Affichage des articles dont le libellé est Réquisitions (16 et 17) rue Poirier nivet Rennes. Afficher tous les articles
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samedi 14 avril 2012

Expulson de Poirier-Nivet, réaction d'EELV


Logement, appliquer la loi de réquisition.

Au moins huit fourgons de policiers ont été mobilisés pour expulser au petit matin une quarantaine de demandeurs d'asile. En l'absence de proposition de logement par l'Etat, comme elles sont pourtant en droit de l'attendre, ces familles avec enfants étaient installées dans deux maisons vides, vouées à la démolition, rue Poirier-Nivet. (Rennes)
Aujourd’hui' hui, bien qu'il n'y ait aucune proposition de relogement, la préfecture n'a aucun scrupule à les jeter à la rue !
EELV dénonce cette politique indigne et demande l'application de la loi de réquisition.
Si l'hébergement des demandeurs d'asile est de la compétence de l’État, les collectivités territoriales ne peuvent se défausser de leurs responsabilités face à ces situations d'urgence et nous appelons les collectivités locales à instaurer un véritable rapport de force avec l’État en proposant des lieux d'hébergements et en sommant publiquement la préfecture de les réquisitionner. 
Face à l'urgence humanitaire, nous en appelons à la solidarité.


Solène Raude et Xavier Baron porte-paroles Europe Ecologie Les Verts de Rennes,
Annie Bégot et Patrick Anne porte-paroles EELV, Ille et Vilaine.



Par ailleurs, Syviane Rault, Conseillère régionale EELV est venue apporter son soutien aux familles expulsées de la réquisition Poirier-Nivet durant l'occupation de l' Hôtel d’Agglomération de Rennes-Métropole



jeudi 5 avril 2012

L'expulsion des réquisitions de Poirier-Nivet vue par la presse


Vidéo RennesTV
http://rennestv.fr/RennesTV ( la version originale est toujours mieux que la copie !)




Presse Web

http://www.rennes.lemensuel.com
http://www.ouest-france.fr

Expulsion honteuse, solution inappropriée !



A 6h30, 8 fourgons de policiers et divers autres véhicules de service de la préfecture ont cerné les 2 réquisitions rue Poirier-Nivet ce matin. Une démonstration de force disproportionnée et incongrue pour expulser une quarantaine de personnes sans défense.

Le quartier bouclé, la presse et les militants du Dal35 ont été exclus du périmètre d'intervention pendant que les forces de l'ordre éclataient quelques portes et effectuaient des contrôles d'identité systématiquement.

Preuve que toutes les personnes étaient en situation régulière aucune arrestation n'est survenue. Seule la préfecture demeure dans l'illégalité en refusant d'appliquer les lois françaises et internationales relatives aux conditions d'accueil des migrants et notamment celles concernant l’hébergement de ceux-ci...

La préfecture a d'emblée écarté toute solution, même temporaire, de relogement ou d'hébergement pour les célibataires.
Les familles ont été convoquées à la préfecture pour 9h00 pour se voir attribuer une nuit au foyer Benoît Labre ou à l'hôtel Le Florin, avec pour consigne de rappeler le 115 par la suite.
Le dispositif étant saturé, elles seront probablement de nouveau à la rue d'ici peu ou d'autres familles y resteront.

La préfecture a refusé toute déclaration à la presse, indiquant seulement qu'elle envisagerait pour toute réponse un communiqué de presse .

A 11h00, place de la mairie, les militants du Dal35 se sont vus interdits d'accès dans un premier temps. Par la suite l'élue de permanence Sylvie Robert a accueilli une famille et un représentant de l'association. Celle-ci a affirmé qu'elle ne pouvait rien faire, que tout cela n'était pas de sa compétence,... Le Dal35 a sollicité un rendez-vous avec la première adjointe ou le maire de Rennes.

A la sortie, la première adjointe, Nathalie Appéré, se trouvant par hasard sur la place, a été directement mise à contribution. Ouvrir des logements vides de la Ville de Rennes ou de Rennes-Métropole, voire mettre une salle à disposition dans un premier temps, ne lui apparaît pas être la solution envisageable... pas plus que de dénoncer les agissement de la préfecture.... Elle s'est engagée à consulter les services préfectoraux dans la journée.

A 12h00, la démolition des Réquisitions de Poirier-Nivet commençait.....






Expulsion en cours à Poirier-Nivet




mardi 28 février 2012

APPEL A MOBILISATION

Vendredi 2 mars à 8h30
devant la Cité Judiciaire

A l'arrivée de la fin de la trêve hivernale, le DAL35 s'attend à l' expulsion massive de ses réquisitions (11 réquisitions, 300 personnes). La SNCF ouvre le bal et demande, devant le Tribunal d'Instance, l'expulsion des occupants de la maison de garde-barrière de Maison Blanche sur la commune de Saint Grégoire. Cette maison est occupée depuis le 7 juin 2011.
Le DAL35 appelle à soutenir les assignés, qui ne cherchent qu'à abriter leurs familles alors que l’État doit les loger.

jeudi 29 décembre 2011

Pour les fêtes de fin d'année la Ville de Rennes organise un défilé permanent de porteuses et porteurs d'eau...



Il est inutile de rappeler que sur les 2 réquisitions rue Poirier-Nivet, les conditions de vie sont détestables, faute de pouvoir obtenir l'eau courante et par conséquent l'usage des toilettes.
Jusque là nos protégés se débrouillaient en allant dans des toilettes publiques à proximité mais la Ville de Rennes a décidé de les fermer.

Hier nous avons obtenu la réouverture des toilettes mais un refus catégorique concernant le point d'eau. Bonne fille la Ville de Rennes indique plusieurs autres points d'eau publics accessibles mais trop éloignés du lieu d'habitation Poirier-Nivet.

La Ville Rennes est donc l'unique responsable de cette décision et ne peut cette fois prétendre que ce choix lui est imposé par quelques propriétaires récalcitrants ou un ordre préfectoral.

Pas plus prétendre éprouver de la compassion envers les souffrances des personnes vivant à la rue...

samedi 3 décembre 2011

Ordonnance du référé expulsion pour les réquisitions rue Poirier-Nivet. Le juge rend sa décision et condamne la Fédération DROIT AU LOGEMENT !


Le juge des référés a rendu l'ordonnance suivante pour l'audience du 4 novembre 2011 au sujet des deux réquisitions de la rue Poirier-Nivet à Rennes.


- Il n'y a pas lieu à suppression ou prorogation du délai de 2 mois prévu par l'article 62 de la loi n° 91-650 du 9 juillet 1991;

- La Fédération DROIT AU LOGEMENT est condamnée à payer à la S.C.I AUBREE la somme de 8OO € en applications des dispositions de l'article 700 du Code de Procédure Civile;

- La Fédération DROIT AU LOGEMENT est condamnée aux dépens qui comprennent les frais du constat d'huissier du 10 octobre 2011;

- Toutes les autres demandes sont rejetées.


Motifs de la décision :

          Il n'est pas contestable ni au demeurant contesté que les défendeurs occupent deux immeubles, propriétés de la S.C.I AUBREE, sans droit ni titre, ce fait constituant un trouble manifestement illicite au sens de l'article 849 du Code de Procédure Civile qu'il convient de faire cesser en prononçant leur expulsion et celle de tous occupants de leur chef, avec le concours de la force publique si nécessaire.

          L'article 62 de la loi du 9 juillet 1991 s'applique lorsque l'expulsion porte, comme en l'espèce, sur un local affecté à l'habitation principale de la personne expulsée.

          La circonstance de l'introduction dans le local par voie de fait, visée à l'alinéa 1 de cet article, n'autorise pas à faire bénéficier son auteur de la suspension des mesures d'expulsion pendant la période hivernale et est de nature à permettre au Juge de réduire ou de supprimer le délai légal de deux mois, après commandement de quitter les lieux, pour procéder à l'expulsion.

          Toutefois, dans le silence du texte, la voie de fait ne prive pas automatiquement les occupants du local des dispositions prévues aux alinéas 2, 3, et 4 de l'article 62 de la loi et aux articles L 613-1 et L 613-2 du Code de la Construction et de l'Habitation.

         En l'espèce, la S.C.I AUBREE expose, sans toutefois en justifier, qu'il serait urgent qu'il soit procédé à l'expulsion des défendeurs dans la mesure où il existerait un risque que le compromis de vente signé entre elle et la société BOUYGUES IMMOBILIER ne soit réitéré, ce qui aurait pour conséquence l'impossibilité de construire les logements sociaux prévus.

          Les défendeurs, pour leur part, font la démonstration que l'expulsion immédiate aurait pour eux et les occupants de leur chef des conséquences d'une exceptionnelle dureté.
          En effet, il résulte des pièces versées aux débats et par ces éléments démontré,
qu'aucun d'entre-eux n'est en mesure d'être relogé immédiatement. 

          En conséquence, il y a lieu de débouter la S.C.I AUBREE de sa demande de suspension du délai de deux mois prévu par l'article 62 de la loi du 9 juillet 1991 à compter de la délivrance du commandemant.

            Il n'y a pas lieu, par contre, malgré la situation personnelle des défendeurs, de faire droit à la demande de délais supplémentaires formée par les occupants de l'immeuble, leur maintien dans les lieux au delà du délai de deux mois étant manifestement de nature à entraver la construction de logements, notamment sociaux, dont la livraison est prévue courant 2013.

           Le concours de la force publique étant par ailleurs suffisant à assurer la parfaite exécution de la mesure d'expulsion, la demande d'astreinte est rejetée.

          Pour le cas ou des objets seraient laissés dans les lieux par les personnes expulsées, il sera procédé conformément aux dispositions des articles 65 et 66 de la Loi du 9 juillet 1991.

          L'équité commande de condamner la Fédération DROIT AU LOGEMENT à payer à la S.C.I AUBREE la somme de 800 € en application de l'article 700 du Code de la Procédure Civile.

         En raison de l'issue du litige La Fédération DROIT AU LOGEMENT sera condamnée au dépens.

Le Dal dispose d'un délai de 15 jours pour faire appel....

dimanche 6 novembre 2011

"Ce n'est pas un problème de propriété mais d'urgence"



Les audiences se suivent et se ressemblent..


Vendredi 4 novembre, la SCI Aubry,  réquisitions  2 et 2 bis rue Poirier Nivet à Rennes,  et la SCI Launay, réquisition rue de Beaumanoir à Thorigné-Fouillard, demandaient l'expulsion des migrants.


Le Tribunal de Grande Instance de Rennes se prononcera le 25 novembre.



jeudi 3 novembre 2011

Trois réquisitions au tribunal


Le groupe immobilier Launay et la SCI Aubrée demandent l'expulsion des demandeurs d'asile qui ont trouvé refuge dans trois maisons vides et inoccupées vouées à la destruction afin de réaliser des projets immobiliers de rapport.

Les accords internationaux signés par la France et la loi française stipulent que les demandeurs d'asile doivent être logés par l'Etat.

C'est parce que tous, célibataires comme familles, étaient à la rue qu'ils ont légitimement réquisitionné ces logements vides. Ils sont aujourd'hui assignés au tribunal.

Venons toutes et tous les soutenir!

RASSEMBLEMENT
le vendredi 4 novembre
dès 8h.30
devant la Cité Judiciaire
à Rennes

Pour que la loi soit respectée par le Préfet,
Pour l'application de la loi de réquisition
Pour que personne ne dorme à la rue,
Pour le respect des vies humaines