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jeudi 15 novembre 2012

Bilan de l'action collective du 14 novembre.

Avec le  Collectif de Soutien aux Personnes Sans-Papiers, le Conseil des Migrants, et RESF 35, nous avons décidé d'occuper, à partir de 15h, hier 14 novembre, 5 lieux dans Rennes de manière simultanée : La Préfecture, le Conseil Régional, Rennes Métropole, le CDAS de Kléber et la mairie de quartier du Blosne.

Le Mensuel de Rennes qui a annoncé l'action trop tôt nous a valu des grilles fermées.

Nous avons obtenu des évacuations policières et une fax du président du Conseil Régional adressée au Préfet et lui demandant d'utiliser tous les moyens pour résoudre la situation actuelle.

Dans Ouest France ce matin :

mercredi 14 novembre 2012

Reportage de France 3 sur l'action d'aujourd'hui.

Pour les demandeurs d'asile : actions coup de poing à Rennes

Différents mouvements et associations, Le DAL, le Collectif de soutien aux personnes Sans-papiers, RESF (Réseau d'Education Sans-frontière) ont décidé d'investir conjointement et avec des migrants, cinq lieux à Rennes.
Des migrants et défenseurs des demandeurs d'asile occupent le Service départemental d'action sociale © Isabelle Rettig - France 3 Bretagne
© Isabelle Rettig - France 3 Bretagne 
Des migrants et défenseurs des demandeurs d'asile occupent le Service départemental d'action sociale
Ils ont investit la Préfecture, d'où ils ont été refoulés, le Conseil régional, le Service départemental d'action sociale Kléber, l'Hôtel de Rennes Métropole, la Mairie du Blosne. Plusieurs associations et mouvement rennais, DAL 35, Collectif de soutien aux personnes sans-papiers, Réseau d'Education sans frontière ont décidé d'occuper ce mercredi cinq lieux rennais.
Ils réagissent à la série d'expulsions dfe Roms, à Rennes ces derniers jours et à la menace d'expulsion du squat de Pacé, le plus grand de France, où pas moins de 240 migrants sont hébergés depuis des mois.
Les revendications de l'association Dal 35 sont les suivantes : "Nous ne voulons pas attendre un drame humain dans la rue cet hiver pour que les élus expriment poliment leur indignation. Nous avons donc décidé d'occuper simultanément plusieurs lieux publics, afin de mettre l' Etat et les élus face à leurs responsabilités, pour faire face à l'urgence sociale sur leur territoire. Nous leur demandons de sortir de leur silence coupable afin de trouver des solutions de relogement humainement acceptables pour tous".

Occupation du service d'action sociale Kléber à Rennes © Isa Rettig - France 3 Bretagne
© Isa Rettig - France 3 Bretagne Occupation du service d'action sociale Kléber à Rennes

Occupation de 5 lieux dans Rennes aujourd'hui. Renfort bienvenu !

Communiqué du 14.11.12

Pas d'expulsion, sans relogement !

Depuis des mois, des hommes, des femmes, des enfants,  sont laissés à la rue à Rennes.
Aujourd'hui 400 migrants ont trouvé refuge dans les réquisitions du DAL 35, mais dès demain 250 d'entre-eux, dont 64 enfants, sont menacés d'expulsion.

Les réquisitions du DAL 35 ont débuté en 2009 face au désengagement de l'Etat qui ne respectent plus ses obligations légales vis à vis des demandeurs d'asile. Ce sont les pouvoirs publics qui ont eux-même créer cette pénurie en concentrant les migrants dans les villes où se trouvent les préfectures de région, comme à Rennes, sans adapter les conditions d'accueil.

Derrière cette pénurie organisée se cache la volonté de l'Etat ne pas voir s'installer durablement ces migrants en France. Comme partout en France, la Préfecture d'Ille et Vilaine préfère favoriser l'hébergement précaire en enrichissant des marchands de sommeil, plutôt que de trouver des solutions pérennes moins onéreuses.
Malgré le plan hivernal, le 115 est déjà saturé et ne peut plus faire face même aux situations de grande détresse : des enfants, des femmes enceintes, des étrangers malades sont laissés chaque jour à la rue et se retrouvent dans les réquisitions du DAL 35.

Le nouveau gouvernement, qui nous avait promis le changement, reprend les mêmes thèses que ces prédécesseurs en se retranchant derrière le manque de moyens. Nous ne pouvons accepter ce discours, qui entraîne la concurrence entre les exclus et alimente la propagande de l'extrême-droite.

Au lendemain de la triple expulsion laissant des mineurs roumains à la rue,  et à la veille de la date décidée par la justice pour l'expulsion du "plus grand squat de France", notre colère et notre inquiétude montent !

Nous ne voulons pas attendre un drame humain dans la rue cet hiver pour que les élus expriment poliment leur indignation. Nous avons donc décidé d'occuper simultanément plusieurs lieux publics, afin de mettre l' Etat et les élus face à leurs responsabilités, pour faire face à l'urgence sociale sur leur territoire. Nous leur demandons de sortir de leur silence coupable afin de trouver des solutions de relogement humainement acceptables pour tous.

Face aux pratiques de déni des droits élémentaires, nous voulons rappeler que Français ou étrangers, avec ou sans-papiers, avoir un toit est un droit pour tous.


Le DAL 35

Contact : 06 48 26 61 40

mercredi 7 novembre 2012

A diffuser largement ! Mouvement soutenu par 27 organisations à ce jour !



MARCHE DES MIGRANT-E-S

SAMEDI 10 NOVEMBRE 2012

Rassemblement à RENNES
Place de la gare à 14 heures

À l’initiative du Conseil des Migrants


En France, les étrangers ont des droits ! 
Seulement, les autorités ne les respectent pas toujours et beaucoup d’étrangers ne parviennent pas à accéder pleinement à leurs droits.

Ainsi, près de Rennes à Pacé, 300 personnes étrangères dont 80 enfants vivent dans une réquisition soutenue par l’association Droit Au Logement (DAL). Et une décision de justice prévoit de les expulser le 15 novembre prochain. Nous ne pouvons tolérer que ces personnes se retrouvent à la rue : elles ne pourront davantage accéder à leurs droits et cela aggraverait un certain nombre de pathologies déjà présentes au sein de la communauté migrante. Et face à cette situation, que nous dénonçons aujourd’hui, on constate le silence absolu des autorités en place !

C’est pourquoi le Conseil des Migrants de Rennes appelle à une marche de soutien
et de solidarité avec les personnes migrantes.

 NOUS REVENDIQUONS :
  1. Le droit au logement pour tous et le relogement des personnes étrangères hébergées dans les réquisitions du DAL à Pacé et dans d’autres lieux. L’augmentation des places en CADA.
  2. La suppression des tests médicaux « inhumains et dégradants », prétendant vérifier l’âge des mineurs étrangers isolés (MIE) y compris lorsque les mineurs ont un extrait d’acte de naissance. L’amélioration des conditions d’accueil de la Mission (structures et familles d’accueil).
  3. L’élargissement des heures d’ouverture des services de la préfecture qui accueillent les étrangers afin de mettre fin à la politique de quota quotidien.  
  4. L’accès à la domiciliation de toutes personnes étrangères, notamment de celles qui sollicitent le réexamen de leur dossier OFPRA.
  5. La possibilité d’avoir accès à un titre de séjour même sans passeport ou un dossier médical même sans pièce d’identité avec photo.
  6. Le droit à la scolarité pour tout enfant étranger sans-papier ou non.
  7. L’arrêt du démantèlement des squats de Roms.
  8. La libre circulation et la libre installation de toutes les personnes étrangères.
  9. Le droit au travail pour toutes les personnes étrangères.
  10. La régularisation de toutes les personnes sans-papiers et sans critères.

Conseil des Migrants, 23 bis place de Serbie au Blosne.

Chaque samedi de 16h00 à 18h00, une permanence est ouverte aux migrants

pour l’accueil et l’accompagnement.


Marche soutenue par (premiers signataires):Droit au logement DAL35 et 56, Réseau éducation sans frontière RESF35, Nouveau Parti Anticapitaliste NPA, Gauche Unitaire GU, Ligue des droits de l'homme LDH Rennes, l'Assemblée citoyenne rennaise du Front de Gauche AC FdG, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique FASE, Fédération Syndicale Unitaire FSU, Parti de Gauche PG, Maison Internationale de Rennes MIR, Mouvement de la Paix, Asso France-Palestine Solidarité AFPS, Asso des Travailleurs Maghrébins de France ATMF, Parti Communiste Français PCF Rennes Métropole, Mouvement des Chômeurs Précaires en Lutte MCPL, Lutte Ouvrière LO, Vie Nouvelle Rennes, Europe Ecologie Les Verts EELV, syndicat SUD-éducation, Gauche Anticapitaliste GA, Mouvement des Jeunes Communistes35 MJCF,  Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples MRAP, ATTAc, CIMADE, Mouvt International pour le Développement de l'Afrique Francophone MIDAF,  CRIDEV, Sud-Education,

mercredi 20 juin 2012

MANIFESTATION EN FAVEUR D'UN LOGEMENT POUR TOUS

à l'initiative du Conseil des migrants de Rennes et avec le soutien du Réseau logement 35 :

MANIFESTATION EN FAVEUR D'UN LOGEMENT POUR TOUS
SAMEDI 30 JUIN à 15 h
Place du Général de Gaulle (métro Charles de Gaulle)


NOUS VOULONS DES LOGEMENTS POUR TOUS !

Les personnes migrantes se déplacent pour de bonnes raisons : guerres, persécutions, maladies... Sinon, elles se contenteraient de rester chez elles. Elles ne sont pas des profiteurs ni des semeurs de trouble. C'est plutôt à la France de profiter de leurs potentiels pour le travail. Mais les personnes migrantes qui demandent la protection de la France (on les appelle les demandeurs d'asile) n'ont pas le droit de travailler ni de participer à des formations professionnelles.
C'est pourquoi l'Etat doit normalement leur fournir un hébergement dans un CADA (Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile) et une allocation mensuelle le temps de leur demande d'asile. Les demandeurs d'asile s'engagent par écrit à accepter, si on leur en propose un, un hébergement en CADA. Si elles obtiennent cet hébergement, alors l'allocation est diminuée.

Nous, personnes migrantes qui n'avons pas le droit de travailler, nous dénonçons les conditions de vie que nous devons subir en France à cause du problème du logement.

1 L'Etat français nous oblige, par écrit, à accepter un hébergement en CADA mais des centaines de demandeurs d'asile n'obtiennent jamais cet hébergement auquel ils ont droit. Ainsi, on peut rester demandeur d'asile pendent plus d'un an et ne jamais obtenir d'hébergement en CADA. Pourquoi ? Parce que le nombre de places en CADA est insuffisant.

2 Pourquoi l'Etat français nous oblige-t-il à signer un engagement à accepter un hébergement en CADA alors que, souvent, il ne nous propose pas cet hébergement ? C'est absurde !

3 Les personnes migrantes célibataires se sentent marginalisées et discriminées par rapport aux familles parce que l'Etat français propose en priorité des hébergements aux familles. Nous voulons que les célibataires et les familles soient traités de la même manière.

4 L'Etat dit que, si nous n'obtenons pas d'hébergement en CADA, nous pouvons nous débrouiller avec l'allocation en attendant. Nous touchons 11 euros par jour et par personne. Avec cet argent, nous devons nous loger, nous nourrir, nous habiller, mettre de l'argent de côté pour payer les avocats... Qui peut faire tout ça avec 11 euros par jour ?

5 Quand nous ne dormons pas dans la rue, l'Etat français nous propose un hébergement d'urgence grâce au 115. Mais nous dénonçons les conditions d'accueil au 115 :
* il n'y a pas assez de places donc on nous héberge 3 jours ou une semaine puis on doit retourner souvent à la rue ;
* chaque semaine ou tous les 3 jours, on doit changer de foyer d'hébergement, ce qui pose des problèmes de scolarisation pour les enfants des familles migrantes ;
* selon les foyers, les règles de vie (par exemple les horaires) ne sont pas les mêmes, ce qui nous empêche de construire une vie plus stable ;
* dans beaucoup de foyers, il arrive souvent que les personnes hébergées soient obligées de rester dehors toute la journée de 9 h 30 à 17 h ou 18 h, ce qui nous conduit à subir le froid.

Comment nous, personnes migrantes, allons-nous faire pour mieux nous intégrer dans la société française si nous sommes à la rue et si nous ne sommes pas suivies par des assistantes sociales ?
C'est pourquoi nous demandons à tous de venir prendre part à une :

Manifestation en faveur d'un logement pour tous
Samedi 30 juin à Rennes à 15 h
place du général de Gaulle (métro Charles de Gaulle).

A l’initiative du Conseil des migrants de Rennes (avec le soutien du Réseau logement 35).