour accéder aux services : chaque matin, tous les usagers des cartes grises peuvent accéder aux services mais les usagers des services « étrangers » – notamment pour le guichet « asile » – ne recevront que quelques dizaines de tickets. Très souvent, au bout de 10 minutes, la préfecture ne délivre plus de tickets et il faut revenir le lendemain : nous parlons ici de quotas pour les usagers des services « étrangers » qui portent atteinte au principe d’égalité des usagers face au service public.

* Xénophobie d’Etat dans l’heure d’arrivée à la préfecture : si les usagers des cartes grises arrivent parfois une heure avant l’ouverture, la préfecture pousse les usagers des services « étrangers » et « asile » à arriver dès 5 h du matin, notamment par les quotas de tickets. Et, en plus, il arrive que les usagers « cartes grises » ou « permis » soient invités à entrer en premier.

* Xénophobie d’Etat dans le détournement des traités internationaux et de la loi française : la préfecture 35 ne se cache pas de vouloir limiter le nombre d’étrangers dans le département et de les inciter à aller faire leurs demandes de papiers ailleurs. Pour faciliter cet objectif, depuis quelques mois, la préfecture multiplie les conditions d’accès aux droits pour les usagers des services « étrangers » : par exemple, elle demande soudain une pièce d’identité avec photo aux malades étrangers pour les empêcher de retirer un dossier ; elle limite le nombre mensuel de domiciliations des demandeurs d’asile à 65 dans le département et restreint ainsi le nombre d’étrangers qui peuvent obtenir un dossier « asile » ; pour renouveler les papiers, elle exige un domicile à des demandeurs d’asile qui n’ont pas le droit de travailler et ne peuvent donc se loger ; etc.

* Xénophobie d’Etat dans le traitement de la précarité du logement : depuis 2 ans, dans le département, des centaines de personnes – des enfants, des femmes, des hommes – sont privées d’hébergement par la diminution des moyens budgétaires de l’Etat. La grande majorité de ces personnes sont étrangères. Comme si cela ne suffisait pas, la préfecture ordonne régulièrement au service (public) d’urgence – le 115 – de mettre en fin de liste les personnes étrangères sans logis qui n’ont pas de papiers. Organiser une sélection des gens à la rue sur la base des papiers, c’est aussi une forme de xénophobie d’Etat.

Les organisations rennaises du réseau local de vigilance contre le racisme et la xénophobie d’Etat dénoncent le risque d’une transformation des services publics préfectoraux en « sévices publics » pour les usagers, notamment des services « étrangers ». Elles exigent :
- le rétablissement des principes de continuité, d’égalité et d’adaptabilité du service public à la préfecture d’Ille-et-Vilaine, mais aussi dans toutes les préfectures de France qui connaissent ce type de dérives (région parisienne, Bordeaux…) ;
- l’arrêt de la politique de suppression d’un fonctionnaire sur deux lors des départs à la retraite ;
- des recrutements de personnels dans les services publics pour de bonnes conditions de travail des salariés de la préfecture et pour un accueil digne des usagers ;
- l’arrêt de la xénophobie d’Etat dans l’accueil et le traitement des usagers des services « étrangers » à la préfecture d’Ille-et-Vilaine et dans les autres préfectures de France.

Afin de porter ces exigences, le réseau local de vigilance appelle à un :
RASSEMBLEMENT DEVANT LA PRÉFECTURE DE BEAUREGARD
Lundi 5 décembre à 8 h 30

Les organisations signataires du réseau : Conseil des migrants, FASE, FSU, GU, NPA, PCF, UDB