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mardi 18 octobre 2011

Vidéo : les migrants interpellent le maire de Rennes, Daniel Delaveau !


Durant la manifestation du 14 octobre, les migrants interpellent le maire de Rennes, Daniel Delaveau, qui actuellement leur refuse l’accès à l’eau sur deux réquisitions. 

Vidéo : "Delaveau, delaveau On veut de l'eau"

lundi 17 octobre 2011

Un toit pour tous, une délégation de 6 personnes a été reçue en préfecture de région.


 
Dans le cadre de la semaine d'action " Un toit pour tous" organisée par la Coordination régionale Bretagne / Pays de Loire solidaire des personnes immigrées une délégation de 6 personnes a été reçue en préfecture de région.
( Conseil des Migrants, RESF 35, Mrap 35, Relais Étrangers 35, Cimade 56 et Dal35 )

La préfecture de région avait désigné 3 représentants administratifs mais aucun membre du cabinet préfectoral, affirmant qu'aucun d'eux n'avait pu se rendre disponible pour répondre à une demande d'audience déposée trop tardivement.

En conséquence une demande d'audience au Préfet de région a été immédiatement renouvelée.

Trois administratifs pour retranscrire les doléances de la Coordination auprès du Préfet mais nullement autorisés à apporter une quelconque réponse et encore moins à promettre qu'il y en aurait une.

Trois administratifs pour réitérer le discours officiel de la préfecture; la prise en compte des problèmes et la volonté d'y répondre dans la mesure des moyens financiers mis à disposition par l’État 

et qui n'ont cessé de répéter que leur rôle se limitait à transmettre les doléances au Préfet...

La coordination a réfuté l'argumentaire purement financier qui autoriserait  la préfecture à se considérer au dessus des lois et rappelé que les dernières décisions judiciaires ont confirmé l'obligation de moyens et de résultats quant à l'accueil et le logement des migrants.

La Coordination a dénoncé la prétendue prise en compte des problèmes et la volonté affirmée, -de manière mensongère et dilatoire- de les résoudre et rappelé que lors d'une précédente réunion, en mai dernier, les mêmes doléances avaient été exprimées sans qu'il n'y ait eu par la suite la moindre amélioration ou début de réponse apportée par la préfecture. 


Bien au contraire la Coordination a réaffirmé que la situation s'est particulièrement dégradée depuis, avec notamment :

- l'arrestation de familles et le placement de celles-ci en centre de rétention,

- le non respect des droits de l'enfant et l'obligation de scolarisation,

- le refus du renouvellement de domiciliation aux personne,
- les domiciliations "sèches"imposées dans les autres départements sans offre d'hébergement,

- l'accueil quantifié de quelques migrants chaque matin en préfecture quand les files d'attentes s'étirent depuis le lever  du jour et dégénèrent à l'ouverture,

- etc

Il a été demandé aussi au Préfet de mettre en pratique la loi de réquisition. De réquisitionner les bâtiments réquisitionnés par l'intermédiaire du Dal35, d'user de ses pouvoirs pour garantir l'accès à l'eau et l'électricité sur ces lieux.

La Coordination reste donc dans l'attente d'une audience avec le Préfet de région. 

Et espère obtenir des réponses appropriées ....


dimanche 16 octobre 2011

Le TGI accorde un délai pour 4 réquisitions du Dal35


150 personnes en attente du verdict devant le TGI de Rennes

Ce vendredi 14 octobre était rendu par le Tribunal de Grande Instance le verdict sur les demandes d'expulsion de 4 réquisitions.

Demandes déposées par la SCI Green One (Blot Immobilier) concernant les 3 réquisitions rue de Chateaugiron et par la Mairie de Saint-Sulpice-la-Forêt pour une maison lui appartenant.

L'expulsion est prononcée mais un délai de 4 mois est accordé à partir de la notification du jugement. A ce délai s'ajoute le délai de 2 mois octroyé pour toute expulsion.

Ces nouvelles décisions rendues par le TGI confirment les précédentes : le droit pour toute personne à vivre dans un logement.

mercredi 12 octobre 2011

UN TOIT POUR TOUS : Communiqué de Presse


COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans toutes les villes de l'ouest,
le droit à des conditions d'accueil décentes
pour les étrangers est bafoué.

Face à la pénurie organisée de logements qui s'amplifie depuis des mois dans l'ouest comme partout en France, la Coordination régionale Bretagne / Pays de Loire solidaire des personnes immigrées appelle à une semaine de mobilisation.

À Rennes,
dans le cadre de cette semaine de mobilisation,
les associations, réseaux, collectifs, syndicats et partis soussignés organisent
 Vendredi 14 octobre 2011
une journée d'action
autour de quatre temps forts
 - une conférence de presse à 11 h au bar Le papier timbré, 39 rue de Dinan,

- un rassemblement à 14 h devant la Cité Judiciaire, pour le résultat de l'audience concernant quatre des réquisitions du Dal35 ( à Rennes, au 233, 235 et 237 rue de Chateaugiron et à Saint-Sulpice-La-Forêt),

- une marche de la Cité Judiciaire à la préfecture de région où une audience sera demande au Préfet,

- un rassemblement  à 15h30 devant la préfecture de région qui refuse les autorisations de séjour et la mise à disposition de logements pour les demandeurs d'asile,

- et quelques surprises ...

Associations, réseaux, collectifs, syndicats et partis signataires :

DAL 35, MRAP 35, RESF 35, RUSF 35, Cimade 35 et 56, Relais étrangers, Fase 35, Conseil des Migrants, EE-LV, Sud-Education 35 et 56, Ligue de l'enseignement 35, CNT 35, Jeunes Communistes 35, MIR, FSU 35, CCFD-Terre solidaire 35, Vivre ensemble la diversité

Contact : 06 70 54 72 05


vendredi 7 octobre 2011

UN TOIT POUR TOUS : Le collectif inter-régional appelle tous les citoyens à soutenir les actions prévues localement dans la semaine du 8 au 15 octobre !


L’Etat Hors la loi, pas en notre nom !   UN TOIT POUR TOUS.   



        Décembre 2006. Nicolas Sarkozy lance pendant la  campagne présidentielle : "Je veux que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir. Parce que le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine", déclaration relayée en 2007 par Benoit Apparu secrétaire d’État au logement: «  Il y a une mise à l’abri humanitaire, quelle que soit la situation individuelle des personnes ».




         Été 2011 : le gouvernement supprime 30% des moyens pour les services d'accueil d'urgence et les Centres d’Accueil pour les Demandeurs d’Asile (C.A.D.A.), en contradiction avec de nombreuses conventions internationales, et notamment la Convention de Genève (1953) relative aux conditions d’accueil des demandeurs d’asile. Ces services sont donc  dans l'impossibilité de remplir leur mission ; des expulsions continuent à jeter des centaines de familles pauvres à la rue ; la loi Dalo, pourtant votée par l'actuelle majorité, ne peut pas être appliquée ; des familles de demandeurs d'asile, qui ont aussi droit à un hébergement, comme  le Conseil d'État  l'a confirmé le 5 août 2011, se retrouvent à la rue partout en France, dans de très grandes difficultés pour  scolariser leurs enfants.



       Le Préfet de Région, devant l'engorgement des services sociaux de la ville de Rennes ainsi créés, a décidé de déplacer des personnes demandeuses d'asile de Rennes, là où ils doivent faire leurs démarches administratives, vers les autres départements bretons. Les services d'accueil d'urgence doivent domicilier ces personnes, c'est à dire  leur donner une adresse administrative, sans  aucun moyen supplémentaire pour leur hébergement, obligeant ainsi les personnels à remettre ces personnes à la rue après les avoir enregistrées.  Les services d'accueil d'urgence, asphyxiés, sont amenés parfois à faire des choix selon des critères forcément discriminants, contraires à leur mission : l'accueil des personnes les plus vulnérables de façon inconditionnelle, comme l'ordonne la loi.



 Résultat : en Bretagne, en Pays de Loire comme partout en France, des français et des étrangers dorment dans les rues de nos villes. 



Cela ne tient pas très chaud une domiciliation administrative pour dormir la nuit dehors quand il pleut et qu’il fait froid.

Cela n’aide pas non plus beaucoup à rédiger sa demande d’asile.

Cela ne sert pas à grand-chose finalement une domiciliation administrative si ce n’est pour le Préfet à se débarrasser d’eux vers d’autres départements.



En lieu et place de la solidarité envers les plus démunis, inscrite dans la loi et la Déclaration des Droits de l'Homme, le gouvernement utilise la stigmatisation, la précarité et l'exclusion. Sa politique d'exclusion et de discrimination envers les étrangers ne résoudra en aucune manière les problèmes des 8 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté  en France.



Cela ne peut se faire en notre nom !



Nous demandons aux pouvoirs publics :

-L'accueil inconditionnel de toute personne sans abri.

- L'application des lois et un plan d’urgence pour réaliser cet objectif, en utilisant au besoin la loi de réquisition  sur les immeubles et logements vacants, appartenant aux collectivités locales, à des administrations, à l'état, à des banques, à des compagnies d'assurance, à de gros propriétaires, à des professionnels de l'immobilier.

- Les moyens nécessaires pour  l'hébergement et l'accompagnement de toutes les personnes en difficulté  sans aucune discrimination. Toute domiciliation doit s'accompagner d'un hébergement.



LA SOLIDARITÉ ACTIVE EST LA SEULE RIPOSTE

POUR FAIRE RESPECTER L’ÉTAT DE DROIT DANS NOTRE PAYS.



Le collectif inter régional appelle tous les citoyens à soutenir les actions prévues localement dans la semaine du 8 au 15 octobre pour : 

-  mettre concrètement à l'abri les personnes actuellement à la rue ;

- alerter les pouvoirs publics, les élus et la population sur la situation intolérable imposée aux plus démunis d'entre nous.