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mercredi 21 novembre 2012

Pacé : Du Buzz et Débat, reportage vidéo


http://www.tvrennes35bretagne.fr/fr/programme/?id=dubuzzetdbat-37913

Thibaut Boulais
Journaliste -Reporter d'Image 
Emissions :  "Culture" et "Du Buzz et Débat"




Réquisition de Pacé


Les 250 migrants de Pacé risquent l'expulsion d'un moment à l'autre.

Grâce à la solidarité d'habitants du secteurs et de paysans ayant accepté de stocker leurs affaires, les migrants se sont donc déjà préparés à quitter les lieux dans le calme et n'ont conservé avec eux que le strict minimum : depuis le 15 (date buttoir donnée par le tribunal pour le départ des lieux), beaucoup n'ont gardé que les vêtements qu'ils ont sur eux, évacuant le matériel de cuisine et parfois même les couvertures.

La question fondamentale n'est donc pas celle d'un refus obstiné de quitter le squat de Pacé mais celle du relogement. Or la préfecture refuse de donner des informations précises quant à la date précise d'intervention des forces de l'ordre et quant au sort des résidents après. Cela crée une situation d'attente insupportable et rajoute une angoisse et des difficultés de vie quotidienne terribles pour une population déjà dans une précarité extrême.

La préfecture s'est contentée, lors de sa conférence de presse, de parler de perspectives de "mise à l'abri" et d'appel à la "solidarité nationale". Il est à craindre que seuls des hébergements de 3 jours en hôtel soient proposés aux familles, puis plus rien comme c'est déjà le cas actuellement pour les autres squats évacués ces dernières semaines (et dont, concrètement, les habitants sont ensuite venus se réfugier ... à Pacé !). La référence à la "solidarité nationale" est également particulièrement inquiétante : cela signifie que les familles pourraient être envoyées n'importe où en France, alors que leurs dossiers sont traités à Rennes où elles ont trouvé un accompagnement associatif, où leurs enfants sont scolarisés ... et où se trouvent également leurs maigres bagages ! (et on ne saurait leur reprocher de les avoir stockés chez des particuliers car cette décision a été prise dans le souci de la préservation de leurs maigres biens mais, aussi, d'une évacuation plus aisée de Pacé).

Que l'on ne dise pas aux associations qui accompagnent les Migrants qu'elles "font dans le misérabilisme", qu'elles "fantasment" ni qu'elles instrumentalisent des "erreurs" marginales de l'Administration : mardi 13 novembre, 2 familles suivies par les associations et parfaitement connues de l'Administration se retrouvaient à la rue à 10 h du soir, avec une température de 4 degrés, après avoir été expulsées de leur squat, avoir été hébergées à l'hôtel 6 nuits, en avoir été expulsées et sans aucune possibilité d'accueil au 115, déjà saturé. Avec les parents, un bébé de 3 mois et 2 autres de 1 an et demi. Cela, sans parler des familles à la rue que nous ne connaissons pas ni des 7 enfants roms du squat fermé des prairies St Martin pour qui la préfecture avait payé 3 nuits d'hôtel ... et qui ont été expulsés par le taulier au bout d'une nuit (dont un nourrisson de 2 semaines) ! Toutes ces familles n'ont, pour l'instant, comme seule solution ... que de venir à Pacé ... dont on attend l'expulsion imminente !!! Or, parmi les migrants de Pacé, il y a 80 enfants qui n'ont, eux aussi, comme seule perspective que la mise à la rue en plein hiver !!! Il faut noter que toutes ces familles scolarisaient leurs enfants et que la politique actuelle de la préfecture, de fait, contraint à une déscolarisation (comment envoyer son enfant à l'école quand on ne sait pas si, le soir venu, on sera en mesure de les récupérer ?).

Aujourd'hui, il s'agit bien d'une crise humanitaire sans précédent sur Rennes : si un drame venait à survenir, le gouvernement et son administration en porteraient l'entière responsabilité. Au-delà même des différences d'appréciations politiques, ce dont il s'agit aujourd'hui c'est bien de protection de la vie et des droits humains fondamentaux. Que les personnes ainsi mises en danger par la politique de M Valls soient migrantes ou pas n'est d'ailleurs pas la question : un toit c'est un droit pour tous !

Et que l'on ne nous objecte pas que cela créerait "un appel d'air" pour deux raisons essentielles :
      les personnes dont nous parlons sont ici et maintenant (et la plupart en situation régulière puisqu'elles sont demandeuses d'asile)
      quand, dans son pays de résidence, on en vient à craindre pour la vie des siens, croyez-vous raisonnablement que l'on prenne le temps de se renseigner sur la politique du département d'Ille-et-Vilaine  ?
Certes, il ne faut pas nier qu'une partie de la solution se trouve dans l'amélioration des conditions de vie et de démocratie des pays d'origine (qui peut croire qu'une personne quitte son pays, sa famille, ses amis par pur plaisir ?). La France et l'Europe ont bien sûr un rôle politique à jouer dans ce domaine. Force est de constater que, pour l'instant, celui-ci n'est pas particulièrement positif ...

De fait, au cours des derniers jours, les associations accompagnant les Migrants ont été contraintes de gérer des questions humanitaires une grande partie du temps. Il importe qu'une action politique forte soit menée, permettant y compris aux salariés qui ne peuvent être sur le pont tout le temps, de manifester leur solidarité et leur révolte.

Vous pouvez, dores et déjà, retenir les dates suivantes :

      mercredi 21 novembre : 12 h à la préfecture (action RESF de soutien aux familles mises en résidence et risquant l'expulsion de France), 18 h à la Mir (dans le cadre de la semaine de solidarité internationale et de l'hommage à M. Goubin)

      samedi 24 novembre : 12 h, pique-nique place de la mairie (à l'appel des enseignants et parents d'élèves du collectif du collège d'Échange, avec le soutien de RESF et du DAL)

Rappel :

      collectif des habitants de Pacé contre l'expulsion : http://collectifpaceen.monsite-orange.fr



jeudi 15 novembre 2012

Pacé : Un collectif d'habitants dit "non" à une expulsion du squat !


Un collectif de citoyens pacéens est né en réaction au problème du squat de Pacé. Dans un communiqué, les membres du groupe expliquent que "les citoyens de la ville de Pacé n’acceptent pas que leur commune soit le théâtre d’une expulsion massive ». "C’est de cette revendication partagée qu’est né le Collectif de citoyens pacéens. Ce groupe d’expression n’a d’autre objectif que de faire entendre la voix des riverains, des parents d’élèves et du plus grand nombre d’habitants de la petite commune de Rennes Métropole (10 000 habitants), auprès des autorités et notamment du ministère de l’intérieur. Devant l'urgence et la gravité de la situation en cette période hivernale, le collectif de citoyens pacéens refuse l’expulsion des hommes, femmes et enfants de la résidence du Parc, quelle que soit leur nationalité, tant que d’autres solutions de logement durable ne sont pas proposées. Pour rappel, 250 personnes, dont de nombreux demandeurs d’asiles, vivent depuis 6 mois dans les locaux d’une ancienne maison de retraite, sans trouble à l'ordre public. Le tribunal d'instance de Rennes a repoussé leur expulsion au 15 novembre 2012. Une intervention des forces de police est donc désormais à craindre alors qu’aucune solution de relogement n’a été trouvée par la préfecture. A l’annonce de cette décision, une pétition a commencé à circuler dans la commune, sur le marché, devant les écoles et bientôt sur internet. L'association de parents d'élèves a interpellé le préfet et l'Inspecteur de l'Education Nationale."


Nous sommes des citoyens de Pacé, commune d'Ille-Et-Vilaine. Environ 250 personnes occupent depuis début mai 2012 sans trouble à l'ordre public la Résidence du Parc, une ancienne maison de retraite, présentée depuis par la presse comme « le plus grand squat de France ».

Une décision de justice a autorisé leur expulsion à compter du 15 novembre 2012. Désormais, les forces de police peuvent intervenir à tout moment alors qu'aucune solution de relogement n'a été proposée par la Préfecture.

Notre Collectif de Citoyens Pacéens ne veut pas que sa commune soit le théâtre d'une expulsion massive, car nous n'acceptons pas que des femmes, des hommes mais aussi des enfants puissent se retrouver à la rue, de surcroît en début de période hivernale.

La mobilisation pacéenne grandit de jour en jour, notre pétition continue à circuler dans la commune. L'association de parents d'élèves a interpellé le préfet et l'Inspecteur de l'Education Nationale. Trente organisations politiques, associatives et militantes de Rennes Métropole se sont elles aussi mobilisées pour exprimer leur soutien le mercredi 7 novembre 2012.

Devant l'urgence et la gravité de la situation, nous demandons instamment à M. Le Président de la République, à M. Le Premier Ministre, à Monsieur le Ministre de l'Intérieur, à Madame la Ministre du Logement, à Madame la Ministre de la Justice, à Monsieur le Préfet d'Ille-Et-Vilaine d'intervenir pour que soit proposées à toutes les personnes de la Résidence du Parc des conditions de vie décente, à commencer par un logement durable. Dans l'attente que des solutions pérennes soient trouvées, nous refusons qu'ait lieu leur expulsion.

Si vous souhaitez soutenir notre action, signez la pétition en ligne
 pour nous contacter  collectif.paceen (at) gmail.com

Réquisition de Pacé : l'insupportable attente...

15 novembre. La date fatidique est arrivée. Pour les personnes encore sur place, une terrible attente commence. Peut-être quelques nuit à l'abri encore, mais quelles nuits !
A la clé une expulsion manu militari traumatisante et peu d'espoir de relogement vu la situation déjà tendue.

Ouest France ce matin :

Pacé. Les 250 migrants du plus grand squat de France craignent l’expulsion



Ambiance tendue depuis quelques jours au squat de Pacé près de Rennes. Les 250 migrants qui y vivent depuis mai dernier craignent d’être expulsés à partir de demain matin. Le tribunal de Rennes leur avait donné jusqu’à ce jeudi soir minuit pour évacuer les lieux.
« En fait, on ne sait pas vraiment quand on va être expulsé » précise une militante de l’association droit au logement (Dal) qui, en mai dernier, a « ouvert » ce squat. « Ca peut être demain matin à partir de 6h ou dans les jours à venir. Nous avons conseillé aux occupants de mettre à l’abri le peu d’affaires qu’ils possèdent et de ne garder qu’avec eux le strict minimum. » Des migrants qui vivent dans l’angoisse. « Où va-t-on aller si on est expulsé ? Il n’y a plus de places d’accueil pour nous héberger » résume l’un d’eux.
Un véritable casse-tête politique et humain pour les politiques et la préfecture.

France 3 :

Squat de Pacé (35) : dans l'angoisse de l'expulsion

Les quelques 250 migrants hébergés dans le squat de Pacé près de Rennes, vivent dans l'angoisse d'une expulsion. Le délai de 4 mois, accordé par la justice pour évacuer le squat est arrivé à son terme.
  • Par Krystell Veillard
© France 3 Bretagne
© France 3 Bretagne
Nuit d'angoisse au squat de Pacé, une ancienne maison de retraite, investie depuis le 6 mai par des familles de migrants d'origine Mongole, Géorgienne, Tchetchène ou Africaine. A partir de 6h ce matin, tous savent qu'ils peuvent être expulsés d'un moment à l'autre par les forces de l'ordre. Le délai de 4 mois accordé par la justice est arrivé à son terme ce 15 novembre. Beaucoup ont fait leurs bagages et sont partis déjà, pour ne pas avoir à vivre la violence d'une évacuation... d'autres rassemblent encore leurs affaires, évacuent leurs meubles, tout ce qu'ils ont pu rassembler pour tenter de recréer un semblant de foyer...

L'attente de l'expulsion : le reportage de Séverine Breton et Thierry Bouilly (vidéo)

Interviews
- Yannick Cottin, Porte parole DAL 35
- Spartacus
- Kheda
- Carole Bohanne, Réseau Education sans Frontières - DAL 35

Parmi ces migrants, de nombreux enfants scolarisés

Otto, jeune collégien, scolarisé aux Hautes Ourmes à Rennes, avait 5 ans quand il a quitté la Géorgie, traversé l'Europe et poursuivi sa scolarité en Espagne. Il a souvent dormi dans la rue avec sa famille avant de trouver un peu de répit en Bretagne. Aujourd'hui, près de 70 enfants, comme lui vivent dans ce squat. de Pacé. Depuis plusieurs semaines des associations tentent de leur faire suivre une scolarité normale...
Ainsi à Rennes, 5 établissements disposent d'une classe d'accueil pour des enfants non francophones. Mais si demain Otto et ses frères sont expulsés que restera-t-il de leurs efforts d'adaption, des prouesses qu'ils réalisent chaque jour avec leur famille pour suivre une scolarité presque normale ?
Si le 115 les ballote d'un hôtel à l'autre, s'ils dorment à nouveau dans la rue, ils ne seront plus des écoliers comme les autres.

La scolarisation des enfants de migrants, le reportage de Marc-André Mouchère et Thierry Bouilly (vidéo)

dimanche 4 novembre 2012

Solidarité avec les migrant(e)s de Pacé ! Des logements pour tous et toutes


Tous et toutes à Pacé le mercredi 07 novembre !

Depuis le mois de mai, 250 personnes migrantes (dont 80 enfants) occupent une ancienne maison de retraite vide à Pacé avec l’aide de l’association DAL (Droit au Logement). Cette occupation est le résultat d’une politique du logement qui, depuis des années et encore aujourd’hui, laisse sans solution des centaines de milliers de gens, français ou étrangers, avec ou sans papiers. Pour l’occupation de Pacé, les autorités préfectorales n’ont à ce jour proposé aucune solution alternative.

Pire, suite à une décision de la justice favorable aux autorités, la préfecture se contente de menacer : le 15 novembre, les occupant(e)s de Pacé seront expulsé(e)s par la force. Les hommes, les femmes, les enfants de l’occupation se retrouveront à la rue, au mieux hébergé(e)s en urgence par le 115, qui se dit déjà saturé. Et tout ceci alors que 10 000 logements vides sont disponibles dans l’agglomération rennaise.

C’est dans ce contexte menaçant et angoissant pour les migrant(e)s sans logement de Pacé qu’un groupuscule d’extrême droite appelle, dans des termes orduriers, à manifester le mercredi 7 novembre en fin de journée pour revendiquer l’expulsion des migrant(e)s de Pacé, volant ainsi au secours de la préfecture !

Dans ce contexte aussi, nous avons décidé de réaffirmer notre solidarité avec les migrant(e)s et de redire haut et fort :

Un toit, c’est un droit ! Des logements pour tous et toutes !
Non aux expulsions !
Non au racisme !
Nous appelons donc à la solidarité avec les personnes migrantes de Pacé et, au-delà, avec toutes les personnes migrantes :


RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN AUX MIGRANT(E)S DE PACÉ 
Mercredi 7 novembre à partir de 17 h
Résidence du Parc (lieu de l’occupation), Avenue Pinault à Pacé
à l’initiative du réseau 35 de vigilance
contre le racisme et la xénophobie d’Etat.


MARCHE DES MIGRANTS
pour l’égalité des droits entre français et étrangers
Samedi 10 novembre à 14 h, place de la gare à Rennes
à l’initiative du Conseil des Migrants.

A l’appel du Réseau 35 de vigilance contre le racisme et la xénophobie d’Etat

Appel soutenu par AC !, ATMF35, ATTAC, CAR, CDM, CRIDEV, DAL, ÉÉ-FSU, EELV, FASE, France-Palestine, GA (Rennes et 35Nord), GU, JC, JE, LDH (sections Rennes et St Malo), MIR, MRAP, NPA, PCF (Rennes métropole), PG, RESF, RUSF, Solidaires, SOS Racisme, SNUITAM-FSU, UDB


 Pétition en ligne : Soutien de la réquisition DAL35 de Pacé

L’ÉTAT DOIT RESPECTER LA LOI !



mercredi 26 septembre 2012

Communiqué de Presse du 26 septembre 2012


COMMUNIQUE de PRESSE

Rennes, le 26 septembre 2012

La réquisition « la Résidence du Parc » située à Pacé cumule 16 000 € d’impayés d’eau et d’électricité. Certes le montant peut paraître exorbitant pour un citoyen, mais il est dérisoire lorsqu'il s'agit de l'Etat.
Selon la loi, l’Etat doit assurer l’hébergement des demandeurs d’asile. Cependant  en raison d’une pénurie de places en CADA en Bretagne comme partout en France, la préfecture ne remplit plus ses obligations légales et laisse impunément des centaines d’hommes, femmes et enfants à la rue.
Il est admis que 250 personnes vivent depuis 4 mois sur cette réquisition dont quelques 70 enfants. Si l’Etat appliquait la loi, le coût réel de l’hébergement de ces personnes serait de 250 personnes x 4 mois x 30 jours x 15 €, soit 450 000 € (15€ étant l’estimation du coût journalier d’une place en CADA).
Sollicitée à diverses reprises par le propriétaire des lieux  la SA HLM Les Foyers qui refuse courageusement pour raison humanitaire de demander la coupure des compteurs, la préfecture déclare que l’Etat n’a pas à intervenir entre une entreprise et un fournisseur.
Face à l'inquiètude du 115 à l'issue de l'expulsion programmée du squat de Pacé  le 15 novembre, le préfet Michel Cadot annonce déjà qu'"il faudra trouver une formule pour assurer une rotation"... de la misère ? La préfecture d'Ille et Vilaine préfère donc délibérément organiser la concurrence entre les exclus en finançant quelques nuits d'hôtel, plutôt que d'assumer ses responsabilités à moindre frais.
Complices par leur silence, les responsables politiques locaux ont toujours refusé d’intervenir,  de dire leur désapprobation au-delà de discours de circonstances, de clamer que le droit et la dignité des personnes priment sur les considérations politiques ou économiques.  Les sollicitations du DAL 35 au Ministre du Logement, Cécile Duflot,  sont également restées sans réponse.
Depuis l’ouverture du squat de Pacé, pas la moindre proposition de relogement des personnes n’a été évoquée à plus ou moins brève échéance. Pourtant dans quelques semaines, plusieurs centaines de migrants, car d’autres squats existent sur Rennes-Métropole et ils subiront le même sort et vont devoir vivre probablement sans eau ni électricité, avant d’être jetés à la rue manu-militari.
Pourtant des solutions existent. Il suffirait d'appliquer la loi de réquisition quand, selon les derniers chiffres de l’Insee, 10 000 logements sont vides dans l’agglomération rennaise et notamment des sites appartenant à l’Etat ou aux collectivités territoriales.
« Nous pouvons mettre à disposition des logements, mais qui va payer l'électricité et le chauffage ? Nous n'avons pas les moyens de le faire et l'Etat non plus », répond Guy Potin, vice-président de Rennes Métropole en charge de l'habitat.
Le DAL 35 dénonce ce choix politique qui piétine les droits fondamentaux en renonçant à l'inconditionnalité de l'accueil des personnes à la rue et à la protection des demandeurs d'asile.
Citoyens, élus, partis, syndicats il est plus que temps d’agir !


vendredi 14 septembre 2012

Résidence du Parc, communiqué de presse de la SA HLM LES FOYERS




11/09/2012
COMMUNIQUE DE PRESSE


La SA HLM LES FOYERS est une société anonyme d'habitations à loyer modéré à but non lucratif dont le siège social est situé à RENNES

Créée dans les années 1960, elle dispose d'un patrimoine de plus de 7.000 logements répartis sur la Bretagne.

La SA HLM LES FOYERS est propriétaire sur la commune de PACE (35) d'un foyer pour personnes âgées de 46 logements dénommé « Résidence du Parc », en cours de reconversion dans un important projet social et sanitaire, prévoyant, son affectation prochaine à usage :

➢    de centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA)
➢    de logements pour personnes adultes handicapées
➢    de crèche
➢    de pôle médical

La 4 mai 2012, ce foyer logement a été investi par des ressortissants étrangers invoquant le statut de demandeurs d'asile et qui, à ce titre, devraient bénéficier d'initiative, de l'ETAT, de propositions de logement.

L'Etat a en effet l'obligation légale d'assumer la nourriture, l'habillement et l'hébergement des demandeurs d'asile.

La SA HLM LES FOYERS a saisi le Tribunal d'instance de RENNES d'une demande d'expulsion de ces personnes.

Par ordonnance de référé du Tribunal d'Instance de RENNES, en date du 20 juillet 2012, ces demandeurs d'asile occupants la Résidence du Parc, se sont vus octroyer un délai expirant au 15 novembre pour quitter les lieux, le juge considérant que :

        « les structures d'accueil dont ils pourraient bénéficier dans le département d'Ille-et-Vilaine sont saturés de sorte qu'il ne leur est fourni aucune offre de logement et qu'ils bénéficient de l'allocation temporaire d'attente d'un montant journalier de 11,01 euros (soit 333,30 par mois de 30 jours) avec laquelle ils doivent pouvoir à leurs frais de logement, de nourriture et de vêtement, ce qui au regard du montant des loyers dans le département est manifestement insuffisant... »

Dès sa dépossession des lieux, la SA HLM LES FOYERS, a pris le soin d'aviser les différents concessionnaires (fournisseurs d'eau et d'électricité) que les consommations imputables à l'occupation illégale du foyer, ne seraient pas acquittées; elle considère que de telles dépenses ne sont pas imputables à des familles dont elle a la charge, directement ou indirectement.

La demande de prise en charge par l'Etat des consommations d'eau et d'électricité des occupants illégitimes de la Résidence du Parc a été portée à la connaissance personnelle du Préfet d'Ile-et-Vilaine car la société LES FOYERS n'envisage pas, pour des raisons humanitaires et sociales, de demander aux concessionnaires d'interrompre le service de l'eau et l'électricité.

La demande adressée au Préfet est demeurée lettre morte, de même que l'interpellation faite aux Services de l'Etat, le 5 septembre, pour les aviser le la coupure imminente pour impayés.

La SA HLM LES FOYERS, dont la vocation sociale ne peut être contestée est sensible à la situation personnelle des demandeurs d'asile.

Cependant, elle n'a pas vocation à pallier à la carence de l'Etat pour l'accueil de ces demandeurs d'asile. Pour des raisons morales, elle ne prendra pas l'initiative de demander ces coupures d'eau et d'électricité, mais elle poursuivra par toutes voies appropriées les actions visant au respect de ses légitimes intérêts.




samedi 21 juillet 2012

Pas d'expulsion immédiate pour les migrants du squat de Pacé




Pas d'expulsion immédiate pour les migrants du squat de Pacé
La justice a accord ce matin un délai supplémentaire de 4 mois à l'association Droit au Logement qui a réquisitionné début mai une ancienne maison de retraite pour abriter des demandeurs d'asile près de Rennes.
  • Par Géraldine Lassalle

  • Publié le 20/07/2012 | 12:24, mis à jour le 20/07/2012 | 12:31

© France 3 Bretagne
© France 3 Bretagne


La société HLM, propriétaire des lieux, a été déboutée par le tribunal administratif de sa demande d'expulsion. Les migrants qui occupent illégalement la Résidence du parc à Pacé ont obtenu un délai de 4 mois, jusqu'au 15 novembre, pour régler leur situation. Le juge met en avant les conséquences d'une exceptionnelle dureté d'une expulsion immédiate pour les 250 migrants et les 70 enfants présents dans le squat
"Le juge indique que ces personnes devraient être logées en tant que demandeurs d'asile par l'Etat, qu'elles ne le sont pas, que les dispositifs d'accueil sont complètement saturées en Ille-et-Vilaine. Procéder à leur expulsion reviendrait à les mettre à la rue concrètement", indique l'avocate du DAL 35, Mélanie Le Verger.
La justice considère également qu'il n'y a pas d'urgence à l'expulsion vue l'avancée du projet de rénovation de la résidence. L'association ne paiera pas les frais d'avocat et les dommages et intérêts demandés par le propriétaire.
La date fixée par le juge tombe en pleine trêve hivernale de suspension des expulsions mais cette trêve ne s'applique pas aux squats. Il s'agit du plus grand squat de France.


http://bretagne.france3.fr/2012/07/20/pas-dexpulsion-immediate-pour-les-migrants-du-squat-de-pace-41603.html

Résidence du Parc : Article du Télégramme



Migrants. Le plus grand squat breton en sursis

20 juillet 2012 - 



À Pacé, 200personnes s'entassent dans une ancienne maison de retraite, réquisitionnée début juin par les bénévoles du Dal35 (Droit au logement). Letribunal de Rennes décidera aujourd'hui quand ils devront rendre lebâtiment à son propriétaire.
Dans la cour, des enfants font du roller et s'occupent comme ils peuvent pendant les vacances. Les mamans, elles, prennent soin des tout-petits ou regardent la télé. «Les occupants sont très inquiets, explique Armelle Bounya, bénévole à l'association Droit au logement (Dal). C'est la première fois qu'un de nossquats leur permet de connaître un peu de confort». 

Un confort relatif 

En terme de confort, tout est relatif. La maison de retraite, vide depuis un an, est composée de 50petits studios avec une pièce principale d'environ 12m² et une salle de bain. Chaque famille occupe un studio, quel que soit le nombre d'enfants. Les habitants ont su aménager au mieux leur petit chez-eux, avec des objets récupérés à la déchèterie. «Certains en sont à leur quatrième expulsion de nos différents squats, poursuit ArmelleBounya. Repartir dans la rue serait très dur psychologiquement». Armelle est une ancienne institutrice, sensibilisée aux problèmes des sans-papiers pour en avoir elle-même accueilli dans sa classe. «Je me suis vite rendu compte que le logement était le problème prioritaire des familles de migrants, explique celle qui a rejoint le Dal en 2010. C'est très déstructurant pour les enfants de ne pas avoir de maison à soi». C'est pourtant le sort réservé à tous ceux qui vivent clandestinement en France. Certains ont fait une demande d'asile politique, d'autres essaient de se faire oublier. Ils se retrouvent à la rue, errent de squat en squat ou dorment dans les foyers du 115, quand il y a de la place. Mongols, Arméniens, Géorgiens et Congolais sont les principales communautés qui occupent le squat de Pacé. «Il y a parfois quelques tensions entre les communautés, expliquent les bénévoles mais c'est inévitable quand on vit comme ça, les uns sur les autres». 

Les autres squats pleins à craquer 

Au rez-de-chaussée, c'est une autre histoire. «Quand il n'y a plus eu de place dans les studios, les gens se sont entassés dans les pièces du bas, constate Armelle. On est proche du bidonville». De grandes couvertures accrochées à des fils servent de séparation pour chaque famille. Lesmatelas sont posés au sol et les maigres affaires de chacun sont empilées dans des coins. «C'est toujours mieux que de dormir dans la rue ou d'appeler le 115», poursuivent les bénévoles. Le tribunal de grande instance de Rennes doit décider aujourd'hui de l'expulsion plus ou moins rapide desmigrants de Pacé. «Nous souhaitons que ce soit leplus tard possible, ajoute Armelle, pleine d'espoir. Sinon, je ne sais pas où vont loger ces personnes. Nos autres squats sont déjà pleins à craquer».
  • Carole André

mercredi 18 juillet 2012

Réquisition Résidence du Parc à Pacé : la délibération du tribunal attendue !


 Rendez-vous le vendredi 20 juillet
à 8h30
Cité Judiciaire à Rennes

la Dal35 appelle à un rassemblement de soutien. 
250 personnes (dont 70 enfants) sont concernées par cette décision !

Nous appelons toutes et tous à venir les soutenir  et à réclamer avec nous :
 La création de places de CADA
 Suffisamment de place d’hébergement d’urgence
 L’accueil inconditionnel de toute personne sans abri
 La réquisition des logements vides.

mercredi 20 juin 2012

Appel à soutien


Nous remercions tous celles et ceux qui sont déjà venu(e)s le 8 juin, lorsque l’assignation du DAL et des migrants de Pacé a été renvoyée.
Ce vendredi 22 juin, c’est sur le fond que le tribunal d’instance devra se prononcer.
Notre argumentation est simple : tant qu’il y aura une personne à la rue, quelle que soit sa nationalité, quel que soit son statut, nous ferons en sorte qu’elle puisse avoir un abri. Tant que les lois ne seront pas respectées par ceux qui les votent et doivent les appliquer, nous interviendrons.
Lundi soir, 18 juin, il y avait 40 familles à la rue. Et combien de célibataires ?
Nous appelons toutes et tous à venir nous soutenir lors de ce référé expulsion et à réclamer :
-         La création de places de CADA
-         Suffisamment de place d’hébergement d’urgence
-         L’accueil inconditionnel de toute personne sans abri
-         La réquisition des logements vides.

Rendez-vous le vendredi 22 juin
Dès 8h30
Cité Judiciaire à Rennes

PS : conférence de presse à l’issue de l’audience
Si ce n’est déjà fait, signez et faites signer la pétition !