Affichage des articles dont le libellé est Occupation de l'Ecole du Gacet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Occupation de l'Ecole du Gacet. Afficher tous les articles

mardi 10 novembre 2009

Logements de fonction boulevard du Portugal Rennes

Article Mensuel de Rennes du 05 novembre 2009.

Demandeurs d'asile : Le DAL35 réquisitionne des logements municipaux.   

Nouvelle action pour le DAL35, qui réquisitionne, depuis mercredi, les anciens logements de fonction de l'école du Gacet, au Blosne. L'association loge entre vingt et cinquante demandeurs d'asile actuellement à la rue.

De l'extérieur cela ressemble à une grande bâtisse rectangulaire s'élevant sur deux étages. A l'intérieur des pièces froides mais spacieuses. Elles sont aussi quasiment vides. Seuls quelques matelas ainsi que des couvertures occupent l'espace. " On craint une intervention rapide des forces de l'ordre alors on préfère ne pas trop s'installer, indique l'association du DAL35, arrivée ici, mercredi soir, avec 23 demandeurs d'asile.

Ce logement municipal, boulevard du Portugal, restait inoccupé depuis près de deux ans, d'après l'association.

" Le dAL se trompe d'interlocuteur"

"Nous nous sommes présentés en mairie, mercredi matin, avec 39 demandeurs d'asile à la recherche d'un hébergement" indique un responsable de l'association. Seule un délégation a pu rentrer. Sans résultat selon le DAL.

Le collectif a décidé de se faire violence en logeant ces demandeurs d'asile dans les locaux municipaux jouxtant l'école désaffectée du Gacet. " Les élus doivent prendre la mesure du nombre de personnes à la rue et l'absence systématique de logements" explique l'association dans un communiqué.

De son côté la mairie martèle depuis des semaines : " Nous n'acceptons pas qu'au lieu de s'adresser directement aux autorités responsable, le DAL préfère mettre en cause ceux qui font le maximum de ce qui est en leur pouvoir dans le cadre du droit. " En effet la préfecture est responsable du logement des demandeurs d'asile.

Pourtant, plus de 250 personnes à Rennes n'ont pas de solution selon le DAL35.

jeudi 3 septembre 2009

0ccupation DAL35, La Mairie de Rennes emploie la manière forte

La Mairie de Rennes emploie la manière forte

Au deuxième jour de l'occupation de l'école désaffectée du Gacet, la municipalité rennaise a élégamment formulé une demande de concours à la force publique afin de libérer des locaux à vocation associative.

Le choix des mots a son importance. De fait, il masque la réalité d'une expulsion ordonnée et l'intervention de dix policiers pour virer d'un lieu de longue date inoccupé, des personnes en droit d'être hébergées mais sans-abri autre que celui-ci.

L'auteur de ces romanesques affirmations, très politiquement correctes, n'est autre que la première adjointe, déléguée à la solidarité, de la ville de Rennes, Nathalie Appéré, qui a sans doute, par inadvertance calculée, oublié le sens même du mot solidarité.

Mais il est vrai, qu'oublier le sens d'un mot ou de sa fonction, n'a que peu d'intérêt quand, dans une lettre officielle, on se perd en vaines justifications, sur les actions humanitaires passées, la noblesse d'âme exercée, pour quelques cas particuliers.

Quand un phénomène de société accule une grande majorité de demandeurs d'asile à échouer sous les ponts de la Vilaine, il nous semble décent, d'éviter de se disculper, au nom du respect du partage des tâches administratives, des compétences des uns et des autres, quand soi-même ou son groupe politique n'avons clairement jamais annoncé qu'il en serait autrement une fois parvenu aux affaires.

Quand obstinément on se refuse de faire une demande de réquisition à titre humanitaire au préfet, non pas dans l'intérêt des personnes concernées, mais par calcul politique.

Ainsi cette cynique expulsion qui fera date, n'en doutons pas, a été techniquement pensée comme un coup de glaive.

Durant cette dernière occupation, le collectif DAL35 n'a, malgré ses demandes, jamais été contacté par l'élu de permanence.

La ville de Rennes n'a en aucune façon étudié les situations individuelles des personnes quand bien même nous avions des individus en droit d'être logés depuis de longues semaines. Elle a prétendu qu'elle nous avait avertis de l'expulsion par courrier alors que celui-ci nous est parvenu durant l'exécution de la sentence par les forces de police.

Son seul souci étant de libérer les lieux, de porter un coup bas à un collectif qui la dérange dans sa gestion superficielle et aléatoire d'une population particulièrement désoeuvrée et mise au ban de la société quasi systématiquement.

Elle n'a nullement rappelé à ses obligations la préfecture mais appliqué une méthodologie identique, cruelle et sans fondement humanitaire.

Madame Lilian Giron de la Pena, élue de permanence, qui se trouvait miraculeusement présente à ce moment précis, informait ou déclamait, hors micro mais devant des journalistes, l'absurdité des occupations, l'affectation des dix logements vides à un éventuel projet dont elle ne savait rien.

Elle prétendait ensuite, que dans son infinie bonté, la municipalité rennaise, réglait efficacement, au cas par cas, les situations extrêmes. Pour cela il suffirait simplement de se rendre au bureau des élus de permanence et de gentiment le demander. Nous en prenons acte.

Mme Giron de la Pena, toute à ses certitudes, joignant le geste à la parole, nous assurait , qu'après avoir remis par la force à la rue, une femme enceinte et deux familles avec enfants dont un bébé de 11 mois, que ceux-ci seraient pris en charge dans la soirée.

Cependant le soir même nous apprenions que le nourrisson et sa mère ne s'étaient strictement rien vu proposer et que les autres ne bénéficiaient que d'une seule nuit d'hôtel. Que dans la journée au moins trois familles avec enfants n'avaient pu être hébergées par les services du SAO ou le 115.

La communication de la ville de Rennes a été particulièrement mensongère et scandaleuse.

Nous actons le dépôt de plainte pour « violation de propriété municipale » et sa dérisoire formulation.

Les logements vides publics sont une aberration. Nous continuerons nos actions pour obliger les autorités compétentes à loger toute personne à la rue !

mercredi 2 septembre 2009

Courrier municipal informant de l'expulsion et d'un dépôt de plainte

Nathalie APPERE
Première Adjointe

Le 1er Septembre 2009

Téléphone : 02.23.62.14.74

Aux Membres du Collectif DAL 35

Télécopie : 02.23.62.14.19

Dal35@live.fr

Mesdames, Messieurs,

Vous occupez actuellement, de manière illégale l'école du Gacet, située 3 Boulevard du Portugal à Rennes.

Je ne peux que regretter le recours à ce type de méthode. Je vous demande de vous retirer au plus vite de ces locaux, propriété de la Ville de Rennes.

Je tiens de plus à vous rappeler, une nouvelle fois, les multiples interventions de la Ville de Rennes, notamment depuis début juillet, afin qu'un hébergement soit proposé aux demandeurs d'asile.

Nous jouons pleinement notre rôle de médiateur et nous avons souvent été amenés à intervenir dans l'urgence et à titre humanitaire dans le souci de la sécurité et de la dignité des personnes.

La réponse logement ou hébergement est différente selon la nature du titre de séjour. Quand les personnes sont demandeuses d'asiles, dans l'attente de la décision de l'OFPRA sur l'obtention du statut de réfugié, les questions relatives à l'hébergement sont de la compétence de l'Etat via les CADA ou les SHT.

Dès l'obtention du statut de réfugié, Rennes Métropole en lien avec ses partenaires est sollicitée pour trouver des logements dans le parc social. Les dispositifs mis en place, notamment en matière de priorisation d'accès au logement social, sont d'ailleurs reconnus au niveau national dans le cadre du Droit au Logement Opposable et salués par la Fondation Abbé Pierre, la conférence du Consensus ou le Haut Comité du Logement pour les Plus Défavorisés.

Nous avons bien l'intention de continuer à agir dans la limite de nos compétences tout en étant aux cotés des associations avec lesquelles nous entretenons des liens réguliers pour faire évoluer la réglementation et prendre en compte la diversité des situations ainsi que les liens établis sur le territoire français.

Cette nouvelle occupation, après celle du 3 boulevard Jean Mermoz, est tout à fait inacceptable.

Je tiens par la présente à vous informer qu'une plainte a été déposée pour "violation de propriété municipale".

 Nous avons également formulé une demande de concours à la force publique afin de libérer ces locaux qui sont par ailleurs à vocation associative.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l'expression de ma considération distinguée.

Nathalie Appéré

Lettre reçue à 15:47, heure même où les forces de l'ordre nous évacuaient.....

mardi 1 septembre 2009

Ecole du Gacet

Occupation par le DAL 35 de l'ancienne école du Gacet

Lundi matin, 31 août, le collectif DAL 35 a investi l'école désaffectée du Gacet, bd du Portugal à Rennes.

Une dizaine de personnes, dont un nourrisson de 11 mois, un enfant de 7 ans et une femme enceinte ont donc pu trouver un toit pour la nuit.

L'école du Gacet, où siègent diverses associations, n'est certes pas un lieu d'hébergement approprié. Ces nombreuses salles de classe vides ne peuvent servir que brièvement de lieu d'accueil et nous ne pensions pas devoir y rester. Nous souhaitions avant tout avoir l'autorisation provisoire d'investir les dix anciens logements de fonction, libres et sans attribution depuis plus de six mois, attenants à cette école.

Et réaffirmer, contrairement aux discours tenus, qu'ils existe des solutions d'hébergement non exploitées en dépit des urgences à satisfaire.

Bien que avertie dès notre arrivée de notre présence, la ville de Rennes n'a pas souhaitée nous contacter malgré notre insistance à vouloir rencontre l'élu de permanence.

Pas plus que dans la journée elle ne jugera utile de répondre aux sollicitations des journalistes présents.

Curieuse attitude que de ne pas vouloir constater officiellement une occupation quand dans le même temps on juge utile de faire déplacer deux cadres municipaux, sans mandat particulier, et une escorte de la police municipale.

Et surprenante idée que de venir avec les clefs des appartements convoités, d'en vérifier l'intégrité, avant même de se présenter ou d'établir un premier contact avec les éventuels occupants.

Penser qu'on puisse nous parler de non conformité des lieux, de possibles altérations de matériel pour promouvoir un retour à la rue sans condition, nous horrifie.

Nous agaçons particulièrement comme nous sommes particulièrement agacés du trop peu d'intérêt accordé aux personnes en situation d'extrême précarité.

Les réquisitions nous semblent appropriées dans un État de droit pour garantir la sécurité des personnes et leurs droits fondamentaux.

Le DAL 35 redemande, ici publiquement, leurs applications immédiates aux autorités concernées.