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jeudi 15 novembre 2012

Bilan de l'action collective du 14 novembre.

Avec le  Collectif de Soutien aux Personnes Sans-Papiers, le Conseil des Migrants, et RESF 35, nous avons décidé d'occuper, à partir de 15h, hier 14 novembre, 5 lieux dans Rennes de manière simultanée : La Préfecture, le Conseil Régional, Rennes Métropole, le CDAS de Kléber et la mairie de quartier du Blosne.

Le Mensuel de Rennes qui a annoncé l'action trop tôt nous a valu des grilles fermées.

Nous avons obtenu des évacuations policières et une fax du président du Conseil Régional adressée au Préfet et lui demandant d'utiliser tous les moyens pour résoudre la situation actuelle.

Dans Ouest France ce matin :

mercredi 14 novembre 2012

Reportage de France 3 sur l'action d'aujourd'hui.

Pour les demandeurs d'asile : actions coup de poing à Rennes

Différents mouvements et associations, Le DAL, le Collectif de soutien aux personnes Sans-papiers, RESF (Réseau d'Education Sans-frontière) ont décidé d'investir conjointement et avec des migrants, cinq lieux à Rennes.
Des migrants et défenseurs des demandeurs d'asile occupent le Service départemental d'action sociale © Isabelle Rettig - France 3 Bretagne
© Isabelle Rettig - France 3 Bretagne 
Des migrants et défenseurs des demandeurs d'asile occupent le Service départemental d'action sociale
Ils ont investit la Préfecture, d'où ils ont été refoulés, le Conseil régional, le Service départemental d'action sociale Kléber, l'Hôtel de Rennes Métropole, la Mairie du Blosne. Plusieurs associations et mouvement rennais, DAL 35, Collectif de soutien aux personnes sans-papiers, Réseau d'Education sans frontière ont décidé d'occuper ce mercredi cinq lieux rennais.
Ils réagissent à la série d'expulsions dfe Roms, à Rennes ces derniers jours et à la menace d'expulsion du squat de Pacé, le plus grand de France, où pas moins de 240 migrants sont hébergés depuis des mois.
Les revendications de l'association Dal 35 sont les suivantes : "Nous ne voulons pas attendre un drame humain dans la rue cet hiver pour que les élus expriment poliment leur indignation. Nous avons donc décidé d'occuper simultanément plusieurs lieux publics, afin de mettre l' Etat et les élus face à leurs responsabilités, pour faire face à l'urgence sociale sur leur territoire. Nous leur demandons de sortir de leur silence coupable afin de trouver des solutions de relogement humainement acceptables pour tous".

Occupation du service d'action sociale Kléber à Rennes © Isa Rettig - France 3 Bretagne
© Isa Rettig - France 3 Bretagne Occupation du service d'action sociale Kléber à Rennes

Occupation de 5 lieux dans Rennes aujourd'hui. Renfort bienvenu !

Communiqué du 14.11.12

Pas d'expulsion, sans relogement !

Depuis des mois, des hommes, des femmes, des enfants,  sont laissés à la rue à Rennes.
Aujourd'hui 400 migrants ont trouvé refuge dans les réquisitions du DAL 35, mais dès demain 250 d'entre-eux, dont 64 enfants, sont menacés d'expulsion.

Les réquisitions du DAL 35 ont débuté en 2009 face au désengagement de l'Etat qui ne respectent plus ses obligations légales vis à vis des demandeurs d'asile. Ce sont les pouvoirs publics qui ont eux-même créer cette pénurie en concentrant les migrants dans les villes où se trouvent les préfectures de région, comme à Rennes, sans adapter les conditions d'accueil.

Derrière cette pénurie organisée se cache la volonté de l'Etat ne pas voir s'installer durablement ces migrants en France. Comme partout en France, la Préfecture d'Ille et Vilaine préfère favoriser l'hébergement précaire en enrichissant des marchands de sommeil, plutôt que de trouver des solutions pérennes moins onéreuses.
Malgré le plan hivernal, le 115 est déjà saturé et ne peut plus faire face même aux situations de grande détresse : des enfants, des femmes enceintes, des étrangers malades sont laissés chaque jour à la rue et se retrouvent dans les réquisitions du DAL 35.

Le nouveau gouvernement, qui nous avait promis le changement, reprend les mêmes thèses que ces prédécesseurs en se retranchant derrière le manque de moyens. Nous ne pouvons accepter ce discours, qui entraîne la concurrence entre les exclus et alimente la propagande de l'extrême-droite.

Au lendemain de la triple expulsion laissant des mineurs roumains à la rue,  et à la veille de la date décidée par la justice pour l'expulsion du "plus grand squat de France", notre colère et notre inquiétude montent !

Nous ne voulons pas attendre un drame humain dans la rue cet hiver pour que les élus expriment poliment leur indignation. Nous avons donc décidé d'occuper simultanément plusieurs lieux publics, afin de mettre l' Etat et les élus face à leurs responsabilités, pour faire face à l'urgence sociale sur leur territoire. Nous leur demandons de sortir de leur silence coupable afin de trouver des solutions de relogement humainement acceptables pour tous.

Face aux pratiques de déni des droits élémentaires, nous voulons rappeler que Français ou étrangers, avec ou sans-papiers, avoir un toit est un droit pour tous.


Le DAL 35

Contact : 06 48 26 61 40

mercredi 7 novembre 2012

A diffuser largement ! Mouvement soutenu par 27 organisations à ce jour !



MARCHE DES MIGRANT-E-S

SAMEDI 10 NOVEMBRE 2012

Rassemblement à RENNES
Place de la gare à 14 heures

À l’initiative du Conseil des Migrants


En France, les étrangers ont des droits ! 
Seulement, les autorités ne les respectent pas toujours et beaucoup d’étrangers ne parviennent pas à accéder pleinement à leurs droits.

Ainsi, près de Rennes à Pacé, 300 personnes étrangères dont 80 enfants vivent dans une réquisition soutenue par l’association Droit Au Logement (DAL). Et une décision de justice prévoit de les expulser le 15 novembre prochain. Nous ne pouvons tolérer que ces personnes se retrouvent à la rue : elles ne pourront davantage accéder à leurs droits et cela aggraverait un certain nombre de pathologies déjà présentes au sein de la communauté migrante. Et face à cette situation, que nous dénonçons aujourd’hui, on constate le silence absolu des autorités en place !

C’est pourquoi le Conseil des Migrants de Rennes appelle à une marche de soutien
et de solidarité avec les personnes migrantes.

 NOUS REVENDIQUONS :
  1. Le droit au logement pour tous et le relogement des personnes étrangères hébergées dans les réquisitions du DAL à Pacé et dans d’autres lieux. L’augmentation des places en CADA.
  2. La suppression des tests médicaux « inhumains et dégradants », prétendant vérifier l’âge des mineurs étrangers isolés (MIE) y compris lorsque les mineurs ont un extrait d’acte de naissance. L’amélioration des conditions d’accueil de la Mission (structures et familles d’accueil).
  3. L’élargissement des heures d’ouverture des services de la préfecture qui accueillent les étrangers afin de mettre fin à la politique de quota quotidien.  
  4. L’accès à la domiciliation de toutes personnes étrangères, notamment de celles qui sollicitent le réexamen de leur dossier OFPRA.
  5. La possibilité d’avoir accès à un titre de séjour même sans passeport ou un dossier médical même sans pièce d’identité avec photo.
  6. Le droit à la scolarité pour tout enfant étranger sans-papier ou non.
  7. L’arrêt du démantèlement des squats de Roms.
  8. La libre circulation et la libre installation de toutes les personnes étrangères.
  9. Le droit au travail pour toutes les personnes étrangères.
  10. La régularisation de toutes les personnes sans-papiers et sans critères.

Conseil des Migrants, 23 bis place de Serbie au Blosne.

Chaque samedi de 16h00 à 18h00, une permanence est ouverte aux migrants

pour l’accueil et l’accompagnement.


Marche soutenue par (premiers signataires):Droit au logement DAL35 et 56, Réseau éducation sans frontière RESF35, Nouveau Parti Anticapitaliste NPA, Gauche Unitaire GU, Ligue des droits de l'homme LDH Rennes, l'Assemblée citoyenne rennaise du Front de Gauche AC FdG, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique FASE, Fédération Syndicale Unitaire FSU, Parti de Gauche PG, Maison Internationale de Rennes MIR, Mouvement de la Paix, Asso France-Palestine Solidarité AFPS, Asso des Travailleurs Maghrébins de France ATMF, Parti Communiste Français PCF Rennes Métropole, Mouvement des Chômeurs Précaires en Lutte MCPL, Lutte Ouvrière LO, Vie Nouvelle Rennes, Europe Ecologie Les Verts EELV, syndicat SUD-éducation, Gauche Anticapitaliste GA, Mouvement des Jeunes Communistes35 MJCF,  Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples MRAP, ATTAc, CIMADE, Mouvt International pour le Développement de l'Afrique Francophone MIDAF,  CRIDEV, Sud-Education,

dimanche 4 novembre 2012

Solidarité avec les migrant(e)s de Pacé ! Des logements pour tous et toutes


Tous et toutes à Pacé le mercredi 07 novembre !

Depuis le mois de mai, 250 personnes migrantes (dont 80 enfants) occupent une ancienne maison de retraite vide à Pacé avec l’aide de l’association DAL (Droit au Logement). Cette occupation est le résultat d’une politique du logement qui, depuis des années et encore aujourd’hui, laisse sans solution des centaines de milliers de gens, français ou étrangers, avec ou sans papiers. Pour l’occupation de Pacé, les autorités préfectorales n’ont à ce jour proposé aucune solution alternative.

Pire, suite à une décision de la justice favorable aux autorités, la préfecture se contente de menacer : le 15 novembre, les occupant(e)s de Pacé seront expulsé(e)s par la force. Les hommes, les femmes, les enfants de l’occupation se retrouveront à la rue, au mieux hébergé(e)s en urgence par le 115, qui se dit déjà saturé. Et tout ceci alors que 10 000 logements vides sont disponibles dans l’agglomération rennaise.

C’est dans ce contexte menaçant et angoissant pour les migrant(e)s sans logement de Pacé qu’un groupuscule d’extrême droite appelle, dans des termes orduriers, à manifester le mercredi 7 novembre en fin de journée pour revendiquer l’expulsion des migrant(e)s de Pacé, volant ainsi au secours de la préfecture !

Dans ce contexte aussi, nous avons décidé de réaffirmer notre solidarité avec les migrant(e)s et de redire haut et fort :

Un toit, c’est un droit ! Des logements pour tous et toutes !
Non aux expulsions !
Non au racisme !
Nous appelons donc à la solidarité avec les personnes migrantes de Pacé et, au-delà, avec toutes les personnes migrantes :


RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX MIGRANT(E)S DE PACÉ 
Mercredi 7 novembre à partir de 17 h
Résidence du Parc (lieu de l’occupation), Avenue Pinault à Pacé
à l’initiative du réseau 35 de vigilance
contre le racisme et la xénophobie d’Etat.


MARCHE DES MIGRANTS
pour l’égalité des droits entre français et étrangers
Samedi 10 novembre à 14 h, place de la gare à Rennes
à l’initiative du Conseil des Migrants.

A l’appel du Réseau 35 de vigilance contre le racisme et la xénophobie d’Etat

Appel soutenu par AC !, ATMF35, ATTAC, CAR, CDM, CRIDEV, DAL, ÉÉ-FSU, EELV, FASE, France-Palestine, GA (Rennes et 35Nord), GU, JC, JE, LDH (sections Rennes et St Malo), MIR, MRAP, NPA, PCF (Rennes métropole), PG, RESF, RUSF, Solidaires, SOS Racisme, SNUITAM-FSU, UDB


 Pétition en ligne : Soutien de la réquisition DAL35 de Pacé

L’ÉTAT DOIT RESPECTER LA LOI !



jeudi 11 octobre 2012

Communiqué DAL35, RESF35 : deux dates à retenir !

Depuis la rentrée, la situation des migrants est de plus en plus alarmante sur le plan du logement. Malgré les 400 personnes hébergées dans des réquisitions du DAL 35, le 115 ne peut répondre à toutes les demandes et chaque soir de nombreuses personnes sont laissées à la rue.
Plusieurs expulsions sont prévues dans les prochaines semaines, qui vont rendre la situation humainement inacceptable. Surtout quand arrivera l'expulsion de la réquisition de Pacé où 250 personnes attendent avec angoisse de savoir quel va être leur sort au début de l'hiver.

Les migrants ont besoin de tous les soutiens pour obtenir les conditions d'hébergement décentes auxquelles ils ont droit. Venez réclamer avec eux :
un toit c'est un droit
pas d'expulsion sans relogement.

Les migrants vous demandent de les rejoindre dans deux actions :

  •   le mercredi 17 octobre, à 10 h devant la mairie de Rennes ou à partir de 12 h devant la préfecture de Beauregard selon vos disponibilités.
  •   le samedi 20 octobre à partir de midi à la réquisition de Pacé, pour une journée de soutien organisée par RESF, autour d'un pique-nique, d'animations musicales, de quelques spécialités que les migrants auront plaisir à partager.
                                                                            DAL 35, Resf  35


jeudi 20 septembre 2012

Rennes, meeting unitaire contre le logement cher et sa marchandisation


Pour plus d'informations concernant le meeting du 25 : http://www.humanite.fr/fil-rouge/meeting-contre-la-marchandisation-des-logements-sociaux-du-25-septembre-a-rennes-

samedi 23 juin 2012

Fête des collectifs contre les précarités

AC!35, MCPL, Collectif EVS-AVS35, UL-CNT35, SUD ÉDUCATION35, RESF35, DAL35,

 
Manifeste des collectifs rennais 
en lutte contre les précarités
 
A l’heure d’une prochaine « conférence sociale » proposée par le nouveau gouvernement, nos organisations et mouvements se sont regroupés dans un « collectif rennais contre les précarités ». En complément des organisations syndicales , nous souhaitons faire entendre nos revendications de militants associatifs de terrain, en lutte contre toutes les précarités.
Pour nous, la responsabilité de la précarité incombe à ces institutions qui contrôlent nos allocations de survie comme Pôle emploi et la CAF, à ces patrons proposant stages gratuits ou CDD à temps partiel payé des miettes, à ces propriétaires stimulant la spéculation immobilière, à ces préfets expulsant les sans-papiers, à ces entreprises qui nous coupent l’eau et l’électricité…
Actuellement, nous, collectifs de lutte contre certains aspects de la précarité, nous poursuivons nos actions : 

Contre les expulsions menées par la direction des Foyers de Jeunes Travailleurs rennais, aux côtés des jeunes du FJT de la Motte Baril, soutenus par le DAL35 et le MCPL. 

Contre les expulsions programmées de jeunes scolarisés dans les Universités rennaises soutenus par le RUSF35 et une vingtaine d’établissements du département, soutenus le RESF. 

Contre le centre de rétention administrative de Saint Jacques de la Lande, où le collectif de soutien aux personnes sans-papiers organise régulièrement des « parloirs sauvages », pour échanger avec les personnes étrangères qui y sont enfermées pour être expulsées. Actuellement 20 migrants y sont retenus . 

Avec la réquisition de 9 bâtiments par le DAL 35 qui accueillent 375 migrant-e-s, des personnes laissé-e-s à la rue par l’Etat qui refuse de loger les demandeurs d’asile au mépris des conventions internationales qu’il a ratifié et de ses propres lois, les condamnant à être ballotés-e-s entre la rue et le 115. 

Le collectif EVS-AVS 35 soutient les 800 Emplois Vie Scolaire d'Ille et Vilaine, exploités par l'Education Nationale, qui travaillent parfois 26 h pour 657 euros , sans formation et sont éjectés après 2 ans ou moins.
 
Face à ces mobilisations, les pouvoirs locaux participent régulièrement à la répression des précaires, avec par exemple : 
L’expulsion des demandeurs d’asile soutenus par le DAL35 quand ils occupent des bâtiments appartenant à Rennes métropole ; les obstacles posés par la mairie pour l’accès à l’eau, à l’électricité et au ramassage des ordures dans certaines réquisitions. 

La décision de la mairie, le 5 décembre 2009, de ne pas permettre la tenue d’une assemblée de chômeurs et précaires à la Maison des associations, à l’issue d’une manifestation régionale. Trouvant les portes fermées, le MCPL a été sauvagement accueilli par la BAC, avec pour bilan deux blessés, dont un grièvement.

Il faut d’autres méthodes pour que notre société devienne équitable, par la reconnaissance de tous les êtres humains, et dans le partage des richesses. Les fins de non-recevoir ou les médiocres ajustements décrétés d’en haut doivent être abandonnés au profit de vraies solutions construites pas à pas avec nous, qui luttons contre toutes les précarités et les subissons au quotidien.
Dans cette perspective, quelles mesures, que nous rendrons publiques, vous engagez-vous à prendre au cours de votre mandat de député-e- si vous êtes élu-e, pour tenir compte de nos revendications ?
AC !35, MCPL, DAL35, RESF35,  collectif EVS-AVS 35, UL-CNT 35, SUD ÉDUCATION 35

dimanche 17 juin 2012

Apéro Migrants et exposition à la MIR du 18 au 28 juin 2012




Vous êtes chaleureusement invités à cette exposition sur le thème des migrants dans les locaux de l'accueil à la MIR du 18 au 28 juin.

Le vernissage aura lieu ce mardi 19 juin à partir de 18heures sous la forme d'un "apero migrants"
Ci joint le carton d'invitation qui indique les heures d'ouverture pendant toute la durée de l'expo.
 
Que ce lieu soit un point de convergence de nos actions pour la défense des droits et  la dignité des migrants, c'est l'idée de cette invitation pour le vernissage mardi soir.
Bienvenue à tous.
 
Salutations de la part des organisateurs
DAL35, RESF35, MRAP35, MIR

jeudi 7 juin 2012

Pétition pour soutenir la réquisition du Dal35


Soutien de la réquisition DAL35 de Pacé

L’ÉTAT DOIT RESPECTER LA LOI !

L’association Droit Au Logement (DAL 35) est assignée au Tribunal d’Instance de Rennes pour l'expulsion de la maison de retraite désaffectée de Pacé, occupée depuis le 4 mai 2012, par environ 250 migrants sans abris dont 70 enfants.


La plupart sont demandeurs d’asile. A ce titre, ils doivent être logés par l’État, conformément à la convention de Genève sur le droit d’asile. Or, ils étaient à la rue, en violation de cette convention et de la directive européenne 2003/9/CE du Conseil du 27 janvier 2003 relative à des normes minimales pour l'accueil des demandeurs d'asile dans les États membres.

C’est aussi en violation de son obligation d’accueil inconditionnel jusqu’à une orientation vers un hébergement stable, de soin ou un relogement, conformément à l’article L 345-2 du Code de l’Action Sociale : que l’État laisse ces personnes à la rue.
ette double violation illustre les errements et les politiques répressives du précédent gouvernement. Comment peut-on respecter les lois lorsque l’État ne les respecte pas lui même ?

Confronté à une situation intolérable au plan humain, et à cette double carence de l’État, Droit Au logement a apporté son appui et son expérience à l’occupation de cette maison de retraite désaffectée. L’association se trouve désormais convoquée devant Tribunal d’Instance par le Bailleur social, SA HLM Les Foyers, propriétaire des lieux.

Cette occupation est d’autant plus emblématique que jamais le nombre de logements vides n’a été aussi élevé dans notre pays (2,4 millions en France et 10 000 à Rennes-Métropole selon l’INSEE), et que la loi de réquisition reste inappliquée.

A l’heure où la gauche est de retour au Gouvernement, nous appelons au soutien le plus large des associations, des syndicats, des organisations et des habitants, pour exiger :
• L’abandon des poursuites contre Droit Au Logement,
• L’application de l’obligation d’accueil et d’orientation de toute personne à la rue, et le respect de la Convention de Genève,
• L’application, si besoin est, de la loi de réquisition, afin de loger les sans abris et les mal logés
• L’arrêt des expulsions sans relogement, pour ne pas aggraver la crise.

Nous vous invitons à venir soutenir physiquement le DAL35 et la réquisition de Pacé :

Le Vendredi 8 juin 2012 dès 8h30
devant la Cité Judiciaire à Rennes

Je soutiens le DAL35 et la réquisition de Pacé (35). Je signe la pétition ci-après ...

Un toit c’est un droit !

Signer la pétition ici : Je signe l'appel. Ils ont signé....

vendredi 1 juin 2012

Pas de poubelles pour les migrants !


Communiqué de presse

Rennes, le 1er juin 2012

Pas de poubelles pour les migrants !

Chaque habitant de Rennes peut obtenir des poubelles au pis sous 48 heures. Enfin, pas tous !
Jeudi 30 mai, la municipalité de Rennes a fait intervenir les forces de l’ordre pour expulser une quarantaine de migrants, soutenue par le DAL 35, qui occupait pacifiquement, sans gêner le service, la mairie de quartier du Blosne.
Ils étaient simplement venus demander des poubelles, faute d’avoir pu les obtenir autrement. Depuis 5 semaines, ils sollicitent en vain le service concerné de Rennes-Métropole et de la ville de Rennes pour obtenir ce droit élémentaire.
Personnellement contactés, Daniel Delaveau, maire de Rennes et président de Rennes-Métropole,  son adjointe Marie-Anne Chapedelaine, déléguée à l’égalité des droits et à la laïcité, de même que les élus de quartier, Catherine Debroise, déléguée à la prévention et à la médiation sociale et Frédéric Bourcier, délégué à l’urbanisme et à l’aménagement, n’ont rien fait pour résoudre cette situation.
L’hygiène publique ne fait visiblement pas partie de leurs priorités électives. Ou bien considèrent-ils qu’elle s’arrête à la porte des maisons occupées par des migrants.
Durant cette courte occupation, aucun élu n’a daigné se déplacer ou téléphoner, notamment pas l’élue du quartier 7, où se trouvent trois des cinq lieux concernés, déjà sollicitée lors de sa permanence en mairie.
La seule réponse a été l’envoi de la police qui nous a évacués sans résistance vers 18h30.
Aujourd’hui, les migrants restent privés de poubelles et on se demande, en vertu de quel droit ou argument politique, ils sont exclus des dispositifs d’hygiène et de santé publique ?

Contact :
dal35rennes@gmail.com
06 70 54 72 05
http://dal35.blogspot.com

jeudi 31 mai 2012

Le Dal35 interpelle le cabinet du Ministre du Logement Cécile Duflot


Cécile Duflot à Parcé

Le Dal35 a remis hier à la Ministre du Logement,  Cécile Duflot, lors de son déplacement à Parcé, un dossier   concernant la réquisition de " la Résidence du Parc" située à Pacé.
Le Dal35 a fait le point avec un conseiller de la Ministre sur la situation rennaise et demandé un moratoire sur les expulsions sans relogement.

Pendant ce temps, à Paris, avait lieu la Marche des sans logis. Après la manifestation, une délégation a été reçue par un conseiller spécial de Cécile Duflot. La situation rennaise et le 115 ont été largement évoqués.

Il ne s'agirait pas de commencer le quinquennat par la plus grosse expulsion de France...



mardi 15 mai 2012

Invitation


Samedi 19 mai à partir de 11h

Résidence du Parc à PACÉ
(bus 52 arrêt Pinault)

INAUGURATION DE LA NOUVELLE RÉQUISITION
du DAL35

PIQUE-NIQUE INTERNATIONAL ET FESTIF
(Chacun apporte ses victuailles et un peu plus)


Bienvenue aux fanfares, orchestres, musiciens et artistes!
Jeux d'intérieur et d'extérieur pour tous les âges!

Profitez en pour apporter matelas, couvertures, mobilier et nourriture (plus de vêtements,svp)!

samedi 28 avril 2012

Ces petites filles ont besoin de votre aide !


 

Ces petites jeunes filles ont besoin de votre aide. Elles vivent dans un squat sans eau avec d'autres enfants et leurs familles. En tout ils sont plus d'une vingtaine.
Nous recherchons prioritairement des vêtements et des chaussures pour enfants et adolescents ( 4/16 ans). Mais aussi et toujours des matelas et couvertures...
La demande est urgente.
Moins, mais tout aussi utile des jouets.
Merci de contacter le Dal35.

vendredi 23 mars 2012

Rennes : Parcours de migrants, récit par une militante du Dal35 et de RESF


L’obligation scolaire ne s’appliquerait-elle pas à "ces gens là" ?

Vendredi 2 mars 2012, une famille de demandeurs d’asile dépose un référé au tribunal administratif contre son non-hébergement. Cette famille est arrivée en France en avril 2011, bientôt un an. Ils ont trois enfants, 12, 8 et 4 ans. Depuis, elle dépend du 115. Parfois hébergée, parfois non. Une semaine ici, trois jours là, de fréquentes périodes sans aucune solution. Fin août, le DAL (association Droit au Logement) ouvre une nouvelle réquisition, c’est-à-dire qu’un logement vide depuis des années est ouvert pour y héberger des personnes à la rue. La famille s’y installe. Avec l’arrivée de l’hiver, la vie dans ce lieu partagé avec 3 autres familles, sans eau chaude, sans chauffage, avec de nombreuses coupures d’électricité, devient difficile et la famille reprend l’habitude d’appeler le 115, pour obtenir des hébergements plus vivables.
Au cours de l’audience de référé, la représentante de la préfecture leur reproche d’avoir parfois refusé des propositions d’hébergement du 115. Ce que la famille ne nie pas, et peut facilement expliquer.
Avec ses trois enfants scolarisés à Rennes, l’aînée au collège Echanges, les deux plus jeunes à l’école de l’Ille, comment faire pour aller passer la nuit à l’hôtel à Bain-de-Bretagne à 30 km de Rennes (45 minutes de car), et conduire les enfants à 8 h 30 à l’école ? Prendre le car à 7 h 17 pour arriver à Rennes à 8 h, et sauter dans un métro pour rejoindre l’école ? Mais avec quel argent ? Le 115 fournit un ticket de car pour aller à l’hôtel au début de la semaine, et un ticket pour revenir à Rennes le dernier jour. Tous les autres jours, le transport est à la charge des parents : 3,50 € le ticket adulte, 2,80 € le ticket enfants, soit 25,30 € par jour pour cette famille qui vit avec 21,66 € par jour. Scolariser les enfants à Bain de Bretagne ? Peut-être auraient-ils pris cette décision si on leur avait dit dès le début de l’hiver qu’ils y seraient hébergés jusqu’au 30 mars. Mais cet hébergement leur a été proposé chaque fois pour une semaine !
Alors renoncer à scolariser les enfants et rester à Bain-de-Bretagne ? Mais alors comment va-t-on les nourrir ? Les parents touchent l’ATA (Allocation Temporaire d’Attente) . Soit10,83 € par jour et par adulte. Avec une somme si faible, l’aide fournie par les Resto du Coeur deux fois par semaine est indispensable. A condition de pouvoir venir la chercher à Rennes. Et de pouvoir conserver et cuisiner les produits reçus. Impossible à l’hôtel. C’est un cercle vicieux sans fin….

La représentante de la préfecture au tribunal administratif finit par s’exclamer, devant l’assistance sidérée : "Ces gens-là choisissent de scolariser leurs enfants avant même de savoir s’ils seront admis au séjour."L’avocate évoque l’obligation scolaire. " Oui, certes, mais ce n’est pas une priorité..."
Ainsi donc, cette famille de trois enfants, dont deux soumis à l’obligation scolaire, aurait dû attendre un hébergement stable pour inscrire leurs enfants à l’école ? Mais ça va bientôt faire un an qu’ils l’attendent, cet hébergement stable ! Imaginez des enfants de 12 et 8 ans non scolarisés pendant UN AN sur le territoire français ? Quelle aurait été leur vie pendant tout ce temps ? Se déplaçant tous les trois jours, à la rue de 9 h le matin à 18 h 30 dans certains centres et hôtels, sans aucune solution certains jours ? Sans la socialisation irremplaçable de l’école, sans activités adaptées à leur âge, sans camarades de classe, sans possibilité d’apprendre la langue française ?

Tous les militants qui accompagnent les migrants savent combien cette vie est épuisante pour les adultes. Et combien l’école est importante pour ces enfants, déjà éprouvés par les drames vécus dans leur pays, par le déracinement. Combien compte pour eux cet élément de stabilité leur vie d’errance, avec l’assurance de recevoir un enseignement adapté et un repas chaud chaque jour, de vivre quelques heures une vie normale d’enfant, sans avoir à accompagner leurs parents dans toutes leurs démarches.
A Rennes nous connaissons de nombreuses familles qui vivent dans ces conditions pendant des mois. Les enseignants qui les accueillent constatent de nombreuses absences, l’épuisement et l’isolement des familles.

La Convention internationale des droits de l’enfant le dit : " L’instruction est un droit de l’enfant : tout doit être mis en oeuvre pour le garantir." Et obligation est faite à l’Etat, par les dispositions de l’article 13.5 de la directive 2003/9/CE du 27 janvier 2003, d’assurer des normes minimales pour l’accueil des demandeurs d’asile.
On voit bien comment ces droits sont mis en œuvre…

RESF 35

samedi 7 janvier 2012

Info logement sur Rennes et Rennes Métropole !

Le nombre de logements vacants en 2008 était de plus de 10000 !!!  en augmentation de 22.42% vs 1999 (8227).
 
Rennes comptabilise à elle seule 7000 logements vides (+12.4% vs 1999).
 
Le taux d'habitat social pour RM est de 22.2% ( 29.4% pour Rennes, 11.8% en moyenne pour les autres communes)
 
 
Les demandes de logements sociaux en instance sont de 12000 (en 2010) pour moins de 6000 attributions.

mercredi 7 décembre 2011

"Squat, la ville est à nous" Un film de Christophe Coello


Le DAL35 vous propose vendredi 9 décembre à 18 h au cinéma l'Arvor  :

 "Squat, la ville est à nous" Un film de Christophe Coello

Un verrou qui cède, une porte qui s’ouvre, des cris de joie qui retentissent :
Un logement condamné est redevenu libre. Simple comme bonjour, la réappropriation qui ouvre le film de Christophe Coello est d’abord un moment d’intense vitalité. Jubilation de déjouer les plans de la société immobilière qui a entrepris de vider l’immeuble de ses habitants, jubilation de redonner vie à un bout de ville morte, jubilation de conquérir un toit au nez et à la barbe des promoteurs et au soulagement des derniers voisins.
Nous sommes dans un quartier populaire de Barcelone en proie à la spéculation, mais la scène pourrait se dérouler aussi bien dans n’importe quelle grande ville d’Europe. Gentrification, loyers hors de prix, opérations de « réhabilitation » destinées à remodeler à coups de serpe la population d’une rue ou d’un centre-ville : le spectateur évolue sur un terrain familier. Ce que lui divulgue le film, c’est une proposition de lutte concrète et collective contre cette mise en coupe réglée.

A l’issue de la projection rencontre avec :

Jean-Claude Kermin, président du DAL 35.
Anne Archen Squatteuse. 
Cette séance est mise en place en collaboration avec l’association Droit Au Logement (DAL 35)

Venez nombreux !

Séance unique - L'Arvor 29 rue d’Antrain à Rennes.

samedi 26 novembre 2011

Les enfants étrangers sont des enfants avant d'être des étrangers...

Le 20 novembre est la journée mondiale de défense et de promotion des droits de l'enfant. Elle marque le 22e anniversaire de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l'Enfant), adoptée par l'Assemblée Générale des Nations Unies en 1989 et ratifiée par la France en 1990. 


En 1989, la CIDE a soulevé de grands espoirs et des promesses ont été faites aux enfants du monde. 22 ans plus tard, il reste beaucoup à faire pour que cette protection soit effective et on constate, notamment en France, une régression de certains droits fondamentaux.

La pauvreté en est la principale cause, elle touche 2 millions d’enfants avec ses conséquences désastreuses sur la scolarité, l’accès à la santé et au logement.
La politique d'immigration menée au bulldozer par le gouvernement a largement contribué à accentuer ce phénomène.  
La ville de Rennes n'est pas épargné et les premières victimes sont les enfants étrangers Le nombre de mineurs étrangers privés de liberté en raison de leur situation administrative - ou de celle de leurs parents - ne cesse d’augmenter.
 
22 enfants, âgés de 6 mois à 17 ans, ont été enfermés au Centre de Rétention Administrative de Rennes/Saint Jacques depuis le 29/07/11.
  
Des enfants, nés pour certains d’entre eux en France et scolarisés, sont arrêtés brutalement, leurs parents menottés, rudoyés, humiliés sous leurs yeux.

Placés en rétention, ils subissent les espoirs et déceptions que soulèvent les décisions de justice. Libérés, ils se retrouvent à la rue avec leurs parents.  

45 enfants, âgés de 2 mois à 15 ans, seraient condamnés à l'errance s'ils n'étaient pas actuellement hébergés avec leurs parents dans 11 squats du DAL 35 sur Rennes Métropole dans des conditions très précaires.  
 
Depuis plusieurs années, la Ville de Rennes participe à la célébration de la CIDE en organisant des manifestations autour des droits de l'enfant. Les partenaires locaux ont choisi cette année d'illustrer l'article 31 de la CIDE, qui met en avant le droit au repos, aux loisirs,
"de participer librement à la vie culturelle et artistique dans des conditions d’égalité."
Comme tous les droits de l'enfant , ce droit doit être respecté. Mais pendant que des enfants seront accueillis avec chaleur à l'Opéra de Rennes le 25 novembre, d'autres resteront dans la rue, suspendus au 115 dans l'espoir d'un toit pour la nuit... 
"de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge" 
Est-ce à cet article que nous devons l'espace famille du CRA de Rennes avec son jeu à bascule solidement arrimé au béton dans l'enceinte grillagée réservée aux enfants et surveillée par des hommes armés ?

Dans ce contexte local et national, il est important de rappeler que les enfants étrangers sont des enfants avant d'être des étrangers et que l'intérêt supérieur de l'enfant doit primer sur toute autre considération.

Cimade35, Resf35, Mrap35, FSU35, Sud-Education35, Dal35 ont diffusé le tract à l'entrée de la manifestation