Affichage des articles dont le libellé est Presse. Photos. Vidéos. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Presse. Photos. Vidéos. Afficher tous les articles

jeudi 15 novembre 2012

Pacé : Un collectif d'habitants dit "non" à une expulsion du squat !


Un collectif de citoyens pacéens est né en réaction au problème du squat de Pacé. Dans un communiqué, les membres du groupe expliquent que "les citoyens de la ville de Pacé n’acceptent pas que leur commune soit le théâtre d’une expulsion massive ». "C’est de cette revendication partagée qu’est né le Collectif de citoyens pacéens. Ce groupe d’expression n’a d’autre objectif que de faire entendre la voix des riverains, des parents d’élèves et du plus grand nombre d’habitants de la petite commune de Rennes Métropole (10 000 habitants), auprès des autorités et notamment du ministère de l’intérieur. Devant l'urgence et la gravité de la situation en cette période hivernale, le collectif de citoyens pacéens refuse l’expulsion des hommes, femmes et enfants de la résidence du Parc, quelle que soit leur nationalité, tant que d’autres solutions de logement durable ne sont pas proposées. Pour rappel, 250 personnes, dont de nombreux demandeurs d’asiles, vivent depuis 6 mois dans les locaux d’une ancienne maison de retraite, sans trouble à l'ordre public. Le tribunal d'instance de Rennes a repoussé leur expulsion au 15 novembre 2012. Une intervention des forces de police est donc désormais à craindre alors qu’aucune solution de relogement n’a été trouvée par la préfecture. A l’annonce de cette décision, une pétition a commencé à circuler dans la commune, sur le marché, devant les écoles et bientôt sur internet. L'association de parents d'élèves a interpellé le préfet et l'Inspecteur de l'Education Nationale."


Nous sommes des citoyens de Pacé, commune d'Ille-Et-Vilaine. Environ 250 personnes occupent depuis début mai 2012 sans trouble à l'ordre public la Résidence du Parc, une ancienne maison de retraite, présentée depuis par la presse comme « le plus grand squat de France ».

Une décision de justice a autorisé leur expulsion à compter du 15 novembre 2012. Désormais, les forces de police peuvent intervenir à tout moment alors qu'aucune solution de relogement n'a été proposée par la Préfecture.

Notre Collectif de Citoyens Pacéens ne veut pas que sa commune soit le théâtre d'une expulsion massive, car nous n'acceptons pas que des femmes, des hommes mais aussi des enfants puissent se retrouver à la rue, de surcroît en début de période hivernale.

La mobilisation pacéenne grandit de jour en jour, notre pétition continue à circuler dans la commune. L'association de parents d'élèves a interpellé le préfet et l'Inspecteur de l'Education Nationale. Trente organisations politiques, associatives et militantes de Rennes Métropole se sont elles aussi mobilisées pour exprimer leur soutien le mercredi 7 novembre 2012.

Devant l'urgence et la gravité de la situation, nous demandons instamment à M. Le Président de la République, à M. Le Premier Ministre, à Monsieur le Ministre de l'Intérieur, à Madame la Ministre du Logement, à Madame la Ministre de la Justice, à Monsieur le Préfet d'Ille-Et-Vilaine d'intervenir pour que soit proposées à toutes les personnes de la Résidence du Parc des conditions de vie décente, à commencer par un logement durable. Dans l'attente que des solutions pérennes soient trouvées, nous refusons qu'ait lieu leur expulsion.

Si vous souhaitez soutenir notre action, signez la pétition en ligne
 pour nous contacter  collectif.paceen (at) gmail.com

Bilan de l'action collective du 14 novembre.

Avec le  Collectif de Soutien aux Personnes Sans-Papiers, le Conseil des Migrants, et RESF 35, nous avons décidé d'occuper, à partir de 15h, hier 14 novembre, 5 lieux dans Rennes de manière simultanée : La Préfecture, le Conseil Régional, Rennes Métropole, le CDAS de Kléber et la mairie de quartier du Blosne.

Le Mensuel de Rennes qui a annoncé l'action trop tôt nous a valu des grilles fermées.

Nous avons obtenu des évacuations policières et une fax du président du Conseil Régional adressée au Préfet et lui demandant d'utiliser tous les moyens pour résoudre la situation actuelle.

Dans Ouest France ce matin :

lundi 29 octobre 2012

Rassemblement de ce début d'après-midi à l'initiative du Capush.

Hébergement d'urgence : "nous sommes hors-la-loi"


Une cinquantaine de personnes se sont réunies ce lundi à l’initiative du Collectif des Acteurs et professionnels de l’Urgence Sociale et de l’Hébergement (CAPUSH 35) face à la Préfecture. Ils protestaient contre l’insuffisance du dispositif d’hébergement d’urgence prévu par l’Etat.
"Mortelles". Avec l'arrivée du froid, le collectif CAPUSH 35 n'a plus le temps de mâcher ses mots pour décrire les conditions des personnes à la rue. A son initiative, une cinquantaine de personnes se sont réunies ce lundi devant la préfecture d'Ille-et-Vilaine pour exprimer leurs craintes concernant la situation des sans-abris. Dès jeudi, le lancement du plan hivernal devrait augmenter les capacités d'hébergement d'urgence dans le département : au 171 places pérennes s'ajouteront, jusqu'en mars, 68 places provisoires. Pas assez pour le CAPUSH 35 et pour l'association droit au logement (DAL). 

Une "urgence totale"
Le DAL35 mentionne une "urgence totale" et fait part de sa "très grande inquiétude" face à la pénurie de logements et d'hébergements d'urgence. Les personnes sans logement évoquent une difficulté chronique pour obtenir leur mise à l’abri. Appeler tous les jours le 115 pour ne pas dormir dehors est devenu le quotidien pour certains, comme Nassih, 63 ans et sans-abri. "Ca fait deux mois que je vais à droite à gauche. Trois jours ici, trois jours là. J’ai laissé mes affaires partout. C’est ça, ou je dors dehors".
D'autant qu'une fois trouvé, l’hébergement n’est souvent que provisoire. A défaut de disponibilités, les travailleurs sociaux se voient contraints d’effectuer une rotation des hébergements. Malgré ce que prescrit la loi – un droit à la mise à l’abri en attente d’une structure adaptée – la durée d’hébergement ne peut excéder quelques jours. Steve, travailleur social et membre du CAPUSH déplore : "Nous sommes hors-la-loi en disant aux gens qu’ils ne peuvent plus rester au bout de quelques jours. Mais nous ne pouvons pas faire autrement." Le phénomène est accentué par l'explosion de la demande en Ille-et-Vilaine : en un an, les appels au 115 ont augmenté de plus de 34%.
 
Regonfler les budgets
Le DAL continue de soutenir les propositions de réquisition de logements vacants pour répondre à l'urgence. Pour CAPUSH, cependant, les besoins sont plus larges. En cause, les dotations de l’Etat qui diminuent chaque année. "Avec 35% de réduction des budgets c’est toute l’aide sociale qui est touchée. Il faut se donner les moyens d’assurer un réel accompagnement pour ces personnes démunies, pour qui la mise à disposition d’un logement n’est pas nécessairement la première urgence", estime Steve, membre du collectif.
Le plan hivernal se résume à un "pansement sur une jambe de bois" pour le CAPUSH. Pour résoudre la situation de manière durable, estime le collectif, la mise en place d’une politique forte soutenant l’aide sociale serait indispensable. "L’Etat ne doit pas se déresponsabiliser", argue le CAPUSH 35. Mécontents des "effets d'annonce" et attendant un "vrai changement", le collectif estime que les 50 millions d'euros débloqués pour l'hébergement d'urgence par la ministre du Logement, Cécile Duflot, ne produiraient pas d'effets sensibles. "Les dotations iront principalement en région parisienne. L'Ille-et-Vilaine ne récupérerait que 550 000 euros dont une grosse partie servirait à l'évacuation du squat de Pacé...".
Auteur : Sarah Mansoura
, Le Mensuel de Rennes, Article original ici.

Cécile Duflot envisage la réquisition de logements vacants !

A suivre... on attend le fameux calendrier...

dimanche 28 octobre 2012

Communiqué de presse / Appel à rassemblement demain de CAPUSH35 ( Collectif des Acteurs et Professionnels de l'Urgence Sociale et de l'Hébergement d'I&V)

CAPUSH 35 
(Collectif des Acteurs et Professionnels de l'Urgence Sociale et de
l'Hébergement Ille et Vilaine.)

Ce collectif est né de la rencontre de travailleurs sociaux autour de la question des moyens donné aux structures d'urgences et d'accompagnement en direction des personnes avec des difficultés face au logement. Le 2 août 2011 ils se sont retrouvés pour dénoncer cet état de fait : des gens dorment à la rue, des
personnes se voient répondre "il n'y a plus de place", d'autres ne sollicitent plus les services d'urgence car ils connaissent déjà la réponse.
Aujourd'hui, nous, professionnels et acteurs de ce secteur du travail social, décidons d'informer les gens sur leurs droits et sur l'illégalité de la situation. Faire tourner de façon artificielle les personnes sur les différents hébergements d'urgence, dire qu'il n'y a pas de place d'hébergement est illégal. Cela créer une situation de stress supplémentaire pour les personnes accueillies souvent déjà fragilisée par une situation de vie difficile voir traumatisante !

Un tract est à destination des personnes se trouvant en situation de Non logement. Il rappelle le cadre de la loi et prévois une solution de recours !
Un autre présente la situation actuelle de l'hébergement d’urgence et de l'accompagnement social sur l'Ille et vilaine.

Au niveau national les fonds pour l'insertion ont diminué de 35% en 2009, l'urgence sociale a subi
en 2010 une restriction de moitié de ses budgets et en 2012 à nouveau 15 % pour l'insertion et 10 % pour l'hébergement.


En Ille et Vilaine :
L'association Foyer Saint Benoît Labre depuis janvier 2012, ce sont 39 018 appels « décrochés » par les écoutant du 115 soit une augmentation des appels de 34,10% par rapport à la même période de l’année 2011 (janvier à fin Août).Ces appels ont donné lieu à 12 134 demandes d’hébergement d’urgence mais seulement 40% de ces demandes ont obtenu une réponse positive.
L’Association pour l'Insertion Sociale (AIS) subit une baisse de 150000 euros pour les Centre d'Hébergement d'Urgence et de réinsertion social (C.H.R.S.) ADSAO à Rennes et les tertres noirs à Vitré.
Le Goéland à Saint Malo subit une baisse de 70000 euros de son budget pour 2011 et 2012.
L'APE2A à Fougères connaît une baisse de 9% de son budget en 2012 après une baisse de 3,71% en 2011
Pour la SEA35 Différents services du Pôle précarité Insertion subissent des baisses de budget :
Domino- Sortir de la rue, service d'accompagnement de jeunes en errance est sur la sellette car les dotations de l'état diminuent chaque année.
Résultat: le service est sur le point de fermer et les accompagnements engagés doivent s'arrêter.
l'ABRI, centre d'hébergement d'urgence de la SEA35 a vu sa capacité d'accueil passer de 26 à 21 places en cours d'année suite à l'annonce de la DDCSPP d'une réduction par rapport au budget annoncé initialement.
Motif invoqué : la moitié de la population accueillie est étrangère, le coup d'une nuitée sera donc revu à la baisse !!! Non, Non, vous ne rêvez pas...36 euros pour un résident européen, 15 euros pour un "étranger".
COALLIA (ex AFTAM): Un flux en constante augmentation sans moyens matériels et humains pour accueillir les personnes de façon acceptable et digne.

Nous revendiquons des moyens en adéquation avec les demandes nombreuses et justifiées d'hébergement d'urgence sur le territoire de l'Ille et Vilaine.

Nous souhaitons rappeler à l'état ses obligations dans le cadre de la loi de lutte contre les exclusions de 1998 ainsi que la loi du 5 mars 2007 (loi n°-290) instituant notamment le droit au logement opposable.

Nous refusons de gérer la pénurie et appelons chacun à prendre les mesures qui lui sembleront adéquates pour faire valoir ses droits.

Nous exigeons des moyens conséquence en terme de logements et/ou d'hébergements adaptés aux situations individuelles rencontrées dans nos associations.

ARTICLES L 345-2-2 ET L 345-2-3 DU CODE DE L'ACTION SOCIALE ET DES FAMILLES :

"Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence."

"Cet hébergement d'urgence doit lui permettre, dans des conditions d'accueil conforme à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations
assurant le gîte, le couvert et l'hygiène, une première évaluation médicale, psychique et sociale, réalisée au sein de la structure d'hébergement ou, par convention, par des professionnels ou des organismes extérieurs et d'être orienté vers tous professionnels ou toutes structures susceptibles de lui apporter l'aide justifiée par son état, notamment un centre d'hébergement et de réinsertion sociale, un hébergement de stabilisation, une pension de famille, un logement-foyer, un établissement pour personnes âgées dépendantes, un lit-halte-soins-santé ou un service hospitalier."
"Doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée.
Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable de soins, ou vers un logement, adapté à sa situation."

ACTION pour le lancement du plan hivernal le lundi 29 octobre à13 heures
Devant la préfecture d'Ille et Vilaine
A Beauregard, 3 avenue de la préfecture(bus 4)

Rassemblement sans étiquette syndicale mais avec une Capuche

Pour tout contact une adresse mail: capush35@laposte.net

jeudi 25 octobre 2012

Article Ouest-France d'aujourd'hui - Des collégiens migrants menacés d'expulsion.


Au collège des Hautes-Ourmes, où sont scolarisés quatre jeunes migrants résidant au squat de Pacé, la menace d'une expulsion prochaine du squat inquiète les professeurs.
Témoignage

Géorgien, Mongolien, Tchétchènes, ces quatre adolescents sont scolarisés depuis quelques mois au collège des Hautes-Ourmes, au Blosne. Ils ont entre 12 et 14 ans.

Avec leurs parents, frères et soeurs, ils habitent au squat de la résidence du Parc, à Pacé. « Mais nous sommes très inquiets, face aux menaces d'expulsion de ce squat, s'indigne Yann Bourhis, professeur de mathématiques. Que vont-ils devenir ? Seront-ils à la rue, alors que l'hiver arrive ? »

Une inquiétude d'autant plus grande que, ces dernières années, d'autres élèves du collège ont subi ce même sort. « Il y a déjà eu l'expulsion d'un gros squat en novembre 2010 », rappelle Armelle Bounya, militante du Dal 35 (Droit au logement).

« On accueille ces jeunes, ils s'adaptent bien, s'intègrent auprès des autres élèves, apprennent le français et un beau jour, on ne les voit plus », témoigne Jessica Gaines, professeur de la Cla, une classe d'accueil pour jeunes nouvellement arrivés en France et ne maîtrisant pas la langue. « Mes élèves n'aiment pas dire qu'ils habitent au squat, ils me disent qu'ils viennent de Pacé. Je sais bien ce que cela veut dire ! »

Après ? Le 115...

Pacé, c'est la résidence du Parc, une maison de retraite désaffectée, squattée depuis mai dernier par 250 migrants et pour laquelle le juge a accordé, en juin dernier, un délai de quatre mois avant expulsion. Un délai qui expire le 15 novembre.

Après ? « Cela risque d'être le 115, le Samu social », redoute Armelle Bounya.Une situation d'autant plus difficile que, le nombre de places à Rennes « étant inférieur au nombre de personnes à la rue, ils peuvent être envoyés à Vitré ou Fougères, pour des périodes de trois jours », poursuit Armelle Bounya.

Des solutions d'urgence et provisoires, entraînant des frais de déplacements « à la charge du Samu social, et autant de jours pendant lesquels les adolescents sont déscolarisés ».

Contactée, la préfecture indique qu'« à l'heure actuelle », elle ne peut « répondre aux questions relatives au squat de Pacé, dans la mesure où le Préfet n'a pas été saisi par huissier d'une demande de recours à la force publique pour une éventuelle expulsion qui, de toute façon, ne pourrait intervenir qu'après le 15 novembre, suite à une décision de justice ».

Pour l'un des collégiens et sa famille, venant d'obtenir le statut de réfugiés, la prochaine étape sera l'obtention d'un logement, « on espère que cela pourra se faire rapidement, avant l'expulsion du squat ». Mais pour d'autres dont les parents viennent de déposer un dossier de demande d'asile, l'hiver risque d'être compliqué.

« Qu'importe leur situation, cela fait mal au coeur, c'est tellement dur d'avoir des enfants à la rue, c'est une catastrophe ! martèle Yann Bourhis. Ce qui nous inquiète, c'est l'inhumanité de cette mesure d'expulsion. »


Brigitte SAVERAT-GUILLARD, Ouest-France

jeudi 18 octobre 2012


Le mercredi 17 octobre, les migrants qui occupent la Résidence du Parc à Pacé se sont réunis place de la mairie à Rennes avant de se rendre devant la préfecture de Beauregard pour clamer leur inquiétude face à leur expulsion prévue pour le 15 novembre et face à l'hiver qui approche.

Une délégation a été reçue à 17 h 30 par Claude Fleutiaux, Secrétaire Général de la préfecture. Il a affirmé qu’une décision de justice avait été rendue concernant cette occupation illégale et qu’elle serait appliquée. Il a rappelé que l'Etat n'a d'obligation de loger que les demandeurs d'asile, à l'exclusion des personnes dans d'autres catégories administratives, et encore, uniquement dans la limite des possibilités, qui sont actuellement épuisées. Conformément à la dernière circulaire sur l’évacuation des campement illicites, il a précisé que les situations sociales des personnes seraient étudiées et qu'un hébergement provisoire, voire une simple mise à l'abri, serait proposé aux plus vulnérables en fonction des possibilités.   


Très inquiets par ces déclarations, les migrants vous invitent à les rejoindre ce samedi 20 octobre à Pacé pour une journée de soutien organisée par RESF. N'hésitez pas à venir sur leur lieu de vie, résidence du Parc avenue Pinault, à partir de midi, avec si possible un plat à partager. Des spécialités de leurs pays d'origine et des animations musicales vous attendent.

samedi 21 juillet 2012

Pas d'expulsion immédiate pour les migrants du squat de Pacé




Pas d'expulsion immédiate pour les migrants du squat de Pacé
La justice a accord ce matin un délai supplémentaire de 4 mois à l'association Droit au Logement qui a réquisitionné début mai une ancienne maison de retraite pour abriter des demandeurs d'asile près de Rennes.
  • Par Géraldine Lassalle

  • Publié le 20/07/2012 | 12:24, mis à jour le 20/07/2012 | 12:31

© France 3 Bretagne
© France 3 Bretagne


La société HLM, propriétaire des lieux, a été déboutée par le tribunal administratif de sa demande d'expulsion. Les migrants qui occupent illégalement la Résidence du parc à Pacé ont obtenu un délai de 4 mois, jusqu'au 15 novembre, pour régler leur situation. Le juge met en avant les conséquences d'une exceptionnelle dureté d'une expulsion immédiate pour les 250 migrants et les 70 enfants présents dans le squat. 
"Le juge indique que ces personnes devraient être logées en tant que demandeurs d'asile par l'Etat, qu'elles ne le sont pas, que les dispositifs d'accueil sont complètement saturées en Ille-et-Vilaine. Procéder à leur expulsion reviendrait à les mettre à la rue concrètement", indique l'avocate du DAL 35, Mélanie Le Verger.
La justice considère également qu'il n'y a pas d'urgence à l'expulsion vue l'avancée du projet de rénovation de la résidence. L'association ne paiera pas les frais d'avocat et les dommages et intérêts demandés par le propriétaire.
La date fixée par le juge tombe en pleine trêve hivernale de suspension des expulsions mais cette trêve ne s'applique pas aux squats. Il s'agit du plus grand squat de France.


http://bretagne.france3.fr/2012/07/20/pas-dexpulsion-immediate-pour-les-migrants-du-squat-de-pace-41603.html

Résidence du Parc : Article du Télégramme



Migrants. Le plus grand squat breton en sursis

20 juillet 2012 - 



À Pacé, 200personnes s'entassent dans une ancienne maison de retraite, réquisitionnée début juin par les bénévoles du Dal35 (Droit au logement). Letribunal de Rennes décidera aujourd'hui quand ils devront rendre lebâtiment à son propriétaire.
Dans la cour, des enfants font du roller et s'occupent comme ils peuvent pendant les vacances. Les mamans, elles, prennent soin des tout-petits ou regardent la télé. «Les occupants sont très inquiets, explique Armelle Bounya, bénévole à l'association Droit au logement (Dal). C'est la première fois qu'un de nossquats leur permet de connaître un peu de confort». 

Un confort relatif 

En terme de confort, tout est relatif. La maison de retraite, vide depuis un an, est composée de 50petits studios avec une pièce principale d'environ 12m² et une salle de bain. Chaque famille occupe un studio, quel que soit le nombre d'enfants. Les habitants ont su aménager au mieux leur petit chez-eux, avec des objets récupérés à la déchèterie. «Certains en sont à leur quatrième expulsion de nos différents squats, poursuit ArmelleBounya. Repartir dans la rue serait très dur psychologiquement». Armelle est une ancienne institutrice, sensibilisée aux problèmes des sans-papiers pour en avoir elle-même accueilli dans sa classe. «Je me suis vite rendu compte que le logement était le problème prioritaire des familles de migrants, explique celle qui a rejoint le Dal en 2010. C'est très déstructurant pour les enfants de ne pas avoir de maison à soi». C'est pourtant le sort réservé à tous ceux qui vivent clandestinement en France. Certains ont fait une demande d'asile politique, d'autres essaient de se faire oublier. Ils se retrouvent à la rue, errent de squat en squat ou dorment dans les foyers du 115, quand il y a de la place. Mongols, Arméniens, Géorgiens et Congolais sont les principales communautés qui occupent le squat de Pacé. «Il y a parfois quelques tensions entre les communautés, expliquent les bénévoles mais c'est inévitable quand on vit comme ça, les uns sur les autres». 

Les autres squats pleins à craquer 

Au rez-de-chaussée, c'est une autre histoire. «Quand il n'y a plus eu de place dans les studios, les gens se sont entassés dans les pièces du bas, constate Armelle. On est proche du bidonville». De grandes couvertures accrochées à des fils servent de séparation pour chaque famille. Lesmatelas sont posés au sol et les maigres affaires de chacun sont empilées dans des coins. «C'est toujours mieux que de dormir dans la rue ou d'appeler le 115», poursuivent les bénévoles. Le tribunal de grande instance de Rennes doit décider aujourd'hui de l'expulsion plus ou moins rapide desmigrants de Pacé. «Nous souhaitons que ce soit leplus tard possible, ajoute Armelle, pleine d'espoir. Sinon, je ne sais pas où vont loger ces personnes. Nos autres squats sont déjà pleins à craquer».
  • Carole André

mercredi 20 juin 2012

samedi 9 juin 2012

Migrants de Pacé : pas de décision de justice avant le 22 juin


Migrants de Pacé : pas de décision de justice avant le 22 juin

justicevendredi 08 juin 2012

La justice devait se pencher sur une demande d’expulsion de plus de 200 migrants occupant une ancienne maison de retraite, à Pacé (Ille-et-Vilaine), ce vendredi matin. Le juge des référés de Rennes a reporté l’audience au 22 juin, à la demande de l’avocate de l’association Dal 35 (Droit au logement) et des migrants.
Délai de 15 jours
Le 25 mai dernier, la SA HLM les Foyers, propriétaire de la résidence du Parc, à Pacé, où squattent les migrants, a déposé une assignation en référé auprès du tribunal d’instance de Rennes contre le Dal. La société demande l’expulsion des migrants qui se sont installés dans ses locaux désaffectés il y a un mois.
« Mais une seconde assignation a été adressée à 17 occupants le 5 juin », précise l’avocate de l’association et des migrants, Mélanie Le Verger. Trop court, deux jours avant l’audience, pour préparer la défense. Mélanie Le Verger a donc demandé un report de 15 jours. Délai que le tribunal a accordé.
« Il faut que l’État réagisse »
Pour l’avocate, « ce n’est de toute façon pas un problème qui peut être réglé par une décision de justice. Mais par une décision politique. Il faut que l’État réagisse. Ces personnes ne seraient pas dans ces lieux si elles étaient hébergées. »

vendredi 1 juin 2012

Appropriation collective


01 Juin 2012 Par communistes-unitaires 

Cela fait 3 ans que le Dal 35 organise des réquisitions à Rennes et autour de Rennes, et met à l'abri, au moins provisoirement, demandeurs d'asile et personnes sans papiers, dont des femmes enceintes, des enfants et des nouveaux-nés, des familles entières, des femmes et des hommes isolés, la plupart avec des parcours de vie difficiles pour ne pas dire douloureux.
Les structures d'accueil des demandeurs d'asile et les structures d'hébergement d'urgence existantes sont totalement insuffisantes au regard des besoins. Les travailleurs du 115 sont submergés d'appels, au point de renvoyer vers le Dal les personnes auxquelles ils ne peuvent plus apporter de réponses. Chaque semaine, entre 100 et 200 personnes sans abri se présentent à la permanence de la mairie de Rennes pour signaler leur situation.
Il est des situations d'urgence où il est inconcevable d'attendre un changement politique. En faisant ces réquisitions, les militants du Dal se donnent le pouvoir de répondre temporairement aux besoins de logement. Ils en organisent même l'auto-gestion.
Peu d'élus soutiennent ces actions de réquisition. Pourtant, quand les salariés occupent une usine pour en empêcher la délocalisation, ils ont souvent le soutien de nombreux élus de gauche. Récemment, les Fralib ont même reçu la visite du ministre du Redressement productif.
Depuis des mois, nos élus locaux renvoient la question du logement au préfet, pointant dans le même temps les conséquences de la politique du gouvernement Sarkozy. Ils n'ont pas tort puisque celui-ci n'a eu de cesse de réduire les moyens pour l'hébergement d'urgence et l'accueil des demandeurs d'asile, qui deviennent la plupart du temps des personnes sans papiers, l'asile n'étant accordé qu'à une très petite partie d'entre eux.
Que vont faire ces mêmes élus locaux de gauche maintenant que le gouvernement a changé de majorité?
La plupart des réquisitions finissent en expulsion et l'absence de solutions pérennes devient de plus en plus insupportable.
Nous avons tous droit à un logement que l'on soit demandeur d'asile ou non, que l'on soit étranger ou non.
Réquisitionner des logements vides, construire ou rénover des logements, pour que ce droit soit effectif, c'est investir pour le bien-être de tous, plutôt que dilapider les richesses en rémunération d'actionnaires ou en spéculation. Et c'est de l'économie qui permet de répondre aux besoins humains.
Porter ces exigences jusque dans les institutions comme l'Assemblée nationale, c'est ce que nous attendons de nos élus, des élus partenaires des luttes, et particulièrement quand celles-ci sont porteuses de l'exigence d'égalité des droits pour toutes et tous. En cette période d'affrontement avec le FN et les idées d'extrême droite, c'est salutaire.
Pour que la plus grande réquisition de France ne deviennent pas la plus grande expulsion de France.
* Sylvie Larue

samedi 26 mai 2012

« Ce ne sont pas les bonnes méthodes, pas les bons locaux... » - Pacé


« Ce ne sont pas les bonnes méthodes, pas les bons locaux... » - Pacé

mercredi 23 mai 2012
La résidence du Parc, 2 300 m2 de locaux, avenue Pinault.
« Nous ne sommes bien évidemment pas insensibles à la situation des demandeurs d'asile, mais l'occupation de la résidence est totalement incompréhensible », regrette Philippe Yvon, directeur de la SA HLM les Foyers. « Ce n'est pas la bonne méthode, ce ne sont pas les bons locaux », renchérit Yann Le Mentec, son directeur du patrimoine. Et pour cause...
Depuis le vendredi 4 mai, les anciens locaux de la résidence du Parc, propriété de la SA d'HLM les Foyers, qui accueillait jusqu'au mois de septembre quarante-cinq personnes âgées, sont illégalement occupés par cent à deux cents demandeurs d'asile, une opération accompagnée par le Dal 35 (Droit au logement).
Pour les propriétaires des lieux, cette occupation est pour le moins « paradoxale. Nous sommes une société HLM sans but lucratif, avec une vocation sociale affirmée, explique Yann Le Mentec. Et nous sommes spécialisés dans les structures d'hébergement spécifique. »
Foyers pour jeunes travailleurs, pour personnes âgées, personnes handicapées, étudiants... Parallèlement à un parc de 2 000 logements sociaux « classiques », la société possède pas moins de 150 foyers sur les quatre départements bretons, mais également en Mayenne et dans le Calvados, confiés à 80 gestionnaires.
Une action en justice
Depuis un an, avec la ville de Pacé, Rennes Métropole et les services de l'État, la SA les Foyers travaille à la reconversion des 2 300 m 2 de l'avenue Pinault. « En mars, notre conseil d'administration avait donné son accord pour un projet comprenant une crèche, un pôle médical, des logements pour personnes handicapées, mais également un centre d'accueil aux demandeurs d'asile (Cada) », détaille Philippe Yvon. Un Cada comprenant 28 T1 et pouvant accueillir entre 60 et 80 personnes.
Les travaux de réhabilitation devaient démarrer à l'automne, pour une livraison en 2013. Si « le projet n'est en aucun cas remis en cause », sa mise en oeuvre risque de prendre quelque retard. « Et ce sont tous les futurs utilisateurs qui en subiront les conséquences. »
Dépités, les responsables de la société les Foyers ont saisi leur avocat. « Une assignation en référé a été déposée auprès du tribunal d'instance, pour obtenir une ordonnance d'expulsion. »
Le lundi 6 mai, c'est accompagnés d'un huissier qu'ils s'étaient rendus sur place. « Nous avons discuté avec les militants du Dal, mais n'avons pas pu rentrer dans les locaux... La loi est ainsi faite, les occupants sont dans leur droit », soupire Yann Le Mentec.
« Les locaux aujourd'hui occupés illégalement le sont par une population qui pourrait y loger de manière tout à fait officielle dans les prochains mois, tout en bénéficiant d'un accompagnement spécifique par l'association Coallia. Nous sommes très déçus... », concluent les responsables de la société. Qui portent avec la résidence du Parc leur premier projet de Cada...
Brigitte SAVERAT-GUILLARD.