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mardi 10 novembre 2009

Logements de fonction boulevard du Portugal Rennes

Article Ouest-France du 08 novembre 2009

La police expulse les occupants de l'école du Gacet.

Hier vers 15 h, à la demande de la municipalité, une vingtaine de policiers a procédé à l'expulsion d'une quarantaine de demandeurs d'asile, qui depuis mercredi, occupaient les anciens logements de fonction de l'école du Gacet dans le quartier du Blosne.

Logements qu'ils avaient investi avec l'aide de l'association du Droit au logement. Cette association qui se mobilise depuis des mois pour que la municipalité trouve des solutions aux 250 demandeurs d'asile présents et qui vivent actuellement à la rue.

Après une résistance symbolique, les militants du DAL et les réfugiés ont accepté de quitter les lieux.

Un certain nombre de réfugiés à été relogé par la Ville.

Logement du fonction boulevard du Portugal Rennes

La mairie de Rennes c'est déshonorée.

Communiqué du NPA35.

 Une trentaine de personnes sans hébergement, dont des femmes et des enfants, soutenues par le DAL35, s'était mis à l'abri, dans des anciens logements inhabités, appartenant à la Ville de Rennes.

Dans l'après-midi du 6 novembre, la mairie les a fait expulser par les forces de "l'ordre". En pleine trêve hivernale, la municipalité de Rennes, rejetant la responsabilité de cet hébergement sur la Préfecture, a fait le choix de garder des logements vides et de laisser dans les rues, des femmes et des enfants.

Quand sous nos yeux, une personne est en train de se noyer et que nous avons une bouée à lui lancer, nous n'attendons pas l'arrivée des secours.

Le vendredi 6 novembre, la mairie de Rennes s'est déshonorée.

Les pouvoirs publics présents en Ille-et-Vilaine, qu'ils soient locaux ou nationaux, porteront la responsabilité des drames qui vont se jouer en hiver dans nos rues.

Le NPA35 condamne condamne cette décision et demande un plan d'urgence pour mettre à l'abri avant les grands froids, toutes personnes à la rue. NPA35

samedi 7 novembre 2009

Logements de fonction boulevard du Portugal Rennes

La municipalité Rennaise a ordonné l'expulsion d'une quarantaine de demandeurs d'asile qui occupaient depuis deux jours cinq immenses logements vides depuis plus de quatre ans.

La police nationale menaçait de donner l'assaut si les occupants maintenaient leur volonté de se retrancher dans le bâtiment tant qu'ils n'auraient pas rencontré un représentant municipal.

L'élu de permanence daigna enfin se déplacer. Bien que le début de l'occupation datât de l'avant- veille il ne rapportait aucune proposition concrète, juste une offre de principe pour les femmes enceintes et les enfants.

Ceux-ci obtiendraient trois nuits d'hôtel si les locaux étaient rendus immédiatement. Tout retard ou opposition supplémentaire annulerait les dites propositions. L'offre est généreuse nous a-t-on dit car la préfecture ne souhaitait concéder qu'une seule nuit. La Mairie de Rennes s'engageant si besoin était, sur ses propres deniers, à garantir qu'il y aurait bel et bien trois nuits.

Sur la quarantaine de personnes concernées, seules 14 d'entre elles pouvaient prétendre à une telle générosité. Les malades, tous aussi bien que les autres, en étaient exclus. Sous peine de voir les heureux bénéficiaires perdre la grande mansuétude municipale à leur égard, ces exclus étaient condamnés à devoir accepter de retourner vivre à la rue, dans le froid et sous la pluie.

L'odieux stratagème, heurter les intérêts des uns à ceux des autres, est bien rodé. Accorder symboliquement l'aumône à une poignée de personnes et appliquer pour le reste des individus une politique austère, déshumanisée.

Les propositions faites demeuraient factices et pour une durée insignifiante. Le problème du non respect de la loi concernant les demandeurs d'asile restait entier. Il n'était pas même évoqué ou condamné par la municipalité. Celle-ci ne réclamait pas une offre plus conséquente de la part de la préfecture ou un changement radical de la politique d'accueil des migrants.

Bien que cela soit toujours sans effraction elle s'insurgeait seulement qu'on puisse s'en prendre aux bâtiments municipaux.

Cependant elle envisageait sans aucun problème d'ordonner l'assaut et une détérioration significative des lieux par les forces de l'ordre et d'en faire porter la responsabilité à l'association DAL35.

Nous n'avons pas pris ce risque et sans doute avons-nous eu tort. Nous n'y étions pas préparés mais nous le sommes devenus ou allons le devenir.

Nous continuerons à n'exercer aucune violence et apprendrons à subir celle conjointe de la municipalité et de la préfecture puisqu'ils semblent en avoir décidé ainsi. Pourrir la situation de quelle manière que ce soit plutôt que de s'attarder un instant à résoudre le conflit dans son ensemble.

Les locaux abandonnés, nous sommes restés plus de deux heures sous la pluie à attendre que les propositions avancées soient matérialisées. Rien n'était prévu par les autorités concernées autre que la capitulation et la résignation des individus, pas même le transport ou une assistance médicale.

S'il faut tant de temps pour trouver une dizaine de places d'hébergement par les autorités que dire pour les migrants qui n'ont cessé de téléphoner au 115, tel qu'il leur est conseillé de faire en guise de proposition magique par l'élu de permanence et la préfecture.

Certes il y avait des places mais pas pour eux. Certains ne pouvaient y prétendre car ils avaient eu quelques jours d'hébergement la semaine précédente. Il faut bien répartir la misère et l'horreur, organiser une rotation. D'autres ne pouvaient tout simplement pas accéder au service ou se faire comprendre.

Beaucoup n'ont pas appelé, n'y croyant plus, dénonçant l'insalubrité des offres ou leur éloignement géographique avec toutes les difficultés que cela implique. Mais cela n'a strictement aucune importance puisse qu'aucun d'eux n'a eu la moindre attribution.

Seul devant être pris en compte le discours convenu et honteusement relayé. La préfecture, la Ville de Rennes, l'élu de permanence, ont indiqué la procédure à suivre et donc apporté une solution, même s'il elle est inapplicable. L'essentiel est là. L'honneur est sauf. Le monde humanitaire. Fermer les bans.

Cette dernière occupation confirme que la politique humanitaire de la municipalité Rennaise est sélective, quantifiée, et déclarative. La méthode et la mise en pratique pour régler les conflits est autoritaire, inappropriée et conforme ou soumise à celle de la préfecture, sans issue.

Ceci nous oblige à repenser les modalités de nos actions et confrontations.

Nous n'abdiquerons pas. Preuve en est le soir même nous avons entrepris une autre action......

jeudi 5 novembre 2009

Logements de fonction boulevard du Portugal Rennes

Une vingtaine de personnes ont dormi, au 31 boulevard du Portugal, dans la nuit du mercredi au jeudi. Cette nuit, la seconde, le chiffre avoisine la quarantaine. L'ampleur du phénomène n'est plus à démontrer.

Une multitude de gens reste sans hébergement et nombreux sont ceux qui nécessitent une prise en charge médicale immédiate.

Nous manquons encore de couvertures....malgré toute la solidarité exprimée et apportée.

Nous remercions la presse, les sites, les blogs, les particuliers, les associations diverses d'avoir relayé l'information.

La Ville de Rennes ne nous ayant pas encore contacté, nous restons dans l'incertitude d'une expulsion éventuelle.

S'il est encore possible d'en envisager une...

mardi 3 novembre 2009

Logements de fonction boulevard du Portugal Rennes

Le Dal35 occupe les logements de fonction attenants à l'école désaffectée du Gacet depuis mercredi soir, 4 novembre 2009.

Le matin même nous avions présenté 39 personnes à la recherche d'un hébergement à l'élu de permanence sans obtenir le moindre résultat ou espoir.

Pourtant il y a peu de temps, officieusement la Municipalité de la ville de Rennes, par l'intermédiaire d'une élue de permanence, exprimait une nouvelle fois le voeu de nous voir suspendre nos actions, qu'elle estimait improductives quant à la recherche d'une solution négociée. Ce que nous avons fait.

La semaine passée, nous apprenions que la Mairie réfléchissait à une possible mise à disposition de logements. Si cette nouvelle a pu nous donner un bref espoir de voir un revirement dans l'attitude municipale concernant l'hébergement des demandeurs d'asile, il nous a été immédiatement précisé que tout ceci restait au stade de projet, qu'il ne s'agissait tout au plus que de loger une dizaine de personnes et qu'évidemment ceci prendrait du temps.

Or nous sommes entrés dans la période hivernale et selon les service du SAO le nombre de personnes en recherche de logement est supérieur à 250.

Déjà mercredi dernier 23 demandeurs d'asile sollicitaient l'aide de l'élue de permanence pour obtenir un hébergement d'urgence auprès des services préfectoraux et municipaux. Parmi eux des enfants mais comme toujours aucun des demandeurs quelle que soit sa situation n'a eu la moindre proposition.

Ce jour-là et prétendument à titre exceptionnel, les portes d'accès de la mairie à notre arrivée se sont partiellement refermées. Trois policiers municipaux filtraient les entrées et sur ordre n'ont autorisé que deux représentants du DAL35 à rencontrer l'élue de permanence.

Ce mercredi nous avons eu un accueil identique et la certitude qu'il en serait toujours ainsi. Le DAL35 réclame une salle en mairie pour un accueil décent pour tout le monde.

Il nous est primordial de rencontrer les élus municipaux afin qu'ils puissent prendre la mesure du nombre de personnes à la rue, de l'impossibilité de joindre les services appropriés, et de l'absence systématique d'hébergement. En effet trop souvent nous avons rencontré des élus qui prétendaient à notre venue découvrir l'ampleur des problèmes bien que nous leur envoyions depuis longtemps des mails personnalisés à ce sujet.

La mairie propose dorénavant de nous rendre au centre Kléber pour nos rendez-vous hebdomadaires du mercredi. Si les possibilités d'accueil sont plus confortables, ce centre n'a aucune aptitude à délivrer des logements pour les demandeurs d'asile. Qui plus est, ce service manque déjà cruellement de moyens et de personnel et ne possède aucun interprète. Nous refusons de nous voir uniquement relégués au centre Kléber.

Nous persisterons donc à venir interpeller l'élu de permanence chaque semaine place de la mairie le mercredi matin à 10:00 H.

Depuis des mois nous avons largement interpellé qui de droit sur l'inadmissible et insupportable situation faite aux demandeurs d'asile sur Rennes Métropole sans obtenir le moindre résultat autre que des déclarations de principe ou un silence consternant et concerté des élus et des groupes politiques représentés au conseil municipal rennais. ( Toutefois un groupe devrait s'exprimer prochainement. )

Aujourd'hui nous persistons et réaffirmons qu'en démocratie les lois doivent être respectées et appliquées.

Ces demandeurs d'asiles ont droit à un hébergement. La mairie de Rennes dispose de nombreux logements vides. Elle ne peut davantage cautionner une politique gouvernementale et préfectorale inique. Elle possède les armes juridiques et techniques pour cela. Une nouvelle procédure d'expulsion, sans une autre proposition d'hébergement durable, signifierait une acceptation et une soumission à une politique prétendument combattue.

Nous appelons chacun à venir nous soutenir sur les lieux de l'occupation.